Pardonnez-moi, parce que j’ai péché
— Si tu veux t’en sortir un jour, guérir, il va falloir que tu le pardonnes.
Celui qu’on m’intime de pardonner m’est passé sur le corps aussi souvent qu’une tondeuse sur une pelouse de banlieue. Il m’a volé mon enfance, rayé mon adolescence, entaché, entamé, ébréché ma vie d’adulte. J’ai été projetée hors de l’innocence avant même qu’elle ne soit.
— Je ne l’ai pas tué and that’s forgiveness enough.
Une très belle scène dans une série de science-fiction. Elle a été prise en otage, torturée, violentée, violée, meurtrie. Avec l’aide d’un homme, elle tue ses geôliers. Une arme à la main, elle lui explique qu’elle doit mourir, mais qu’elle ne peut se tuer elle-même parce que c’est péché. Elle insiste : she needs to die. Elle enroule ses doigts à lui autour de l’arme, pose le canon sur sa propre gorge. No, lui répond-il, what you need is justice. Et il remet l’arme entre ses mains à elle.

