Et de deux…

21.04.2007, 16:46
catégorie: sans

C’est la deuxième fois en autant d’années que je m’offre un épisode dépressif. Je cause avec mon coloc, qui est une des trop rares personnes qui ne confond pas « déprime » et « dépression ». Je me plains (j’ai le droit, suis malade).

— I hope this is not gonna be a life long condition.

— It could be worse, it could be cancer.

Il n’est pas à son meilleur, il me sert des clichés gros comme le monde. Avant qu’il ne puisse regretter ses dires, je réponds du tac au tac.

— Yeah, but the life span is shorter with cancer.

On a passé dix bonnes minutes à se bidonner comme des cons sur le divan.


Oh…

04.04.2007, 20:44
catégorie: sans

Je cause avec un amant d’il y a un moment. Il est dans son Hexagone natal, je suis ici. On s’est fréquentés alors qu’il habitait aussi ici. Fréquentation qui a été ponctuée par un voyage qu’il a fait. Pendant ce voyage, il avait épuisé la carte d’appel d’un ami. Il m’a parlé pendant une demi-heure, sur un portable français, assis dans un champ de blé à côté d’une boîte de nuit.

— Tu te souviens de ce que je t’ai dit?

Oulà, ça sent la question piège. Mes souvenirs sont vagues.

— Euh… non.

— Je t’ai dit que j’étais amoureux de toi.

— Vraiment?

— Tu sais ce que tu m’as répondu?

Je suis dans l’eau chaude, je le sens. Mes souvenirs sont toujours aussi vagues.

— Euh… non.

— Tu m’as répondu « Ah ».

Un « ah » prononcé sur un ton très neutre, sans émotion, comme j’en suis capable dans mes meilleurs moments. Aille aille aille aille aille.

Furet, serai-je un jour pardonnée, dis???