PhDs are toxic

— J’ai pas été si pire que ça, quand même…?
Dit une copine. Qui vient tout juste de déposer sa thèse. Alors qu’on vient de référer subtilement à l’état dans lequel elle se trouvait pendant la rédaction de sa thèse.
J’ai prononcé les mêmes mots il y a quelques années maintenant. Avec le même ton piteux. Avec le même sentiment de n’avoir pas été cette chose presque monstrueuse à laquelle les autres semblaient référer.
Je sais, rationnellement, que j’ai été égocentrique, impossible, hystérique, monstrueuse… mais je n’ai aucun souvenir précis d’avoir été tout ça. À la limite, désagréable.
I was a very, very, very educated monster. But a monster nonetheless. And quite oblivious.
Day 51–Ph.D.: Is it safe? une photo de lorda. Et la réponse est : absolument pas.
Fossé générationnel

Pour la deuxième fois cette semaine, je donne ma recette de pop-corn à une amie : huile d’olive, basilic et sel marin. Pour la deuxième fois cette semaine, on me répond la même chose.
— Comment tu fais, pour le basilic et l’huile d’olive, dans le micro-ondes?
Et puis ça me saute au visage. Ces amies sont plus jeunes que moi. Elles ne connaissent pas les contenants Jiffy en aluminium qu’on place directement sur le rond du poêle pour faire éclater son maïs. Elles ne connaissent pas plus la façon de se passer desdits contenant et de faire soi-même son pop-corn au chaudron. Pour elles, le maïs à éclater vient dans un sac papier, condiments inclus, ce qui ne permet pas les substitutions d’ingrédients.
Je suis de la génération pop-corn pré-micro-ondes. Coup de vieux.

