Rush hour

29.01.2009, 21:39
catégorie: sans

Je rentre du boulot à pieds (avec un «s», parce que j’utilise mes dix orteils — pied de nez à la grammaire française, tiens!).

Je rentre du boulot à pieds parce que je déteste côtoyer la foule frustrée, impatiente, hors d’elle qui fréquente les transports en commun à l’heure de pointe. Ça me flétrit et ça m’emmerdre (verbe dérivé d’un néologisme ubuesque, avant qu’on ne m’accuse de ne pas savoir écrire…).

Bref, je m’offre un bon trente-cinq minutes de marche dans les petites rues du Plateau, entre mon bureau et mon chez-moi.

Généralement, sur la route, je trouve toujours une bonne raison de sourire, voire de rigoler ou de m’émerveiller. C’est parfois simplement un chat qui me lance un regard hautain de chat du Plateau, ou un chien qui me fait de l’oeil comme ce n’est pas permis.

Aujourd’hui, c’était une conversation entre une gamine (c’était peut-être un gamin, les fringues d’hiver font peu de cas de la distinction des genres) qui voulait rentrer et son père, qui venait de dégager un joli espace de stationnement dans une rue lourde de neige.

— On ne peut pas rentrer tout de suite. J’ai déneigé pour maman, et si on part, quelqu’un d’autre va prendre la place.

Si je n’étais pas déjà amoureuse d’un type merveilleux, je voudrais tomber amoureuse de ce type-là.

* PC037377, une photo de mtlp.


Bien sûr

12.01.2009, 20:23
catégorie: sans

— Il est marrant, je l’invite et il s’inquiète du fait que ça va coûter un tantinet cher. Mon argument: on a quatre événements à célébrer, et en grande.

— That’s typical straight man.

Dit ma femme, qui est une staight woman stuck in a bottom gay man’s body.

— Wo! Tu m’as fait le coup plus d’une fois par le passé quand je t’ai invité, et pour des trucs pas mal moins chers.

— Yeah, well.

— Well, yeah!

On aime bien remettre en question les catégories que nous avons nous-mêmes inventées. C’est la preuve que le monde tourne. Pas toujours rond, mais tout de même, il tourne.

* Straight | Gay, une photo de contrasts