Rush hour
Je rentre du boulot à pieds (avec un «s», parce que j’utilise mes dix orteils — pied de nez à la grammaire française, tiens!).
Je rentre du boulot à pieds parce que je déteste côtoyer la foule frustrée, impatiente, hors d’elle qui fréquente les transports en commun à l’heure de pointe. Ça me flétrit et ça m’emmerdre (verbe dérivé d’un néologisme ubuesque, avant qu’on ne m’accuse de ne pas savoir écrire…).
Bref, je m’offre un bon trente-cinq minutes de marche dans les petites rues du Plateau, entre mon bureau et mon chez-moi.
Généralement, sur la route, je trouve toujours une bonne raison de sourire, voire de rigoler ou de m’émerveiller. C’est parfois simplement un chat qui me lance un regard hautain de chat du Plateau, ou un chien qui me fait de l’oeil comme ce n’est pas permis.
Aujourd’hui, c’était une conversation entre une gamine (c’était peut-être un gamin, les fringues d’hiver font peu de cas de la distinction des genres) qui voulait rentrer et son père, qui venait de dégager un joli espace de stationnement dans une rue lourde de neige.
— On ne peut pas rentrer tout de suite. J’ai déneigé pour maman, et si on part, quelqu’un d’autre va prendre la place.
Si je n’étais pas déjà amoureuse d’un type merveilleux, je voudrais tomber amoureuse de ce type-là.
* PC037377, une photo de mtlp.



Ah, ces petites joies de la marche hivernale. :¬) Les chiens lorsque la flâne prend le marcheux par le collet, ne se contentent parfois pas simplement de faire de l’oeil… ils y vont parfois d’un grand coup de langue sur la joue, dans une certaine “ruelle privée” du Plateau…
Mes salutations distinguées, m’dame W.
Commentaire de Bb — 05.02.2009, 01:45
M’sieur B, une «ruelle privée» dans le Plateau? Diantre! N’y ai jamais mis les pieds ou, encore, n’ai jamais remarqué le statut privé. Ai même évité les grands coups de langue. Salutations distinguées z’aussi. À bientôt!
Commentaire de Victoria Welby — 05.02.2009, 07:09