Victoria W

Le tapis de mousses

Nous sommes rentrés au chalet, nous avons mangé, nous avons bu, nous sommes repus. Je tente de nouveau de convaincre Pinpon de l'intérêt des mousses. Je choisis mes mots, je les veux imagés, convaincants, aguichants. Pinpon répond en utilisant les mêmes mots pour parler de ma chatte, le regard narquois et l'oeil allumé d'un désir que je sais intense parce qu'il provoque des marées de cyprine dans ma culotte.

Pinpon se lève, d'une main déplace la table qui se trouve entre nous deux, puis s'assoit sur moi, tient ma tête relevée pour m'embrasser à pleine bouche. Contre mon ventre, l'ardeur de son désir est évidente, imposante, invitante.

— Pinpon?

— Victoria?

— Devant le chalet, il y a un incroyable tapis de mousses.

— Tu veux y aller?

Mon sourire est sans équivoque: je veux définitivement y aller.

Pinpon se lève, me prend dans ses bras et se dirige vers la porte, qu'il ouvre d'un coup de pied puissant. Il me dépose délicatement sur les mousses, me regarde avec envie. Je ne vois que son profil en ombre chinoise, entre les branches des arbres derrière lesquelles se trouvent une presque pleine lune et un magnifique ciel étoilé.

Pinpon glisse doucement sa bite au creux mon sexe. Mon corps, sous le poids du sien, s'enfonce dans les mousses gorgées de rosée. Nos bassins s'écartent et s'approchent l'un de l'autre langoureusement, scandant le rythme du même métronome imaginaire.

Je m'agrippe à Pinpon et le roule sur le dos. Sur lui, j'impose un rythme plus lent, je colle mon torse contre le sien et glisse mes mains, mes doigts dans les mousses environnantes.

Après un moment, Pinpon se remet par-dessus, cessant tout mouvement du bassin, notre plaisir se limitant aux vibrations de son vit et de mon sexe. Je replonge les mains et les doigts dans la mousse.

Avec le chant des grillons, je n'entends pas les soupirs de Pinpon. Je prends conscience de son orgasme en sentant arriver son foutre au fond de ma chatte.

— Victoria, je te prends en bouche?

Plutôt que de répondre, je pose mes mains sur ses fesses et collent nos bassins l'un contre l'autre. D'un mouvement presque imperceptible, je manoeuvre mon sexe autour du sien. Mon orgasme s'exprime en notes subtils, mais qui se prolongent presque indéfiniment. Pinpon patiente, jusqu'à ce que ma dernière note ait résonné depuis un moment.

— Victoria?

— Pinpon?

— Est-ce que tu es toi aussi couverte de choses qui grouillent et rampent?

J'ajuste mes sens, ma perception du réel. Oui, définitivement, du grouillant et du rampant. Et maintenant que le plaisir est passé et les mousses explorées, c'est un brin dérangeant, voire, inquiétant. Je veux bien fantasmer ours, mais pas fourmi ou chenille.

Je prends Pinpon par la main. Nous faisons le tour du chalet, descendons le sentier. Je m'arrête tout juste au pied du quai. Pinpon comprend. Tenant toujours ma main, il m'entraîne à sa suite jusqu'au bout du quai, où nous plongeons dans l'eau fraîche.

La mousse

Pinpon et moi déambulons dans un sentier forestier. Je tente de lui faire comprendre mon engouement récent pour les mousses. Leurs différentes textures, allant du feutré au presque rugueux. La densité de certaines, la légèreté de d'autres. Les différents verts: le très clair, le foncé intense, le presque vert-de-gris. Il est bon public: il regarde, touche, sent, renifle même. Mais son sourire est narquois: les mousses, ce n'est définitivement pas son truc. Et ma passion débordante n'y change rien.

J'aperçois du coin de l'oeil une roche imposante, couverte de mousses. Trônent à côté d'elle quelques arbres, dont les troncs sont eux aussi couverts de mousse. Je jubile. Et, surtout, je cours vers la roche et les arbres, entraînant Pinpon à ma suite.

Je pose une joue contre la mousse qui recouvre la roche et tends les bras de chaque côté comme pour embrasser la roche, mais ma peau cherche en fait à côtoyer le plus de mousses possible. Pinpon se colle derrière moi. Ses doigts parcourent autant la mousse que ma peau, dans son nez doivent se confondre mon odeur et celle de la mousse. Ses mains se faufilent entre la roche et mon ventre, ses doigts défont les boutons de ma chemise, en écartent les pans. Cette chair rarement exposée en nature se délecte au contact de la mousse, de son humidité, de sa douceur, même des chatouillis qu'elle provoque quand les mouvements de Pinpon déplacent mon corps ne serait-ce que d'un iota.

Je suis scindée en deux. D'un côté, je suis une naturaliste lubrique et curieuse. De l'autre, je suis l'amante ô combien éprise d'un pompier tellement magique qu'il ne devrait exister que dans les histoires inventées. Je ne sais ce qui me procure le plus de plaisir. Mon esprit erre entre les diverses textures de la mousse et les singuliers câlins de Pinpon. Mes doigts s'agrippent à la surface disponible, bien plantés dans la mousse. D'une main, Pinpon se masturbe. Son autre main a défait le bouton et la fermeture de mon pantalon, s'est glissée entre la roche, la mousse et le pli de mon aine, elle explore maintenant mon pubis et sa fourrure comme mes mains à moi caressaient les mousses plus tôt.

Je sais, par les secousses de son corps contre le mien, que Pinpon est sur le point de jouir. J'ouvre les yeux juste à temps pour voir son foutre atterrir sur la mousse à la hauteur de mon genou. Le corps de Pinpon s'immobilise un instant, toujours collé au mien. Puis sa main libre glisse le long du pli de mon autre aine et vient rejoindre son autre main. Il me prend littéralement à pleines mains. Je jouis délicatement, entre la roche, les mousses et le corps splendide de Pinpon. Avec beaucoup de bonheur.

Faute d'ours

Quelques heures plus tard, Pinpon arrive. Je pointe un doigt curieux vers le sac de toile qu'il transporte. Il entrouvre le sac: une peau d'ours. Mmmmmmmmm...

J'attrape Pinpon par la ceinture et l'entraîne à l'intérieur de la cabane. On a vite fait de se débarasser de nos vêtements et d'étendre la peau d'ours par terre. Je m'y allonge, m'y love. Le contact de la fourrure avec ma peau me met dans un état de bonheur, de désir intense.

Pinpon s'allonge près de moi et, plutôt que de coller sa peau contre la mienne, enveloppe mon corps dans la peau d'ours, puis dans son corps à lui, fermement, ardemment, amoureusement. Je me délecte. Mon corps exulte. Je glisse de désir en plaisir en extase. Mon sexe engorgé vibre avec délice, mais c'est ma peau qui jouit tout entière avec volupté et ravissement. Plusieurs fois. De plus en plus fort. De plus en plus intensément.

Doucement, Pinpon libère le bas de mon corps de la peau d'ours. Il colle son bassin contre le mien, sa fourrure à lui caressant mon arrière-train. Quand il glisse sa bite dans mon sexe, je suis entre deux orgasmes. C'est délicieusement bon. Pinpon ne bouge pas. Il laisse mon corps s'enlacer autour de sa bite, se fondre au creux du sien, dicter le rythme de nos ébats.

Nos corps finissent par s'interrompre d'eux-mêmes, repus et épuisés. Le sexe relâché de Pinpon repose toujours dans le mien. Nous somnolons pendant un moment.

— Victoria?

— Oui?

— Il était si bien que ça, ce livre?

J'étire le bras et attrape le roman qui traîne au pied du fauteuil. Je commence à lire.

The bear roused himself from his somnolence, shifted and turned. He put out his moley tongue. It was fat, and, as the Cyclopaedia says, vertically ridged. He began to lick her.

A fat, freckled, pink and black tongue. It licked. It rasped, to a degree. It probed. It felt very warm and good and strange. What the hell did Byron do with his bear? she wondered.

He licked. He probed. She might have been a flea he was searching for. He licked her nipples stiff and scoured her navel. With little nickerings she moved him south.

She swung her hips and made it easy for him.

"Bear, bear," she whispered, playing with his ears. The tongue that was muscular but also capable of lengthening itself like an eel found all her secret places. And like no human being she had ever known it perservered in her pleasure. When she came, she whimpered, and the bear licked away her tears.

Je ne sais comment, mais Pinpon a réussi à me rejoindre dans la peau d'ours sans que sa verge, maintenant glorieusement dure, ne quitte ma chatte. Nos corps bougent à peine. Le plaisir émerge lentement, presque sournoisement, comme un animal qui guette sa proie.

Un ours

— Pinpon!

— Victoria?

— Pinpon!

— Victoria, ça va?

— Non.

Mes vacances en ermite dans les Laurentides ne me réussissent pas. Au début, j'ai pris beaucoup de plaisir à découvrir tous les sentiers possibles autour de la cabane que j'ai louée, les bestioles à poils et à plumes qui y habitent. Pendant une journée entière, j'ai répertorié tous les types de mousse qui s'y trouvent. Je peux en faire des descriptions complètes et détaillées, incluant la texture et l'odeur, avec ou sans pluie (c'est très sensuel, la mousse, mmmmmmm... — mais un peu inerte). J'ai glissé ma main sur toutes les écorces des arbres que j'ai croisés. J'ai fait le tour du lac à la nage vingt fois par jour. J'ai lu. J'ai beaucoup lu. Mais je suis en manque de contact humain.

— Pinpon, dans ce livre, l'héroïne se retrouve pratiquement seule sur une île dans le nord de l'Ontario. Sur cette île, il y a un ours. Qu'elle apprivoise peu à peu. Avec qui elle nage dans la rivière. Et qui devient son amant. L'histoire est étonnement enivrante. Troublante. Excitante.

— Victoria?

— Je suis à deux doigts de m'enfoncer dans la forêt profonde pour y trouver un ours et en faire mon amant.

— Donne-moi trois heures, je te rejoins.

Zone érogène XX

Dans son profil, il y avait une photo torse nu qui montrait son flanc. Un très joli flanc. Sexy.

Pendant les trois heures qu'a duré notre conversation, je n'ai pas vu son flanc. Mais j'y ai pensé. Beaucoup. J'ai imaginé avec moult détails la façon dont je le caresserais du bout des doigts, du bout des cheveux, puis avec la paume de la main, mes lèvres, ma langue. Je crois bien que j'ai mouillé ma culotte un brin en y pensant alors que nous parlions de différences culturelles.

Cette nuit, je rêverai non pas un, ni deux, ou même trois, mais bien quatre orgasmes spectaculaires à couper le souffle. Je me réveillerai haletante et repue. Triomphante.

Et ça me fera un bien fou. Parce que, dernièrement, j'ai bêtement cru que mon désir était malade. Alors qu'on me l'avait plutôt éteint, ennuyé, etouffé.

Zone érogène XIX

Mon mec et moi faisons les étoiles dans le lit. Face à face. Lui par-dessus moi. La partie de jambes en l'air a été succulente. Vraiment. Beaucoup. Énormément.

Nos corps sont repus. Vraiment. Beaucoup. Énormément.

Pourtant, mon sexe, pendant quelques secondes, se contracte délicieusement et un orgasme fabuleux envahit mon corps. Puis de nouveau quelques secondes plus tard. Et encore une fois un moment plus tard. Des soubresauts de plaisir absolument exquis. Inopinés. Inattendus. Mais drôlement appréciés.

Mon mec me regarde avec un brin d'envie au coin de l'oeil.

Zone érogène XVIII

Mon mec et moi sommes allongés côte-à-côte. Dans ma main, il y a sa bite une peu molle. Je la caresse paresseusement. Parce que une longue soirée. Parce que la fatigue.

Jusqu'à ce que, sous mes doigts, je sente des jets de sang affluer dans son sexe et le faire bander fermement. Et ça m'allume terriblement beaucoup de sentir cette pression sous mes doigts.

Mon corps se réveille définitivement. Je chevauche mon mec, plaçant mon sexe tout près de ses couilles. J'enduis mes mains d'huile d'amandes et le branle majestueusement. Parce que le désir. Parce que le plaisir. Parce que la beauté de sa bite bandée entre mes doigts luisants. Parce que la douceur de ses couilles lovées contre ma chatte. Parce que mmmmmmmmmm...

Un quart de huitième de seconde avant que son foutre gicle, je le sens affluer le long de sa verge sous mes doigts.

J'aime définitivement beaucoup tâter les plaisirs, désirs, envies de mon mec du bout des doigts. C'est rudement sexy.

Zone érogène XVII

Mon mec fait l'étoile dans le lit. Son visage est contorsionné; sa bouche, grande ouverte. Des sons un peu gutturaux s'en échappent. Ses mains agrippent les barreaux de la tête de lit. Son corps est bandé comme un arc. Mon mec prend son pied. Son foutre gicle; un «ah» en crescendo s'empare de l'espace ambiant et résonne chez la troisième voisine.

Mon mec est vraiment joli. Quand il jouit, il est vachement, diablement, foutrement beau. Je ne me lasse pas de le voir ainsi.

Roger & Rita

Pinpon vient me rejoindre dans le lac. C'est un après-midi superbe. Nos peaux chauffées par le soleil apprécient la fraîcheur de l'eau.

Comme le son porte sur le lac, on se tient tout près l'un de l'autre pour papoter. De fil en aiguille, nos bouches se collent à nos oreilles, nos corps se rapprochent. Je perds le fil de la conversation au moment où les lèvres de Pinpon s'intéressent plus à mon lobe d'oreille qu'aux mots à prononcer. Mes jambes glissent autour de ses hanches; mes bras agrippent fermement son torse; ma bouche, ma langue, mes dents fouinent dans son cou avec un enthousiasme un tantinet quiet.

Son corps se met à onduler contre le mien. Chaque fois que nos peaux se détachent l'une de l'autre, un frisson parcours nos corps, alors un peu frileux. Même le contact des quelques plantes aquatiques sur mes jambes me plaît. Les bisous de poissons curieux sont plus étonnants, me font sursauter un brin, mais finissent par s'intégrer à l'allégresse du moment.

On reste enlacés longtemps l'un à l'autre, goûtant les variations de température, la légèreté des corps flottants dans l'eau, la présence attentionnée, abondante, opulente de l'autre.

Du chalet d'en face, on entend de la vaisselle tomber et se fracasser sur le plancher.

— Roger!!! Sont en train de faire ça dans l'lac! Viens vouère!

— Rita, calme-toé, bon yeu!

Roger se poste tout de même à la fenêtre pour nous zieuter.

On rigole très fort et de très bon coeur.

— Victoria?

— Pinpon?

— On leur en donne pour leur argent?

Je baisse le maillot de Pinpon aux cuisses, empoigne sa verge d'une main enthousiaste tout en continuant de l'embrasser. Il m'interrompt un instant pour enlever le bas de mon maillot. Qu'il jette sur le quai. Rita s'indigne ou s'excite, on n'est pas trop sûr, et Roger tente tant bien que mal de la calmer.

Pinpon insère trois doigts dans ma chatte, collant la paume de sa main contre mon pubis. Il alterne entre le mouvement bref, pulsatif, efficace et la traînée langoureuse qui part du fond de mon sexe et s'étire lentement jusqu'au bout de mes nymphes et de mes grandes lèvres, tout en douceur intense. Le mouvement de ma main le long de sa verge, de mes doigts autour de son sexe emboîtent le pas. Un orgasme dément s'empare de moi alors que ses doigts glissent au creux de mes nymphes; je beugle mon bonheur à tout vent. Le visage de Rita, avec ses deux mains de chaque côté, ressemble à une version porno du cri de Munch. Je continue de branler Pinpon, qui jouit plus modestement, en soupirs et en soubresauts.

 

Cruz Nite au lac Claude

Pinpon est venu me rejoindre dans ma campagne du moment. Tout le monde est allé se coucher; nous restons au bord du feu. Nous mettons une couverture au sol et nous nous y étendons, question de mieux voir les perséides.

Pour compenser la fraîcheur de la nuit, nos mains se cachent dans les bouts de manche, les poches de manteau, de pantalon; nos corps se rapprochent, finissent par se lover l'un contre l'autre. Pinpon chuchote je ne sais trop quoi à mon oreille, je n'entends qu'un murmure ronronnant, le crépitement du feu, les cigales, les grenouilles. Et j'aime ça. Beaucoup.

Une main sort d'un bout de manche, des doigts s'introduisent entre un chandail et un pantalon, caressent une peau frémissante. Pendant un long moment, les yeux demeurent fixés au ciel alors que les doigts se rassasient de peau.

Pinpon renonce le premier à la beauté tranquille du ciel étoilé. Son corps s'étend pesamment sur le mien. Nous nous embrassons presque timidement. Longtemps.

Je me sens comme une adolescente en vacances qui a réussi à se dérober à la surveillance parentale et au couvre-feu. Et ça m'allume terriblement. Mes deux mains s'accrochent à la nuque de Pinpon; ma bouche cherche la sienne avec avidité, passion, urgence. Mon bassin roule contre le sien comme s'il pouvait faire fi des vêtements qui séparent nos épidermes.

— Pinpon?

— Victoria?

— J'ai vachement envie de toi.

— C'est foutrement réciproque.

Des vêtements sont retirés; des corps se dénudent. Des mains empoignent des tignasses. Des chairs de poule sont ignorées. Parce que le désir. Parce que l'envie de l'autre. Parce que la beauté du moment, de la nuit, du chant de la nature.

Pinpon enfile un condom, pose son sexe contre mon ventre, son corps contre le mien. Ses couilles duveteuses se nichent près de mes aines. Pendant un quart de seconde, je plains celles et ceux qui croient que des couilles sans poils sont un must. La douceur de sa fourrure à l'orée de mon sexe est délicieuse. Quand son corps monte et descend contre le mien, que ses couilles se pressent amoureusement contre mon clitoris, la sensation est exquise. J'utilise ce qu'il me reste de concentration pour ne pas hurler de plaisir. Je me contente tant bien que mal de soupirs bouillonnants et de feulements assourdis.

— Pinpon?

— Victoria?

— C'est salement bon.

— Diablement bon, en effet.

Sa bite vibre contre mon ventre, sa toison testiculaire caresse majestueusement mon sexe. En jouissant, je laisse échapper un infime cri de plaisir. Pinpon gronde sourdement quelques minutes plus tard.

Nous restons un bon moment collés l'un à l'autre. Une rosée fraîche en profite pour se déposer sur nos corps.

Un frisson parcourt mon corps. Pinpon se lève, en pieds de bas et en condom, pour aller chercher une buche. J'admire la beauté émouvante de son corps que la lueur du feu révèle. Et j'ai vachement envie de lui. Encore. Toujours.

Le lendemain, il y a beaucoup de trafic sur le chemin, généralement peu fréquenté, en face du chalet. En auto. En quatre-roues. À pied. En vélo. Avec son chien, ses deux chiens, ou pas. On passe lentement et on nous zieute. Je trouve un peu gênante cette curiosité que j'interprète comme étant campagnarde.

Plus tard, autour du feu, Pinpon commente la situation.

— Est-ce que c'est la Cruz Nite du parc des Chutes-Dorwin qui attire du monde comme ça dans le coin?

Une amie lève sa bière bien haute tout en gardant son regard amusé fixé sur le feu.

— C'est juste que vous avez donné un crisse de bon show hier soir...

C'est vrai que, avec la lumière du feu et de la pleine lune, nous ne devions pas être aussi discrète, discret que nous le croyions.

C'est la première fois que je vois Pinpon rougir comme un gamin.

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