Big Bang
Je suis assise sur ses jambes croisées, les miennes entrelacées au creux de ses reins. Nos nez se touchent presque. J’inspire son souffle, il boit le mien. Nos rythmes vitaux en synchronisation. Nos corps immobiles. Presque. Yeux grands ouverts, baignés dans le désir de l’autre. Ma chatte s’étire, se referme, se détend, s’accroche, s’ouvre, se replie, s’explose, s’implose. Autour de sa verge. Amoureusement. Langoureusement. Félinement. Je sens le désir battre ses veines, faire frémir sa peau. Nous nous attardons sans fin. Défi à l’éternité.
Ça me rappelle un roman. Un couple fait l’amour dans une machine à voyager dans le temps, programmée pour faire une boucle au moment du Big Bang et de leur orgasme. Pied de nez à la métaphysique.

