Cyprine nocturne

31.08.2006, 15:11
catégorie: aucune

Je me réveille en sursaut. Mon corps se remet d’un gigantesque spasme. Mon bas-ventre vibre intensément. L’ensemble de ma musculature relâche les tensions qui l’ont animée. Mon coeur bat la chamade. Mon souffle est court. Mon corps se laisse couler dans le matelas.

J’ai eu un orgasme. Intense. Pendant que je dormais. Sourire béat.

Après quelques minutes de volupté à moitié inconsciente, mon cerveau se remet en marche. Je me souviens du rêve. Au fur et à mesure que les images se remettent à vivre dans mon imaginaire, mes mains glissent sur ma peau. Des frissons parcourent mon épiderme. Mon désir, à peine calmé, se ranime, redouble, se multiplie. Les images se pécisent, je les enjolive. Mes mains se rejoignent sur mon con. Elles se lovent autour des mes lèvres. Elles les embrassent avec fermeté. Ma main gauche se pose avec force sur mon pubis, le majeur sur mon clitoris. Les doigts de ma main droite s’insèrent un à un dans ma chatte, racoleurs, provocants, enjôleurs. À chaque nouvelle répétition du scénario de mon rêve, j’y ajoute des détails plus sexy, plus gourmands, plus excitants. C’est à peine si je me rends compte que ma main entière est en moi et forme un poing. Comme un coeur qui bat, il se contracte et se détend rythmiquement.

Orgasme intense. En toute connaissance de cause. Ma béatitude n’est plus seulement qu’un sourire, elle est mon être en entier.


Binette sexy IX

30.08.2006, 8:55
catégorie: binette sexy

B==D (())


Binette sexy VIII

29.08.2006, 20:53
catégorie: binette sexy

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Électrique

27.08.2006, 13:38
catégorie: aucune

Ça s’annonce comme un léger tremblement. Puis ça prend de l’ampleur. Ça gronde et ça sourd. Ça se situe dans mon périnée. C’est comme une boule d’énergie qui s’amplifie en tournant sur elle-même. C’est bon. Drôlement bon. Et ça continue. C’est presque insupportable.

Mon bassin, que je cambrais et décambrais selon une volonté qui était mienne, se met à s’arquer tout seul selon une courbe dangereusement prononçée. Mon corps refuse habituellement de faire le pont; il a désormais une volonté propre, ou se soumet à cette force qui me dépasse.

Mon souffle, que je maîtrisais encore il y a à peine quelques secondes, entre en moi et ressort comme une cavalerie de chevaux en furie. Ma bouche est tellement béante que les commissures de mes lèvres se mettent à saigner.

Ma voix m’échappe aussi. Sortent de moi des bruits et des sons que je ne me savais pas capable de produire. Leur timbre est étrange, envoûtant; leur intensité, déroutante, délicieuse.

Ce qui est né au creux de mes cuisses commencent à se déplacer tout en continuant de s’intensifier. Ça parcours mon corps, se logeant entre mes reins, mes côtes, mes épaules, le long de ma nuque et jusqu’au sommet de mon crâne.

À un moment, tout explose et mon corps entier est saisi par le plaisir. Tous mes membres se sont tendus, seules mes fesses maintiennent le contact avec le sol. Plusieurs minutes passent et je suis toujours transie par le plaisir. Plusieurs minutes extatiques passent encore avant qu’une de mes jambes ne se pose sur le sol. Puis la tête. Puis les bras. Puis l’autre jambe. Ici, maintenant, je ne sais que soupirer et sourire bêtement.

Orgasme magique. Solo. Sans main. Sans langue. Sans partenaire. Magique.


Bal masqué

26.08.2006, 18:51
catégorie: aucune

J’ai à peine passé le pas de sa porte que nos mains se balladent déjà partout sous nos vêtements. Je le plaque contre le mur. Mon corps se moule au sien. Ma bouche est vorace, engouffre ses lèvres, sa langue, son menton, les lobes de ses oreilles, son cou. D’une main, je pose un masque en cuir sur ses yeux et m’assure qu’il est bien en place. Tension. Entre les baisers, je chuchotte à son oreille.

— Je suis à toi, toute à toi, rien qu’à toi, jusqu’à demain matin, p’tit déj’ inclus. Tu peux demander tout ce que tu veux. Seule contrainte : tu dois garder le masque en tout temps.

Son corps se détend, bien adossé au mur. Il sourit, et défait sa braguette.


Lieu III : Colocation

25.08.2006, 13:47
catégorie: lieu

Nous avons chacune ramené un amant pour la nuit. Nous avons beaucoup picolé, nous sommes très sérieusement pompettes. Nos amants sont passablement pas mal éméchés aussi. Ça rigole et ça chancelle et ça chambranle de partout.

Une fois entrée, j’opte sans grande clarté d’esprit pour la première porte à gauche. C’est une bonne idée, c’est ma chambre. L’autre de mon duo à moi fait de même. Nous nous affalons sur mon lit. Il me semble que le duo de ma colocataire opte pour la première porte à droite : le salon.

Les câlins et les bisous m’enivrent encore plus que l’alcool. Je suis totalement excitée mais bonne à rien. Le membre tumescent de mon amant du moment m’indique qu’il est lui aussi complètement allumé, mais la façon dont son corps choit sur le mien me confirme que son handicap éthylique est au moins aussi important que le mien. On finit par se marrer comme des cons, parce qu’il n’y a rien d’autre à faire entre notre désir de l’autre et notre incapacité à l’assouvir.

Quand nos voix finissent par se calmer, un cantique terriblement sexy parvient à nos oreilles. Respirations saccadées, « oh » et « ah » sonores, « mmmmmmmmmmmmmmmm » languissants, série de « oui » en crescendo : les deux autres sont en pleine action, à quelques mètres de nous, de l’autre côté du couloir. Provocation.

Mon amant tend le cou pour se rincer l’oeil. Je me joins à lui et nous formons une sculpture humaine instable, moitié sur le lit, moitié dans le vide. Bien entendu, nous finissons par tomber par terre. Esclaffade générale dans tout l’appartement.

Tant bien que mal, j’entame une ascension de mon lit. Alors que la moitié de mon corps y est, mon amant s’étend de tout son long sur moi et sa bite trouve ma chatte. Pendant un bon moment, nous restons là, sans bouger, à simplement savourer le doux plaisir de nos corps emmêlés. La première, je bouge. Très lentement j’approche mon bassin du sien et très lentement je l’éloigne. Inertie momentanée. Puis il bouge. Très lentement il entre son membre au fond de moi et très lentement il se retire presque complètement. Nous nous la jouons relax, comme ça, une fois moi, une fois lui, nos mouvements réduits à leur plus simple expression. Mon orgasme arrive comme une éruption volcanique : de petites secousses sismiques me traversent à intervalles irréguliers, suivies d’un long tremblement qui s’intensifie à n’en plus finir et d’une explosion de magma spectaculaire.


Zone érogène IV : Entre la tête et les tripes

22.08.2006, 11:57
catégorie: zone érogène

Je ne l’ai pas vu depuis probablement huit ou dix ans. Un hasard électronique nous a réunis de nouveau. Et là, en fin de soirée, il est entré dans mon espace personnel. Dans mon espace très personnel. Nos corps ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, face à face.

Mon regard est fuyant : ma tête et mon corps sont en grande discussion et les partis ne s’entendent pas vraiment. Mes tripes sont partantes. Dans leur vision, mes mains s’accrochent à sa ceinture et le plaquent contre mon corps. Les baisers commencent dans le cou mais deviennent très fous très vite et galopent partout. Le reste en encore flou, mais s’annonce drôlement sexy. Ma tête hésite (foutue tête…). C’est quelqu’un que j’aime bien, que j’apprécie bien, je ne sais ce qu’il veut, cherche, désire. Je veux éviter les quiproquos, les blessures, parce que je ne sais ce que je veux, cherche, désire. Je sais seulement que la compagnie et la proximité seraient les bienvenues, là, maintenant, et puis peut-être encore un autre jour, et un autre… Mes tripes pointent vers la chambre et le lit, enfin, vers tout ce qui pourrait recevoir gentiment deux corps en action; ma tête indique le bisou chaste sur la joue et les au revoir polis et réservés. La tête gagne (foutue tête…). Mes tripes prennent leur mal en patience, se disant qu’elles arriveront bien à convaincre la tête bientôt.

Quelques jours plus tard, il m’envoie un courriel dans lequel il met cartes sur table. Il m’explique qu’il a eu envie de m’embrasser toute la soirée (mon esprit tordu se demande s’il s’agit là d’un euphémisme?), mais qu’il n’a pas osé parce que il ne sait pas ce qu’il veut, cherche, désire, qu’il veut éviter… etc. Et il ajoute que si je manie la langue aussi bien que le verbe, il aurait vraiment dû m’embrasser.

Les tripes crient victoire et la tête se met à fantasmer…


Binette sexy VII

20.08.2006, 15:45
catégorie: binette sexy

:^P (())

(Parce qu’il faut aussi célébrer le premier
commentaire
!)


Zone érogène III

19.08.2006, 14:16
catégorie: zone érogène

Elle me raconte sa dernière aventure (j’adore les histoires!). Elle me raconte surtout son initiation aux délices d’avoir son cul léché, embrassé, taquiné, cajolé, mangé par la bouche d’un amant.

Je lui avais raconté ma première fois à moi. Ma surprise et mon étonnement quand les bisous qu’on posait sur mon dos se sont déplacés vers mes fesses, entre mes fesses, puis sur mon anus. J’étais encore sous le choc quand sa langue est entrée en moi. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour en revenir et me mettre à totalement apprécier l’expérience. Mes reins ont appris instinctivement et rapidement à se cambrer pour que mon postérieur puisse mieux recevoir ces attentions délicates et délicieuses.

Elle poursuit son histoire.

— Et j’ai pensé à toi pendant qu’il le faisait, à tout ce que tu m’avais raconté!

Morte de rire, je suis. Elle aussi. Je lui demande la permission de partager l’histoire. Sans problème, qu’elle me répond, je l’ai déjà raconté à plein de copines et je leur ai dit de penser à moi si ça leur arrivait!

À ce moment est né dans nos esprits un Cercle pour lequel je n’ai pas encore trouvé de nom (les suggestions sont les bienvenues!).


Artificière

17.08.2006, 9:48
catégorie: aucune

— Un cadeau!

Que je dis. Les présents que nous nous offrons sont toujours sexy : Le jardin parfumé, cockring, huile à massage aux arômes épicés… Je prends le paquet, très joliment emballé.

— Non, pas maintenant.

Qu’il ordonne. Anticipation. J’adore. J’obéis. Il reprend le paquet, pose la main dans le creux au bas de mon dos et presse fermement. Bon soldat, je me mets en train et me dirige là où il me guide. Je me retrouve face à un mur. Il pose le paquet et entreprend de m’enlever tous mes vêtements. Il me plaque contre le mur, bras en croix, bien tendus. Ses mains glissent le long de mes bras jusqu’à mes épaules. Sur mes fesses, je sens son membre bien ferme à travers son pantalon. Ses paumes longent mes flancs, descendent le long de mes jambes, serrant très fort mes cuisses au passage. Elles remontent par l’intérieur et se posent à quelques millimètres de ma chatte complètement mouillée. Elles mordent l’intérieur de mes cuisses. J’aurai des échymoses; je n’en suis que plus excitée, plus désirante, plus délirante. Il se relève en passant une main dans mon entre-jambe. Mes pieds ne touchent presque plus le sol. Je me laisse porter par sa main, chancelante. Les battements dans mon clitoris sont plus vigoureux que ceux de mon coeur. De son autre main, il se déshabille. Lentement. Il s’arrête parfois pour m’embrasser, me mordiller, me lécher. La pression ferme de ses doigts entre mes jambes me fait perdre la tête. J’ai envie de lui, là, maintenant, tout de suite, tout au fond de moi, complètement, sauvagement, férocement. Mes mains quittent le mur pour aller se poser sur lui.

— Non.

Il les replace en croix. Sur le mur. Il presse ma tête contre le mur. Glisse ses doigts sur mes paupières pour les fermer.

— Attends.

Pendant ce qui semble une éternité (je ne suis pas immune aux clichés, particulièrement quand je suis submergée dans le désir et l’anticipation), je patiente. Du papier est déchiré. Une boîte est ouverte. Un long moment passe. C’est l’heure du cadeau, ça va être ma fête… mmmmmmmmmmmmmm…

Il pose une ceinture en cuir sur moi. Des lanières enserrent mes hanches, d’autres passent entre mes cuisses. La sensation du matériau sur ma peau est délicieuse. La pression des bandes de cuir sur mes lèvres décuple mon désir. Mon coeur a depuis longtemps cesser toute tentative d’affirmer sa supériorité en tentant de battre plus fort que mon clitoris. Je sais qu’à cette ceinture est attaché un godemiché, je sens son poids tendre le cuir devant.

Après une autre éternité, alors que son corps s’est éloigné du mien et que je ne sais pas où il se trouve, sa voix se fait entendre.

— Tu peux ouvrir les yeux maintenant.

Mon premier regard est pour le gode. Il est bien gros, bien ferme. Bleu acier. Nervuré. Beau. Puissant. Un sourire malicieux tend mes lèvres. Je me croyais dans un scénario où j’étais la soumise. C’était une feinte. Il m’a cédé tous les pouvoirs.

Avant de tourner la tête, j’imagine la scène. Il est à quatre pattes sur mon lit, flambant nu, son cul pointé vers moi, offert, son regard réfléchi dans le miroir. That’s my boy. Dans les faits, tout concorde, si ce n’est qu’il a tourné la tête pour me regarder directement. Ma bouche est pleine de salive, pleine de désir.

J’approche de lui lentement, félinement. Je me tiens sur mes genoux mais bien droite. J’écarte doucement ses fesses et je laisse couler mon flot de salive débordant entre elles. Nos regards se croisent dans le miroir. Sourires entendus.

Ma main droite empoigne ses couilles, ma main gauche glisse lentement la tête du godemiché le long de son périnée et autour de son cul. Il tend son postérieur vers moi, cherchant le gode. Je me retire, m’éloigne, taquine et coquine. Puisqu’on m’a donné les rênes, j’assume le pouvoir qui va de pair. Je me penche et je pose la bouche sur son orifice. Je déverse à nouveau un flot de salive et je l’étends avec ma langue. Je caresse ses fesses avec mes mains et je jette un coup d’oeil du côté du miroir. Il est comme un fruit mûr, appétissant, prêt à être croqué.

Je me relève et j’insère la tête du godemiché dans son anus, le regardant toujours dans le miroir. Il ferme les yeux, sourit, soupire. Entre mes mains, je sens son souffle tendre et détendre ses flancs. La pression du godemiché et la tension des lanières me maintiennent aux abords d’un orgasme. J’insère le godemiché un peu plus loin. Il soupire langoureusement, je jouis. J’insère le godemiché encore un peu plus loin. Il grogne de plaisir, je jouis encore. Le godemiché est presque tout en lui maintenant. Il gémit, je jouis de nouveau. Entre sa peau et ma peau, il n’y a plus que du cuir. Le bleu acier du godemiché est totalement disparu, happé dans notre plaisir. Sa bouche émet des sons animaliers. J’ai cessé de compter mes orgasmes.

Je laisse mon torse choir sur son dos. J’enserre mes bras bien fort autour de sa poitrine et je me retourne sur moi-même, l’entraînant avec moi. Je le prends sur moi. Mon bassin se cambre à un rythme fou. Mes coups de reins sont violents. Je prends sa bite entre mes mains. En quelques secondes, son foutre explose jusqu’au plafond.

Feux d’artifice.


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