Récit
Le téléphone fait entendre sa sonnerie. Je regarde l’afficheur. J’ai envie de décrocher. Je regarde mon mec, qui est en train de lécher ma chatte, et lui fait signe que je vais répondre. Il sourit.
— Pinpon!
— Salut Welby. Je te dérange?
— Non. Je baise.
Un moment de silence. Puis Pinpon se met à rigoler. Un rire volontaire, coquin, joueur. Pinpon est toujours partant pour une partie de plaisir, même au téléphone.
— Raconte…
— Je suis assise sur le divan, jambes bien ouvertes. Mon mec est agenouillé devant moi, la tête entre mes cuisses, les mains sur mes hanches, la bouche autour de mon clitoris. Sa langue va et vient à une vitesse folle sur mon clitoris et c’est vachement bon… mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm… Il me regarde tendrement et passionnément pendant qu’il me lèche. Ça m’allume comme c’est pas croyable. Je caresse sa tête et ses cheveux d’une main.
Je m’interromps quelques instants. Je gémis, je miaule, je mmmmmmm. Puis je reprends ma narration.
— Maintenant, il écarte délicatement mes nymphes et mes grandes lèvres avec ses doigts, et il souffle doucement sur mon clito, mon con. C’est rafraîchissant, ça me donne la chair de poule. Du bout de la langue, il lèche la cyprine sur ses lèvres et tout autour. Avec un doigt, il pénètre mon con. La paume de sa main fait délicieusement pression sur mon pubis. Ahhhhhhhhhhhhhhhh. Ohhhhhhhhhhh. Il pose des bisous sur mon ventre, insère un autre doigt, et encore un autre. Ses doigts pianotent mon intérieur. Staccato. Puis ils se posent fermement en moi, dans un mouvement sourd. Legato. C’est booooooooooooooooooooon.
Je ne sais plus que faire du combiné du téléphone. J’ai besoin, j’ai envie de mes deux mains.
— Attends, je te mets sur haut-parleur.
Dès que c’est fait, je prends la tête de mon mec à deux mains et je lui dis haut et fort à quel point j’ai envie de sa bite en moi. Maintenant. Tout de suite.
Il s’assoit sur le divan et me fait signe de m’installer.
— Pinpon, tu es toujours là?
— Bien sûr.
— D’accord. Il est assis sur le divan, son membre est bien dur et pointe au ciel. Je m’agenouille devant lui et je caresses ses chevilles, ses mollets, ses genoux, ses cuisses, ses hanches. Là, je vais prendre sa bite dans ma bouche, complètement, totalement, longuement.
Mon mec sourit et ne dit pas un mot. Il se détend, se fond dans le divan. Je mange sa queue comme si c’était mon dernier repas. Il laisse entendre des sons inarticulés, haletants, précipités. Je cesse tout mouvement, serre ma bouche très fort autour de sa bite, me retire lentement. En coda, je tourne la langue rapidement autour de son gland, puis le laisse à lui-même.
— Pinpon, je me relève et m’installe sur lui. Ma chatte est à quelques millimètres du bout de sa queue, que je tiens dans ma main. Je rapproche mon sexe du sien, caresse mon con avec son gland. On a tous les deux très envie l’un de l’autre. Son regard est vorace, invitant, sollicitant. Je patiente encore un peu. J’adore ce moment, quand je sais que son membre est sur le point de me pénétrer mais qu’il n’y est pas encore. Je diffère le plaisir, par pur jeu. Je laisse son gland traverser mes nymphes. Je m’empale amoureusement sur sa bite. Je ne bouge plus. C’est son bassin à lui qui initie le mouvement. Lent, profond, marin. À chaque coup de reins qu’il donne, sa bite se durcit un peu plus. Je vais jouir.
Un coloc m’a dit un jour qu’il pouvait noter les performances de mes amants en fonction des sons et bruits qui parvenaient jusqu’à lui à travers murs et portes. L’épreuve du gueuloir, qu’il disait. Mon mec aurait eu une excellente note.
— Ma jouissance a été enlevante, Pinpon. Je chois sur mon mec, qui, lui, n’est pas encore venu. Il me serre dans ses bras et me laisse me reposer, mais poursuit ses coups de reins. Plus intenses, plus forts, plus rythmés. Il va venir dans quelques instants. Je sens sa bite gonflée à bloc, vibrante, insistante. Ça y est, son foutre chaud explose dans mes entrailles, il a le souffle coupé, son corps est complètement tendu, son étreinte se resserre autour de moi.
Je cesse mon discours. Le corps de mon mec, sous moi, s’est complètement détendu. Ses yeux sont fermés; ses lèvres, souriantes. Je l’embrasse tendrement, sur la bouche, les ailes du nez, les paupières, le front, dans le cou, derrière les oreilles. Ses mains parcourent tranquillement mon dos.
— Welby?
— Oui?
— Merci.
— Plaisir.
— Dis?
— Oui?
— J’avais envie de te voir, ce soir.
Je regarde mon mec, qui ouvre les yeux.
— Va, j’ai un tas de corrections à faire, ce soir.
— Pinpon, je te rejoins chez toi?
— Okay. Vers 20 heures.

