Raconte-moi une histoire…
Il se penche par-dessus mon épaule et jette un oeil sur l’écran.
— Qu’est-ce que tu fais?
— J’écris une histoire.
— Érotique?
— Bien sûr.
— Je peux lire?
Je lui laisse le fauteuil. Il s’installe, commence à lire. Je me pose derrière lui, les mains sur les accoudoirs, la bouche tout près de son oreille. Et je lui fais la lecture. Je sens plus que je ne vois un sourire s’installer sur son visage. Mes mains se posent sur ses avant-bras, remontent le long de ses bras, caressent ses épaules, redescendent, passent aux cuisses, à l’entrecuisse. Sa verge vibre sous mes doigts. Ma voix devient murmure. Il ferme les yeux, passe la langue sur ses lèvres. Il n’y a plus de mots à lire. J’improvise la suite…


La lecture au creux de l’oreille et les mains qui caressent donnent à la littérature une dimension troublante. Et si c’était moi qui te lisais une histoire à l’oreille, fermerais-tu les yeux ?
Commentaire de Marco Thibeault — 20.06.2008, 17:05
Je ne sais pas… il faudra essayer! ;-)
Commentaire de Victoria Welby — 20.06.2008, 18:13
[...] écrire ceci, sûrement une de mes rêveries la plus inavouable et la plus inavouée. Quant à l’entrecroisement des mots et du sexe… Quelle rêveuse de l’écrit saurait [...]
Pingback de Next of Kin « No Sex Last Night — 17.08.2009, 9:08