De l’autre côté de la glace

18.01.2009, 23:20
catégorie: béla

Ça gratte à la fenêtre de mon nouveau bureau. Je lève les yeux. Béla. Instantanément, mon désir s’éveille. Je souris. Béla sourit. Je reste là, à le contempler un moment. Il est drôlement beau, Béla.

Puis, un déclic. La fenêtre de mon nouveau bureau ne s’ouvre pas. Béla comprend la situation en même temps que moi. Il ferme les yeux, pose son front sur la vitre, soupire.

Je m’approche de la fenêtre. Je pose mes doigts là où se trouve son front, les glisse le long de sa tempe. Béla ouvre les yeux, installe sa main à plat sur la vitre. Je glisse ma main en face de la sienne. Foutue fenêtre.

Je jette un coup d’oeil vers l’entrejambe de Béla, où point sa verge, gavée d’enthousiasme. Mes doigts sur la vitre tentent d’attraper son vit, en vain.

(suite…)


Grasse matinée

11.01.2009, 13:34
catégorie: 007

Une voix féminine me réveille. J’ouvre un oeil. Chambre d’hôtel? Ah oui, chambre d’hôtel! Vlad? Gontran? Pas de Vlad ni de Gontran dans le lit. Ni dans la chambre. Un mot sur l’oreiller. «Un avion à prendre. Je vous rappelle bientôt. Gontran» Bon. La voix féminine se fait entendre de nouveau. Elle est derrière la porte.

— Oui?

— Madame, il faudrait quitter la chambre s’il vous plaît.

Coup d’œil sur le cadran. Oulà, oui, il est temps de quitter la chambre. J’ai dormi comme un loir, moi.

— Dans quelques minutes, c’est promis.

Avant, je glisse un doigt entre mes nymphes et je reproduis majestueusement mon orgasme du petit matin. Mmmmmmmmmmmmmmmmm.


900, rue de la Gauchetière Ouest

10.01.2009, 20:38
catégorie: 007

Je rejoins Vlad au Belvedere. Il me fait la bise, prend mon manteau.

— Champagne?

— Champagne.

Son accent est légèrement différent. Ou peut-être je ne me rappelle plus bien. Je n’en fais pas de cas. On porte un toast, et on se met à discuter de tout et de rien. Il est charmant. Je pose une main sur son bras, il pose une main sur ma cuisse. J’embrasse sa lèvre supérieur, il flanque des bisous dans mon cou.

— Nous pouvons sortir manger, ou encore faire monter quelque chose à ma chambre.

L’accent est résolument différent de la dernière fois. Un rien méditerranéen. Je crois.

J’opte pour la chambre. Je suis charmée par l’accent aux tons chauds.

(suite…)


Vlad

9.01.2009, 20:45
catégorie: 007

Je reçois un texto. D’un certain Vlad.

Vlad?

Vlad!!!

Il me propose un rendez-vous, au 900, rue de la Gauchetière Ouest. Tiens, tiens.

Je réponds par l’affirmative. Mais je demande des précisions: café ou baise?

Je reçois une réponse quelques minutes plus tard: «C’est comme vous voulez.»

Je veux. Définitivement, je veux.


Instantané X

3.01.2009, 10:32
catégorie: instantané

Quand je jouis, sa langue fouine encore dans ma chatte, sa barbe racle toujours mon entrecuisse et ses cheveux chatouillent encore divinement mes cuisses; si j’avais à choisir, je ne sais si je pencherais pour ses crins ou sa langue.


Petit déjeuner au lit

1.01.2009, 0:01
catégorie: aucune

— Tu restes ici, bien emmitouflée dans la couverture. Tu me rejoins dans la chambre, mais seulement quand je t’appellerai.

Me dit mon mec. Sourire espiègle au visage.

Sur le divan, nous nous offrions un réveillon tranquille d’amoureux de longue date: vieux films, vin, grignotines, bécots, frusquineries. Entre deux vues, il m’a demandé comment j’aimerais débuter l’année. En mettant un autre DVD dans le lecteur et sans trop réfléchir, je lui ai dit: avec des oeufs bénédictine. Nous avons regardé The Lady from Shangai.

J’éteins la télé et le lecteur, mets de la musique, m’étends de tout mon long sur le divan. Et je m’endors.

C’est sa voix qui me tire de ma sieste. Quand j’ouvre un oeil, je vois qu’il est tout juste passé minuit. Je prends la couverture avec moi et je me rends d’un pas ensommeillé vers la chambre.

Des tonnes de chandelles éclairent doucement la pièce. Mon mec est étendu sur le dos, flambant nu, en plein milieu du lit, les bras croisés derrière la tête. Sur son ventre trônent: un muffin anglais, un oeuf poché couvert d’épinards et de guacamole. La sauce hollandaise coule lentement le long de ses flancs. Mmmmmmmmmmmmmmmmm…

(suite…)