Zone érgonène IX

6.11.2008, 13:10
catégorie: béla, couguar, le torpilleur, pinpon, zone érogène

Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.

Je m’accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L’expérience millénaire de Béla (millénaire, c’est un peu exagéré, j’avoue, mais ça sonne plus joli que bicentenaire, ce qui serait la stricte vérité — la littéraire que je suis préfère la sonorité à la signification absolue, à la référence rigoureuse). Sa langue experte, agile, leste. Sa bouche vorace, avide. La sensation à la fois exquise et étrange de ses crocs sur ma peau. Mmmmmmmmmmmmmmmm…

Je pense à Pinpon. Pinpon qui est partant pour tous les projets ludiques et lubriques, même les plus fous. Pinpon à l’imagination débordante et chatoyante. Les mains de Pinpon sur mon corps. Ses doigts le long de mes nymphes, de mes grandes lèvres. Les doigts, la main, le poing de Pinpon dans mon con. Mmmmmmmmmmm…

(suite…)


Fin de partie

6.02.2007, 20:08
catégorie: couguar

Le wapiti chuchote à mon oreille.

— Merci de m’avoir appris comment plaire aux femmes…

Une voix traînante, langoureuse. Un air de satisfaction sur le visage.

— Je t’ai appris une façon de me plaire.

Il a maintenant l’air déçu, le wapiti. Très déçu.

— Ne fais pas cette gueule!

Moue dépitée tout de même.

Je n’ai pas envie de faire la leçon. Il comprendra bien tout seul que la seule chose qui importe vraiment, c’est la façon qu’il a eu d’entendre mes désirs et d’y répondre.


Battue

5.02.2007, 20:47
catégorie: couguar

Mes jambes ne me portent plus. J’interromps les caresses du wapiti et les miennes. Je pose mon dos contre son torse, je prends ses mains dans les miennes, enlace nos bras autour de mon corps, dépose ma tête sur une de ses épaules. J’aime bien les pauses, parfois, au milieu de l’amour. Surtout sous le mode de l’étreinte presque immobile. Les seuls mouvements sont ceux, subtils, du wapiti qui dépose des bisous dans mon cou.

Entraînant le corps du wapiti avec le mien, je me couche à plat ventre sur le lit. Il se retrouve à ma gauche, sur son flanc, la main dans mes cheveux, le visage tout près du mien.

— Tu vas t’asseoir, là, à la hauteur de ma hanche. Ta main droite, tu vas la glisser entre mes jambes. Tu vas introduire ton pouce dans mon con jusqu’à ce qu’il rencontre de petites aspérités. C’est là que tu vas concentrer les caresses. Tes autres doigts vont se coller contre mon pubis. Leurs caresses répondront à celles de ton pouce ou y feront contrepoint. De ta main gauche, ta vas câliner, caresser, cajoler mon dos.

Il sourit coquinement, s’installe, obéit. Je me laisse aller dans l’ivresse, miaulante et ronronnante. Il se penche à mon oreille.

— Ça va comme ça?

— Avec ton pouce, plus de pression. Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmm… voui, comme ça.

Quand mes soupirs de plaisir s’atténuent, il revient vers mon oreille et demande que faire. Je précise : mouvement circulaire, va-et-vient, fermeté, douceur, ondes, saccades…

Je jouis plusieurs fois. Délicieusement. Merveilleusement. Je me prélasse dans l’après-coup.

— Étends-toi sur moi.

Je passe mes mains entre mes cuisses, prends sa bite entre mes doigts. Mon bassin s’arque et se redresse, nous balançant d’un mouvement régulier. Mes mains, couvertes de ma cyprine, glissent le long de sa verge. Il jouit par à-coups, longuement, son sperme se mélangeant à ma cyprine.

J’abandonne mon corps à la gravité. Le wapiti, de ses jambes et ses bras, m’enlace étroitement. Parce que sa joue est collée à la mienne, je sais qu’un sourire anime son visage. Ça me fait sourire à mon tour.


Traque

29.01.2007, 20:06
catégorie: couguar

Le wapiti tremble. C’est charmant. Je suis touchée. Vraiment.

J’enlève ce qu’il me reste de vêtements.

Le wapiti est bouche bée. Et paralysé. Il me regarde avec beaucoup d’envie, il est vrai, mais aussi avec un air de je-ne-sais-vraiment-pas-quoi-faire-maintenant.

Je prends ses mains, les pose sur mon corps et les entraîne dans de sinueux parcours topographiques. Je passe du lent au rapide, et je reviens au lent. Je varie entre l’effleurement à peine ressenti et la fermeté qui laisse presque une empreinte. Quand son visage est près du mien, je pose mes lèvres sur les siennes, l’embrasse longuement ou brièvement, délicatement ou férocement. Très vite, ses mains n’ont plus besoin de guides, inventent mille et une variations savoureuses de câlins.

Quand sa main frôle mon mont de Vénus, je l’arrête. Je place ma bouche tout près de son oreille.

— Reste là. Avec ton index et ton annulaire, tu écartes délicatement la peau qui recouvre mon clitoris. Avec ton majeur, plus loin, tu recueilles de ma cyprine et tu reviens caresser mon clitoris. Tu y vas doucement d’abord. Tu veux provoquer, faire désirer, allumer, sans assouvir. Tu t’y tiens jusqu’à ce que tu sentes que mon organe va exploser tellement il tremble et est gonflé.

Le wapiti s’exécute. Avec un peu d’imprécision d’abord. Mais l’adresse lui vient vite. Et bien. Terriblement bien. Mon corps entier tremble de bonheur.

— Et maintenant?

— Maintenant, tu te laisses aller. Deux doigts, trois doigts, les cinq, la paume de la main. Pour faire monter les enchères, tu reviens parfois aux manoeuvres délicates, et tu reprends de plus belle après un laps de temps indéterminé. Tu veux surprendre, faire saliver.

Je le laisse faire et j’apprécie le moment. Longtemps. Goulûment.

Puis je pose ma main sur sa bite et je la caresse.

— La difficulté, maintenant, c’est de ne pas perdre ta concentration, de poursuivre les caresses tout en appréciant celles que je te fais.

Opération délicate. Même pour les amants très expérimentés. Ma main s’arrête parfois de parcourir sa verge l’instant d’un soupir, d’un cri, d’une extase. Il me rappelle à l’ordre en murmurant à mon oreille. Je m’y remets alors, et le rappelle à l’ordre quand c’est sa main à lui qui s’immobilise.


Hallali

13.01.2007, 15:09
catégorie: couguar

D’une main, je caresse toujours sa bite, de l’autre je descends son jeans. Le wapiti a les yeux grands fermés, la bouche ouverte, le souffle court. Je m’agenouille devant lui. La hampe de sa queue est toujours entre mes doigts. Du bout de la langue, je câline son gland. Je le mets en bouche, puis le laisse glisser entre mes lèvres. L’une après l’autre, je lèche les couilles du wapiti. Je reviens à son gland. Pendant que ma langue en fait le tour, ma main va et vient doucement autour de son membre.

Je pose mes doigts fermement autour de son vit; les doigts de mon autre main vont prendre ses bourses et les cajolent délicatement. Mes lèvres se resserrent fermement autour de son membre, font succion, vont et viennent langoureusement. J’enlève un des doigts posés sur son membre, laisse sa bite entrer en moi plus profondément. Puis un autre doigt, et encore un autre. Jusqu’à ce que son vit disparaisse complètement dans ma bouche. J’accélère le mouvement.

Il commence à bouger la bassin d’avant en arrière, pose ses mains sur ma tête et fait pression. Je place mes deux mains sur ses hanches et le plaque contre le mur.

— C’est du travail de précision, tu me laisses faire…

Il fait oui de la tête et, dans ses yeux, il y a cette étincelle qui dit pitié! encore!

Je m’agrippe à ses cuisses et reprend son membre dans ma bouche. Je vais et viens de nouveau, laissant mes lèvres caresser son pubis au passage. Je glisse une main vers son postérieur. Mon majeur se pose sur son anus, le caresse, le cajole, en fait le tour. Je fais une pause, le regarde.

— J’y vais?

— Personne n’a jamais mis son doigt dans mon cul…

— J’y vais doucement, si tu veux que j’arrête, tu me le dis?

— D’accord.

J’avale de nouveau l’entièreté de sa bite. Mon majeur chatouille toujours son anus. Après un moment, j’insère la phalangette. Je laisse son corps amadouer cette présence inhabituelle, l’apprécier, la vouloir. Je pousse jusqu’à la phalangine. Des spasmes se font sentir. Mon pouce se presse contre son périnée. Le wapiti laisse échapper un râlement que je ne sais comment interpréter.

— J’arrête?

— Nooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooon!

J’insère la dernière phalange, j’insiste avec le pouce et je reprends le va-et-vient des lèvres et de la bouche autour de la bite. Le wapiti râle en permanence. Son corps tremble, ses mains tentent de s’agripper au mur, ses genoux semblent sur le point de ne plus pouvoir supporter son corps.

Après quelques minutes, je retire mon doigt, ma bouche, mes lèvres. Je me relève, prend la main du wapiti et l’attire vers ma chambre.


Dépiautage

12.01.2007, 15:59
catégorie: couguar

À la maison, j’ai à peine déposé mes choses que le wapiti fait preuve d’un enthousiasme monstre. En traversant le salon, il me regarde avidement, enlève son chandail et le laisse choir au pied d’un fauteuil. Quand je pose mes mains sur les siennes, il est sur le point d’enlever son t-shirt. J’affiche un sourire coquin.

— Attends. Différé le plaisir, c’est terriblement sexy.

Je place ses mains derrière son dos, les doigts entrelacés. Je lève un coin de son t-shirt et je pose un bisou délicat au creux de sa hanche. Je laisse glisser un doigt langoureux au travers de son torse. Mes mains se baladent longuement sur lui, caressant son dos à travers son t-shirt, ses cuisses, ses mollets, ses fesses à travers son jeans. L’espace entre nos deux corps est infime. J’enlève ses lunettes, prend son visage entre mes mains et embrasse tour à tour ses paupières, ses joues, sa mâchoire, son menton, ses sourcils, les ailes de son nez, ses lèvres, sa bouche.

Il empoigne mes hanches et plaquent nos bassins l’un contre l’autre. Il est plein de désir pressant, le wapiti. Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmm. J’éloigne mon torse du sien. D’une main, je dénude mon épaule. Il y pose ses lèvres, sa langue, respire ma peau. Je dénude l’autre épaule. Il y pose une main ferme, une caresse prenante, captivante. Je relève un pan de ma chemise. Il se penche et lèche légèrement ma peau. C’est bon… J’enlève ma chemise. Il tourne autour de moi, posant parfois ses lèvres, parfois sa langue, parfois ses doigts, parfois son nez, parfois son front sur mon corps. C’est vachement bon…

Je l’invite à se relever. Mes mains écartent ses vêtements, fouinent, caressent, explorent. Je défais les boutons de son jeans et plonge une main dans son pantalon. Il laisse échappé un soupir évocateur et son corps se relâche. Je pose ma bouche sur la sienne et laisse mes doigts se lover autour de sa bite.


Appât

3.01.2007, 16:03
catégorie: couguar

Le wapiti et moi nous embrassons depuis de longs moments déjà. J’ai follement envie de lui. Mais j’ai surtout envie de sentir son désir, sa passion, sa soif. J’interromps notre baiser.

— Invite-moi chez toi.

— Mes colocs sont en train de faire la fête à l’appart…

Ah, folle jeunesse.

— Invite-toi chez moi alors.

— Je peux aller chez toi?

Un espoir enfantin dans l’intonation. Ça manque de sex-appeal.

— Dans ton invitation, je veux sentir ton désir, ton envie insatiable, ta volonté de ne pas laisser mon corps tranquille. Fais-moi une invitation que je ne peux pas refuser parce qu’elle me fera mouillée comme ce n’est pas permis, parce qu’elle fera frissonner mon corps entier de désir. Lance-moi une invitation qui a des couilles, qui bande comme un porc.

Il prend ma main et la pose sur sa bite gonflée. Il se penche vers moi, prend ma nuque dans sa main, et chuchote à mon oreille.

— J’ai vraiment très envie de toi. Tu m’invites chez toi?

Mmmmmmmmmmmmmm. Je prends mon sac, mon manteau, sa main. Direction : maison.


Chasse à courre

1.01.2007, 20:48
catégorie: couguar

Ses deux mains sont posées sur mes cuisses. Nos visages sont à quelques centimètres l’un de l’autre. Wapiti écarte les lèvres, sort la langue et s’approche dangereusement de ma bouche. Je me redresse et pose index, majeur et annulaire sur ses lèvres.

— Doucement…

Il serre les lèvres, penaud.

— Sois gourmand, sois vorace, mais pas affamé.

Grands points d’interrogation dans ses yeux de brebis égarée.

— Pose tes lèvres dans mon cou mais ne les écarte pas. Laisse-les gentiment s’entrouvrir et se refermer. Explore ma gorge, ma mâchoire, mon menton, mes joues. Tranquillement. Passionnément. Furtivement. Gourmand et vorace, mais pas affamé.

Ses mouvements sont d’abord incertains, imprécis, approximatifs. Mais il gagne vite en assurance et en certitude. Sa main de pose sur ma nuque. La mienne se pose sur la sienne, l’invitant à se faire moins pressante, plus câline. Ses doigts effleurent ma nuque, se faufilent dans mes cheveux.

D’une main, je prends son menton et j’amène son visage en face du mien. Son regard est fuyant.

— Regarde-moi dans les yeux. Montre-moi que tu as follement envie de m’embrasser.

Le désir brille au fond de son oeil. Et il reste là, immobile, à vouloir m’embrasser.

Je m’approche de lui et je prends sa lèvre supérieure entre mes lèvres. Je m’éloigne tranquillement en laissant glisser mes lèvres sur la sienne. Je fais la même chose avec sa lèvre inférieure. Puis je patiente. Il s’approche et enserre ma lèvre dans les siennes. Avec beaucoup de douceur, de délicatesse. Plusieurs fois.

On poursuit le manège pendant un bon moment. J’initie le style de baiser; il me laisse faire l’espace d’un instant puis se joint à la danse. Glissements subtils de la langue sur la lèvre de l’autre. Bisous mouillés autour des lèvres et dans le cou. Mordillements délicats des lèvres et des lobes d’oreille. Chatouillements du lobe d’oreille avec la pointe de la langue.

Vient un moment où je suis tellement allumée que je prends sa nuque dans mes mains et je me mets à l’embrasser à pleine bouche. Ma langue cherche la sienne avec avidité, mes lèvres ne veulent plus quitter les siennes, ma soif est insatiable. Ma voracité n’a d’égale que la sienne.

Je sens ses doigts s’imprimer dans la peau de mes cuisses. J’ai très envie de lui.


Braconnage

31.12.2006, 18:13
catégorie: couguar

Je ne donne généralement pas dans le jeunot. J’aime mes amants matures, expérimentés, chevronnés. Je ne possède pas la fibre professorale quand il est question de cul; j’apprécie la langue versée, le doigt compétent, le verbe éprouvé, la bite adroite. Pourtant, il est entré dans le bar et j’ai réagi comme le couguar devant le wapiti : je me suis mise en mode prédation.

Il a pris place de l’autre côté du comptoir. Mes yeux ont délaissé le texte à corriger et se sont braqués sur lui. À quelques reprises, il a jeté des coups d’oeil de mon côté, mais furtivement, en se détournant très vite, l’air gêné. Pour une raison qui m’échappe encore, sa timidité de gamin d’à peine vingt ans m’a charmée.

Quand mon verre a été terminé, j’ai commandé un autre scotch et j’ai demandé à ce qu’on lui serve la même chose. Son visage est devenu rouge tomate, mais il a réussi à soutenir mon regard quelques secondes le temps de dire merci sans un son, juste avec les lèvres qui bougent. J’ai levé mon verre à sa santé, j’ai souris démesurément et j’ai fait cul sec. Il n’a plus osé me regarder, même du coin de l’oeil. Je me suis demandé si sa timidité était infranchissable, même pour la conquistador que je suis.

J’ai refusé d’abandonner la partie. J’ai attendu que son verre soit terminé, j’ai commandé deux autres scotches mais, cette fois, j’ai fait le service moi-même.

— Victoria, enchantée.

Il a balbutié un prénom composé que je n’ai pas compris. Soit, il sera le wapiti.

Après quelques questions vagues de ma part et des réponses bredouillées de son côté, j’ai finalement découvert qu’il était amateur de cinéma d’auteur. Soit, on causera cinoche. C’est une de mes passions aussi, après tout.

Après une heure de discussions cinématographiques et plusieurs scotches, le wapiti a perdu de sa gêne initiale. Il pose abruptement une main sur mon genou. Je me penche vers son oreille.

— Pour que ce soit sexy, tu dois poser délicatement la main, plutôt au centre de la cuisse. Tes doigts doivent être caressants, enveloppants. Déposés sans être lourds. Je dois avoir l’impression que, à tout moment, ils sont prêts à s’aventurer plus loin.

— Comme ça?

Bon, on y est pas tout à fait. Démonstration avec ma main sur sa cuisse à lui.

— Tu sens dans ma main l’envie de caresser ta cuisse, de l’empoigner? de remonter vers ta hanche?

— Uh uh.

— C’est l’effet visé.

Il se reprend. On progresse. Il pose l’autre main sur l’autre cuisse. On progresse vraiment bien.

— Tu sens le tremblement subtil de mes muscles sous tes doigts?

— Mmmoui.

— C’est signe que tu es sur la bonne voie.