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	<title>victoria w &#124; victoria welby &#187; le torpilleur</title>
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	<description>Journal érotique. Parfois réaliste, parfois fictif, parfois fantasmatique.</description>
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		<title>Welby 2, Torpilleur -20</title>
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		<pubDate>Mon, 27 Jul 2009 02:36:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[béla]]></category>
		<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est étonné de se trouver ici. C&#8217;est moi qui l&#8217;ai invité. En bonne et due forme. D&#8217;avance. Et dans un bon resto. Il en perd presque sa verve acide.
Nous en sommes au dessert. Je déguste mes framboises une à une, lentement, langoureusement. Bien sûr, le Torpilleur aime bien cette manoeuvre adolescente. Son pied glisse [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il est étonné de se trouver ici. C&#8217;est moi qui l&#8217;ai invité. En bonne et due forme. D&#8217;avance. Et dans un bon resto. Il en perd presque sa verve acide.</p>
<p>Nous en sommes au dessert. Je déguste mes framboises une à une, lentement, langoureusement. Bien sûr, le Torpilleur aime bien cette manoeuvre adolescente. Son pied glisse lentement le long de ma cuisse. Je souris presque affectueusement. Le Torpilleur interrompt son mouvement brusquement alors que le bout de son orteil est à l&#8217;orée de ma chatte.</p>
<p>— Pas de culotte?</p>
<p>— Pas de culotte.</p>
<p><span id="more-657"></span>— Je n&#8217;ai pas ta culotte avec moi.</p>
<p>— Je m&#8217;en doutais bien.</p>
<p>Je souris. Il reprend ses caresses pédestres. C&#8217;est plutôt bon. Même intéressant. Je savoure et les fruits et les câlins.</p>
<p>Les framboises terminées, je me lève, attrape mon sac, l&#8217;embrasse, et lui dit que je reviendrai dans un instant.</p>
<p>Je me dirige vers le couloir où se trouvent les toilettes. Et je me tire par la sortie de secours.</p>
<p>Dehors, Béla patiente, accoté au mur de briques. Je m&#8217;approche de lui, plaque mon corps contre le sien, remonte ma jupe. Après un quart de seconde d&#8217;étonnement, il emboîte le pas. Ses mains sous mes cuisses soulèvent mon corps. Les miennes défont sa braguette. En moins de deux, sa bite est dans mon con. En quelques minutes, je n&#8217;ai plus assez des doigts d&#8217;une main pour compter mes orgasmes. Mmmmmmmmmmm&#8230;</p>
<p>Béla jouit en retenant un hurlement.</p>
<p>Il me dépose par terre, redescend ma jupe. Sourire béat sur mon visage.</p>
<p>Il me tend un sac. Je l&#8217;ouvre. Il contient un vingtaine de culottes.</p>
<p>— Tu as fouillé son bureau et sa maison?</p>
<p>— Oui.</p>
<p>— Sa voiture?</p>
<p>— Aussi.</p>
<p>— Merci. Je te le revaudrai.</p>
<p>— Je te raccompagne chez toi?</p>
<p>— Oui, avec plaisir.</p>
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		<title>Torpilleur 2, Welby 1</title>
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		<pubDate>Sun, 24 May 2009 12:39:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me réveille ce matin dans une chambre d&#8217;hôtel quelconque. J&#8217;ai la tête lourde, le souvenir brumeux. Je me rappelle beaucoup de vin. Vraiment beaucoup.
Je masse doucement mes tempes, pousse les draps du lit.
Ma boîte tenait un lancement collectif hier. Le livre du Torpilleur faisait partie du lot.
Très lentement, j&#8217;extirpe mon corps du plumard.
Le Torpilleur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me réveille ce matin dans une chambre d&#8217;hôtel quelconque. J&#8217;ai la tête lourde, le souvenir brumeux. Je me rappelle beaucoup de vin. Vraiment beaucoup.</p>
<p>Je masse doucement mes tempes, pousse les draps du lit.</p>
<p>Ma boîte tenait un lancement collectif hier. Le livre du Torpilleur faisait partie du lot.</p>
<p>Très lentement, j&#8217;extirpe mon corps du plumard.</p>
<p>Le Torpilleur m&#8217;a foutu la paix pendant presque tout l&#8217;événement mais, chaque fois que je le croisais, il avait un verre pour moi: vin, martini, armagnac.</p>
<p>Mes vêtements sont épars dans la chambre.</p>
<p>Alors que les derniers exemplaires non vendus étaient placés dans des boîtes, le Torpilleur m&#8217;a prise par le bras et m&#8217;a entraînée ici, dans cet hôtel quelconque. J&#8217;ai protesté par habitude, pour la forme.</p>
<p><span id="more-640"></span>Je récupère un soulier dans la salle de bain, l&#8217;autre sous la table de chevet, les pose au pied du lit.</p>
<p>Il m&#8217;a suriné des choses que je n&#8217;oserais même pas consigner ici. J&#8217;ai cessé très vite d&#8217;écouter et je me suis concentrée du mieux que je pouvais sur nos corps.</p>
<p>Je cherche ma veste pendant un moment. Pour finalement la trouver, pendue à un cintre, dans l&#8217;armoire.</p>
<p>J&#8217;ai voulu prendre une douche, froide, question de dissiper au moins un tantinet les vapeurs éthyliques qui m&#8217;assaillaient. Il m&#8217;a attrapée avant que je ne passe le pas de la porte, a retiré presque la totalité de mes vêtements et a caressé mon corps de façon tout à fait majestueuse.</p>
<p>Ma chemise traîne dans un coin de la chambre, par terre.</p>
<p>Il me semble qu&#8217;il m&#8217;a remercié chaleureusement pour le travail d&#8217;édition. Il me semble que je lui ai répondu qu&#8217;on n&#8217;en avait rien à cirer, que je le voulais, en moi, là, maintenant, tout de suite, d&#8217;urgence. Ce qui l&#8217;a fait bien rigolé.</p>
<p>Je trouve mon pantalon derrière un fauteuil. Fauteuil sur lequel je me souviens m&#8217;être posée, soulagée que mes jambes n&#8217;aient plus à supporter mon corps.</p>
<p>Le Torpilleur s&#8217;est penché par-dessus moi, a fait tomber la bretelle de mon soutien-gorge de mon épaule, a délicatement sorti mon sein du bonnet et l&#8217;a léché, embrassé, cajolé pendant ce qui m&#8217;est apparu être des heures de plaisir intense.</p>
<p>Je cherche mon soutien-gorge dans la chambre. Ne le trouve pas.</p>
<p>J&#8217;ai bien tenté de retirer au Torpilleur une ou deux pièces de vêtement. Mais il ne m&#8217;en a pas laissé le loisir. Ses mains, sa bouche, son corps entier s&#8217;occupaient de moi, de mon plaisir. Je n&#8217;ai pas insisté trop longtemps, et me suis laissée bercer par les événements, les gestes, les caresses.</p>
<p>En posant une main sur ma poitrine, je me rends compte que je porte toujours mon soutien-gorge. Bon. Je pars à la recherche de ma culotte. Que je ne trouve pas. J&#8217;insiste longtemps. Pas de culotte dans la chambre.</p>
<p>Alors que j&#8217;étais toujours assise dans le fauteuil, le Torpilleur, m&#8217;embrassant voracement et caressant admirablement bien mon sein, a retiré ma culotte. Il s&#8217;est agenouillé, a soulevé mon postérieur d&#8217;une main adroite pour le poser tout près du rebord du siège du fauteuil. Mes jambes ont d&#8217;elles-mêmes trouver à se poser sur les bras du fauteuil, exposant ma chatte. En moins de deux, le Torpilleur y a enfoui son visage. Sa langue, ses dents, ses lèvres m&#8217;ont fait jouir plusieurs fois. J&#8217;ai même éjaculé.</p>
<p>Je jette un coup d&#8217;oeil du côté du fauteuil. Le coussin est trempé de cyprine et d&#8217;éjaculat. Je jette un coup d&#8217;oeil tout autour. Pas de culotte. Dessous. Pas de culotte non plus. Sous le coussin. Toujours pas de culotte. Puis je me souviens.</p>
<p>Alors que j&#8217;avais joui pour le xième fois, alors que mon corps avait expulsé tout ce qu&#8217;il avait de liquide à plaisir, le Torpilleur s&#8217;est relevé, a essuyé sa bouche et son menton sur la manche de son veston. Sourire filou au visage, il s&#8217;est penché pour ramasser, par terre, ma culotte, qu&#8217;il a nonchalamment placée dans la poche intérieur de sa veste. Puis il est parti.</p>
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		<title>Victoire</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 23:31:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Deuxième séance de travail avec le Torpilleur aujourd&#8217;hui. Il a insisté pour que nous nous asseyions côte à côte, du même côté du bureau.
— Vicky, ce sera beaucoup plus efficace si nous pouvons tous les deux voir le texte à l&#8217;endroit.
Vieille croûte dyslexique, pense mon cerveau, alors que mon corps s&#8217;enflamme à l&#8217;idée d&#8217;être plus [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième séance de travail avec le Torpilleur aujourd&#8217;hui. Il a insisté pour que nous nous asseyions côte à côte, du même côté du bureau.</p>
<p>— Vicky, ce sera beaucoup plus efficace si nous pouvons tous les deux voir le texte à l&#8217;endroit.</p>
<p>Vieille croûte dyslexique, pense mon cerveau, alors que mon corps s&#8217;enflamme à l&#8217;idée d&#8217;être plus près du sien.</p>
<p>Je commente le texte; il commente le texte. Je prends des notes à même le manuscrit. Je m&#8217;énerve au sujet d&#8217;un argument que je considère tortueux alors que lui le trouve tout à fait élégant et gracieux. J&#8217;insiste. Il tend la main vers la poche intérieur de son veston pour prendre sa plume. J&#8217;imagine que c&#8217;est pour mettre ses gribouillis sur la page, mais mon cerveau arrête d&#8217;anticiper ses gestes à la seconde où mon oeil aperçoit un bout de tissu dépassant de ladite poche.</p>
<p><span id="more-616"></span>Ma culotte. L&#8217;énergumène se trimballe avec ma culotte dans la poche intérieure de son veston.</p>
<p>Bon, oui, je suis un tantinet flattée, tout de même. Mais je m&#8217;insurge aussi. Ne part pas avec ma culotte quiconque en a décidé ainsi sans me demander d&#8217;abord mon avis. Et ma permission.</p>
<p>Je coupe court à sa diatribe. Je l&#8217;embrasse furieusement. Je pose une main sur sa verge et la branle majestueusement à travers son pantalon. Alors que je suis certaine que son esprit est occupé à autre chose, je récupère ma culotte.</p>
<p>Après avoir joui copieusement, il se met en tête de me dévêtir. Je l&#8217;interromps.</p>
<p>— Désolée, mon mec m&#8217;attends pour une soirée en amoureux. Je dois y aller.</p>
<p>Je dis cela avec mon sourire le plus charmeur.</p>
<p>Le Torpilleur se lève, fait mine d&#8217;enlever un chapeau tout ce qu&#8217;il y a de plus imaginaire et s&#8217;incline.</p>
<p>En fermant la porte, derrière lui, il lance bien haut un «ce n&#8217;est que partie remise, Madame Welby, ce n&#8217;est que partie remise».</p>
<p>Tu parles, Charles.</p>
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		<title>Mystère</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2009/02/28/mystere/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2009 14:22:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;ai cherché ma culotte partout. Je ne l&#8217;ai pas trouvée. J&#8217;ai cherché sous mon bureau. Pas trouvée. Dans mon sac. Pas trouvée. J&#8217;ai même cherché dans tous les tiroirs. Des fois que, entre le Torpilleur et Seth, j&#8217;aie assez perdu la tête pour ranger ma culotte dans un tiroir. Pas trouvée. Grrrrrrrrrrrr.
J&#8217;espère seulement qu&#8217;elle est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;ai cherché ma culotte partout. Je ne l&#8217;ai pas trouvée. J&#8217;ai cherché sous mon bureau. Pas trouvée. Dans mon sac. Pas trouvée. J&#8217;ai même cherché dans tous les tiroirs. Des fois que, entre le Torpilleur et Seth, j&#8217;aie assez perdu la tête pour ranger ma culotte dans un tiroir. Pas trouvée. Grrrrrrrrrrrr.</p>
<p>J&#8217;espère seulement qu&#8217;elle est bien cachée. Je ne saurais comment réponde à une auteure, un auteur qui la pointerait du doigt avec un regard interrogatif.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Gontran</title>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 22:46:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Je le rejoins à L&#8217;Opéra Bar. On se fait la bise, s&#8217;assoit. En moins de deux, un garçon est à notre table.
— Anything else, Mister Green?
Monsieur Green?
Gontran indique du doigt son verre de vin.
— Another one of these for the lady, thank you.
— Right away, sir.
Je suis perplexe.
— Gontran, je&#8230;
— Seth, appelez-moi Seth.
Avec un accent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je le rejoins à L&#8217;Opéra Bar. On se fait la bise, s&#8217;assoit. En moins de deux, un garçon est à notre table.</p>
<p>— <em>Anything else, Mister Green?</em></p>
<p>Monsieur Green?</p>
<p>Gontran indique du doigt son verre de vin.</p>
<p>— <em>Another one of these for the lady, thank you.</em></p>
<p>— <em>Right away, sir.</em></p>
<p>Je suis perplexe.</p>
<p>— Gontran, je&#8230;</p>
<p>— Seth, appelez-moi Seth.</p>
<p>Avec un accent américain.</p>
<p>— Je ne comprends&#8230;</p>
<p>Vlad-Gontran-Seth m&#8217;interrompt en m&#8217;embrassant: le serveur dépose un verre de vin devant moi.</p>
<p>— J&#8217;aimerais bien sav&#8230;</p>
<p><span id="more-604"></span>Seth pose un doigt sur mes lèvres.</p>
<p>— Plus tard.</p>
<p>Il me tend le plateau de grignotines que le garçon a déposé sur notre table.</p>
<p>Je me tais, grignote des grignotines et bois mon vin, un tantinet exaspérée. «Monsieur Green» est bien enfoncé dans son fauteuil, déguste son vin et semble tout à fait heureux d&#8217;être là, silencieux, en ma compagnie.</p>
<p>Alors que je suis sur le point d&#8217;être vraiment irritée, il se lève et me tend la main.</p>
<p>— Montons.</p>
<p>Plusieurs clientes, clients sont dans l&#8217;ascenseur avec nous. Vlad-Gontran-Seth pose discrètement sa main dans le creux de mon dos, presse ses doigts fermement, à travers mes vêtements, sur ma peau. Je suis tout d&#8217;un coup moins énervée. Il presse mon corps solidement contre le sien, pose un baiser dans mon cou. Mon agacement disparaît presque totalement. Mais un brin de curiosité demeure.</p>
<p>Dans la chambre, alors qu&#8217;il referme la porte, je me tourne vers lui. J&#8217;ai à peine le temps d&#8217;entrouvrir la bouche qu&#8217;il m&#8217;interrompt.</p>
<p>— Je pratique une profession qui m&#8217;oblige à constamment changer d&#8217;identité.</p>
<p>— Je&#8230;</p>
<p>— Je ne peux pas vous en dire plus.</p>
<p>Il m&#8217;embrasse avidement, enlève mes vêtements en prenant son temps. Chaque fois qu&#8217;une parcelle de peau est découverte, il y glisse une main tendre, agile, des doigts racoleurs. Sa bouche ne décolle pas de la mienne. J&#8217;ai terriblement envie de lui. Il défait ma ceinture, le bouton et la fermeture à glissière de mon pantalon, glisse sa main vers ma chatte.</p>
<p>— Vous avez oublié votre culotte ce matin?</p>
<p>— Quelque chose comme ça, oui.</p>
<p>En fait, dans mon empressement tout à l&#8217;heure, au bureau, je n&#8217;ai pas retrouvé ma culotte après l&#8217;épisode Torpilleur. Je n&#8217;ai pas particulièrement envie d&#8217;expliquer tout ça à Seth. Je pose mes lèvres sur les siennes, glisse ma langue à l&#8217;orée de sa bouche. J&#8217;introduis une main dans son pantalon, attrape sa verge, glisse rapidement puis lentement le long d&#8217;elle.</p>
<p>Seth enlève rapidement ses vêtements, enfile un condom. Il me fait faire un demi-tour sur moi-même, agrippe mes hanches et me prend par derrière. Il va et vient en moi presque discrètement. C&#8217;est drôlement bon. Ma soif de lui se fait exigeante. J&#8217;attrape ses fesses avec mes mains et j&#8217;accélère la cadence.</p>
<p>Après un moment, il m&#8217;immobilise complètement. Le bout de sa verge s&#8217;agite doucement juste à l&#8217;entrée de mon con. Puis il donne de grands coups profonds. Je jouis. Il se retire presque complètement, me laisse reprendre mon souffle, chatouillant ma chatte du bout de son vit, puis reprend les coups de reins magistraux. Je jouis de nouveau. Il recommence le manège, je jouis encore. Il s&#8217;apprête à recommencer. Je pose ma tête sur son épaule, chuchote à son oreille.</p>
<p>— Assez.</p>
<p>Il mordille mon cou, mon épaule. Je sens les muscles de son bas-ventre se tendrent et se détendrent frénétiquement. Il vient en silence, en me serrant très fort dans ses bras.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Phénoménologie</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2009/02/25/phenomenologie/</link>
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		<pubDate>Wed, 25 Feb 2009 20:46:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[007]]></category>
		<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Ses lunettes traînent presque sur le bout de son nez. Il me regarde par-dessus, la tête légèrement penchée sur la droite. Il a un sourire amusé.
Son manuscrit est posé entre nous deux. Il est couvert de commentaires. Écrits à l&#8217;encre rouge. Je tourne les pages et je lui explique chacune de mes remarques, la nécessité [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ses lunettes traînent presque sur le bout de son nez. Il me regarde par-dessus, la tête légèrement penchée sur la droite. Il a un sourire amusé.</p>
<p>Son manuscrit est posé entre nous deux. Il est couvert de commentaires. Écrits à l&#8217;encre rouge. Je tourne les pages et je lui explique chacune de mes remarques, la nécessité de changer telle tournure de phrase, de donner des exemples plus parlants ici, de resserrer l&#8217;argument là.</p>
<p>Son pied se pose à l&#8217;intérieur de mes cuisses. Je poursuis ma critique. Son pied glisse vers ma chatte, s&#8217;y presse, insistant. Je ne démords pas de mes arguments.</p>
<p>— Vic, enlève ton pantalon.</p>
<p>C&#8217;est à peine si je lève un sourcil. Je remets en question son interprétation d&#8217;un philosophe américain. Je détache ma ceinture. Lui explique qu&#8217;il utilise mal ce concept en particulier. Je défais le bouton de mon pantalon. Disserte sur la nécessité de tenir compte des catégories phénoménologiques qui sous-tendent l&#8217;application dudit concept. Je descends la fermeture à glissière. Lui rappelle la fonction et les usages desdites catégories. Enlève mon pantalon. Je cite des exemples.</p>
<p><span id="more-600"></span>— Vic, la culotte aussi.</p>
<p>Je m&#8217;exécute en citant des commentateurs brillants qui ont écrit savamment sur la théorie du philosophe américain. Ses orteils se pressent sur mon clitoris, se referment autour de lui.</p>
<p>Mon corps et ma tête sont deux entités distinctes. De ma bouche sortent des arguments de plus en plus vifs et précis. Mon corps se prélasse, divague, rêve. Je rajoute des notes en rouge sur les pages de son manuscrit. Mes cuisses tremblent, mes muscles sont traversés de spasmes enivrants.</p>
<p>Je jouis. Entre deux phrases. Comme ça, l&#8217;air de rien. Le Torpilleur relève la tête, sourit.</p>
<p>Il se lève, me tend une main que je serre sans y réfléchir.</p>
<p>— Excellente séance de travail. On se reprendra la semaine prochaine.</p>
<p>Il attrape son manteau au passage et quitte mon bureau.</p>
<p>Je suis bouche bée. Le téléphone sonne. Je réponds sans réfléchir.</p>
<p>— Victoria Welby.</p>
<p>— Bonjour.</p>
<p>C&#8217;est Gontran.</p>
<p>— Bonjour!</p>
<p>— Je suis à Montréal. On se voit?</p>
<p>— Bien sûr. Quand?</p>
<p>— Maintenant?</p>
<p>— Maintenant?</p>
<p>— Je quitte tôt demain matin.</p>
<p>— Maintenant, alors.</p>
<p>— 1425, rue de la Montagne.</p>
<p>— J&#8217;arrive.</p>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Le retour du refoulé</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2009/02/23/le-retour-du-refoule/</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Feb 2009 14:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je suis arrivée ce matin, il y avait un manuscrit sur mon bureau. C&#8217;est un essai littéraire abscons. C&#8217;est comme cela que la patronne me l&#8217;a présenté la semaine dernière, et c&#8217;est pour ça qu&#8217;elle me le refile à moi. Je l&#8217;ai déplacé un peu brusquement pour pouvoir poser mes choses à moi, une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je suis arrivée ce matin, il y avait un manuscrit sur mon bureau. C&#8217;est un essai littéraire abscons. C&#8217;est comme cela que la patronne me l&#8217;a présenté la semaine dernière, et c&#8217;est pour ça qu&#8217;elle me le refile à moi. Je l&#8217;ai déplacé un peu brusquement pour pouvoir poser mes choses à moi, une note en est tombée.</p>
<p><em>Très chère Tori,</em></p>
<p><em>J&#8217;étais certain que nos chemins allaient se recroiser un jour.</em></p>
<p>Pas de signature. C&#8217;est inutile. Il n&#8217;y a que le Torpilleur qui m&#8217;affuble de ce surnom détestable.</p>
<p>J&#8217;ai gardé la note dans ma main. Je me suis assise.</p>
<p>Je suis toujours assise, j&#8217;ai toujours la note dans la main. Je l&#8217;ai relue je ne sais plus combien de fois. Pour rien, comme ça. Ma chatte s&#8217;est engorgée. Mon bas-ventre, malgré toutes mes protestations rationnelles, sensées et raisonnables, s&#8217;est enflammé.</p>
<p>Je prends le téléphone et j&#8217;appelle le Torpilleur. Je fixe un rendez-vous avec lui plus tard cette semaine question de discuter de son manuscrit. Il me fait le coup de la conversation tout ce qu&#8217;il y a de plus professionnelle. Tout juste s&#8217;il ne me vouvoie pas.</p>
<p>Et ça me triture. J&#8217;aurais envie qu&#8217;il me susurre ses insanités d&#8217;homme trop sûr de lui, ses sottises de don juan intello à la noix. En moins de trois, j&#8217;aurais un orgasme.</p>
<p>Au lieu de cela, il me lance un «à très bientôt, donc» très poli, cordial, et raccroche.</p>
<p>Je reste là un bon moment, le combiné dans une main, sa note dans l&#8217;autre, mon désir en désordre et frustré.</p>
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		<title>Départ</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Dec 2008 18:02:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Une boîte est posée sur mon bureau. J&#8217;y range, une par une, mes affaires personnelles. Je suis un tantinet nostalgique. Les collègues me manqueront. Beaucoup. Plusieurs, avec le temps, sont devenus des copains, des copines.
— Tori!
Je ne m&#8217;attendais pas à trouver âme qui vive au Département aujourd&#8217;hui. C&#8217;était oublier que le Torpilleur est non seulement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une boîte est posée sur mon bureau. J&#8217;y range, une par une, mes affaires personnelles. Je suis un tantinet nostalgique. Les collègues me manqueront. Beaucoup. Plusieurs, avec le temps, sont devenus des copains, des copines.</p>
<p>— Tori!</p>
<p>Je ne m&#8217;attendais pas à trouver âme qui vive au Département aujourd&#8217;hui. C&#8217;était oublier que le Torpilleur est non seulement une bête de sexe, mais aussi une bête de travail mécréante. Je pose un livre dans la boîte et je me retourne vers lui.</p>
<p>— Bonjour.</p>
<p>Il penche la tête sur le côté, comme pour mieux voir la boîte.</p>
<p>— Tu nous quittes?</p>
<p>— Oui. J&#8217;ai obtenu un très bon boulot dans une maison d&#8217;édition.</p>
<p>— Ta chatte me manquera.</p>
<p>Toujours aussi classe, le Torpilleur. Je ne réponds pas, me retourne, et reprend mes activités.</p>
<p>— Tu t&#8217;ennuieras de ma bite un peu au moins?</p>
<p><span id="more-555"></span>Je ne réponds pas. Je ne peux pas avouer à ce type odieux que sa bite me manquera effectivement. Même peut-être un peu ses manières rustres. Je n&#8217;ose pas me retourner. Dans son pantalon, il y a sa verge. Et si je n&#8217;y jette ne serait-ce qu&#8217;un huitième de coup d&#8217;oeil, j&#8217;en aurai envie. Et ce sera comme d&#8217;admettre tout bonnement que je m&#8217;ennuierai de sa bite.</p>
<p>Je sens la présence de son corps tout près du mien. Je respire son odeur musquée. Son souffle caresse ma nuque. Il ne bouge pas, il ne parle pas. Il ne fait que rester là. C&#8217;est suffisant pour éveiller en moi un désir torride.</p>
<p>Je refuse d&#8217;abdiquer et continue à emballer mes trucs.</p>
<p>Il est toujours derrière moi. Présence insistante, pressante, désirante.</p>
<p>Je ferme les yeux et je revois des moments enlevés de nos quelques baises. Pendant un moment encore, je résiste à la tentation, pour la forme, parce que ça fait partie du jeu avec le Torpilleur. Puis, sans me retourner, je pose une main sur son entrejambe. J&#8217;agrippe fermement son vit. En moins de deux, il est ferme, vibrant, dressé. Conquérant.</p>
<p>Par-dessus mon épaule, je tends au Torpilleur un condom. J&#8217;entends le son familier d&#8217;une ceinture qu&#8217;on détache, d&#8217;une fermeture qu&#8217;on dézippe, d&#8217;un sachet qu&#8217;on déchire. Je me penche un peu vers l&#8217;avant, pose les mains sur le bureau et attends. Le Torpilleur passe ses bras autour de ma taille, défait mon pantalon, glisse une main vers mon sexe. Je la retiens. Je tourne la tête pour chuchoter à son oreille.</p>
<p>— Non. Je veux ta bite, en moi, maintenant.</p>
<p>Il baisse ma culotte et s&#8217;exécute. Lui ne bouge pratiquement pas. Ses mains sur mes hanches meuvent mon corps. Je sens sa verge bien dure en moi. C&#8217;est bon. Foutrement bon. Son rythme est lent, régulier. Il prend son temps. J&#8217;apprécie. Il n&#8217;y a rien comme une baise, une foutue bonne baise, pour faire ses adieux à un lieu qu&#8217;on a habité longtemps.</p>
<p>Je jouis lentement, au rythme de la cadence qu&#8217;il a adoptée. Mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm&#8230;</p>
<p>Quand il est sur le point de jouir, j&#8217;interromps nos activités. Je me retourne vers lui et l&#8217;embrasse, presque tendrement. L&#8217;oxymore ne m&#8217;échappe pas: je suis en train d&#8217;offrir à nul autre qu&#8217;au Torpilleur un baiser tendre. Je suis décidemment nostalgique.</p>
<p>Je le retourne et colle son dos contre mon torse. D&#8217;une main, j&#8217;attrape ses couilles et les caresse avec insistance. De l&#8217;autre, je retire le condom et me mets à branler son vit fermement. Je mordille son épaule, son cou, sa nuque. Quelques secousses brusques annoncent sa jouissance imminente. Alors que son foutre gicle, je dirige sa bite dans toutes les directions possibles et imaginables, répandant son sperme ça et là dans la pièce. À voix haute, je cite Vian:</p>
<p><em>Je suis venu dans la nuit</em></p>
<p><em>Pour barbouiller tout cela</em></p>
<p><em>Je suis venu pour ton nom</em></p>
<p><em>Pour l&#8217;écrire</em></p>
<p><em>Avec du sperme.</em>*</p>
<p>Le Torpilleur remballe sa bite dans son pantalon, m&#8217;embrasse rapidement sur la joue, me souhaite plein de bonnes choses pour la suite et se tire sans révérence.</p>
<p>Je me rhabille, m&#8217;assois sur le coin du bureau et zieute le foutre du Torpilleur répandu un peu partout. Je souris toute seule.</p>
<p>Rituel de départ.</p>
<p>* Boris Vian, «Liberté», dans <em>Écrits pornographiques</em>.</p>
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		<title>Zone érgonène IX</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:10:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[béla]]></category>
		<category><![CDATA[couguar]]></category>
		<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[pinpon]]></category>
		<category><![CDATA[zone érogène]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.
Je m&#8217;accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L&#8217;expérience millénaire de Béla (millénaire, c&#8217;est un peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.</p>
<p>Je m&#8217;accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L&#8217;expérience millénaire de Béla (millénaire, c&#8217;est un peu exagéré, j&#8217;avoue, mais ça sonne plus joli que bicentenaire, ce qui serait la stricte vérité — la littéraire que je suis préfère la sonorité à la signification absolue, à la référence rigoureuse). Sa langue experte, agile, leste. Sa bouche vorace, avide. La sensation à la fois exquise et étrange de ses crocs sur ma peau. Mmmmmmmmmmmmmmmm&#8230;</p>
<p>Je pense à Pinpon. Pinpon qui est partant pour tous les projets ludiques et lubriques, même les plus fous. Pinpon à l&#8217;imagination débordante et chatoyante. Les mains de Pinpon sur mon corps. Ses doigts le long de mes nymphes, de mes grandes lèvres. Les doigts, la main, le poing de Pinpon dans mon con. Mmmmmmmmmmm&#8230;</p>
<p><span id="more-464"></span>Pendant un moment, j&#8217;ai envie de l&#8217;insolence, de la fatuité du Torpilleur. Sa façon d&#8217;avancer vers moi, bite en avant et bien dressée, comme si son désir à lui était suffisant pour justifier ma participation aux ébats. Oumf.</p>
<p>Réminiscences du wapiti. Sa naïveté charmante, ses maladresses à la fois cocasses et touchantes. Sa détermination brusque mais rutilante. Son regard de biche égarée qui se transforme en regard de gamin exalté quand je lui dis comment imbriquer son corps avec le mien, quand il découvre comment cet enlacement fait vibrer ma chatte autour de sa verge et l&#8217;amène au septième ciel. Soupir.</p>
<p>J&#8217;ai même une pensée nostalgique pour Hirohito, cet amant improbable de mon dernier été new-yorkais. Ma topographie personnelle de New York est à jamais marquée par nos baises déclinées en mille et un lieux de la ville.</p>
<p>J&#8217;entrevois le profil de mon mec en train de lire dans le salon. Je bénie sa patience, son indulgence, son empathie. Voilà des semaines, des mois, qu&#8217;il pose son corps près du mien presque tous les soirs et se contente de me prendre dans ses bras et de poser un baiser dans ma nuque, toujours aussi amoureux.</p>
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		<title>Lieu VIII : Hilton</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 23:47:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une longue journée à écouter des communications aux qualités variables, après une longue soirée de présentations d&#8217;artiste allant du très impressionnant aux sortez-moi-d&#8217;ici-avant-que-je-ne-meurs-d&#8217;ennui, nous relaxons autour d&#8217;une bouteille de vin dans le bar de l&#8217;hôtel.
Je vais au petit coin et, quand je reviens à la table, le Torpilleur s&#8217;est joint au groupe.
Je fige. Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après une longue journée à écouter des communications aux qualités variables, après une longue soirée de présentations d&#8217;artiste allant du très impressionnant aux sortez-moi-d&#8217;ici-avant-que-je-ne-meurs-d&#8217;ennui, nous relaxons autour d&#8217;une bouteille de vin dans le bar de l&#8217;hôtel.</p>
<p>Je vais au petit coin et, quand je reviens à la table, le Torpilleur s&#8217;est joint au groupe.</p>
<p>Je fige. Une partie de moi veut faire demi-tour et monter à sa chambre sans demander son reste. Le Torpilleur est un type insupportable. Vraiment. Insupportable. Très.</p>
<p>Une autre partie de moi veut monter à sa chambre à lui et baiser à tout rompre.</p>
<p>Il est insupportable mais il m&#8217;allume. Terriblement. Mon corps veut, désire, réclame son corps.</p>
<p><span id="more-445"></span>Ma tête résiste, mais la volonté du corps prend rapidement le dessus. Je réintègre ma place en plein milieu d&#8217;une conversation.</p>
<p>— &#8230; suelement deux raisons pour fréquenter les colloques: trouver un éditeur et baiser.</p>
<p>Fou rire général et, bien entendu, tour de table pour savoir qui a fait quoi, et quand, et avec qui pendant ce colloque. Chacune, chacun y va de son commentaire humoristique, sarcastique, cynique. Vient mon tour. Je n&#8217;ai pas la tête au mot d&#8217;esprit, je ne suis qu&#8217;un corps désirant. Je bafouille la vérité.</p>
<p>— J&#8217;ai trouvé deux éditeurs.</p>
<p>Ça met un peu fin à la blague. Un silence s&#8217;installe. Tout le monde regarde ailleurs. Le Torpilleur plante son regard dans le mien. Je veux fondre.</p>
<p>D&#8217;autres collègues se joignent à nous. L&#8217;ambiance bon enfant revient, les rires fusent à nouveau.</p>
<p>Le Torpilleur se lève, salue la compagnie. Moment de panique. Il ne peut pas me jeter ce regard incendiaire et partir.</p>
<p>La dernière fois que nous nous sommes croisés, il m&#8217;a abandonnée au seuil d&#8217;un orgasme qui s&#8217;annonçait digne d&#8217;être évalué en fonction de l&#8217;échelle de Richter.</p>
<p>Il ne peut pas me jeter ce regard incendiaire et partir.</p>
<p>En passant à côté de mon fauteuil, il se penche à mon oreille.</p>
<p>— Tori, je suis dans la chambre 351. Ça ne sera pas fermé à clef.</p>
<p>Finalement, j&#8217;aurai et les éditeurs, et la baise.</p>
<p>J&#8217;attends quelques minutes avant de me lever, question de sauver les apparences, question de me convaincre que je ne suis pas en train de développer une dépendance à la bite de ce type.</p>
<p>Arrivée au troisième étage, je me précipite vers sa chambre. Mon honneur est sauf, il n&#8217;y a personne pour me voir courir vers lui la langue pendante.</p>
<p>Devant la chambre 351, je reprends un moment mon souffle. Puis j&#8217;entre, sans m&#8217;annoncer.</p>
<p>Le Torpilleur est assis dans un fauteuil, en robe de chambre, lunettes sur le bout du nez, livre à la main, une lampe torchère l&#8217;éclairant à peine. Il a l&#8217;air d&#8217;un grand-père et je le trouve sexy. Mes idées ne sont même plus assez claires pour relever l&#8217;oxymore. Je plonge.</p>
<p>Je lui arrache son livre et le lance à l&#8217;autre bout de la chambre. Je laisse les lunettes, ça lui donne un air charmant. J&#8217;ouvre la robe de chambre. Je caresse sa bite quelques secondes, juste le temps de la sentir grossir et durcir entre mes doigts. Je relève ma jupe, grimpe sur le fauteuil et enfile le sexe du Torpilleur dans le mien.</p>
<p>Ça ne me prend que quelques coups de reins et quelques minutes pour jouir. Puis quelques secondes pour jouir à nouveau, et encore. Le Torpilleur a les yeux fermés, un peu de salive coule à la commissure de ses lèvres. De toute évidence, il est heureux.</p>
<p>Je me relève, rabat ma jupe et me dirige vers la porte. Lorsque j&#8217;ai la main sur la poignée, il revient un peu à lui.</p>
<p>— Tu ne vas pas m&#8217;abandonner dans cet état, tout de même?</p>
<p>Oh que oui.</p>
<p>— Ton livre est de l&#8217;autre côté du lit, tu en es à la page 467. Sinon, les films pornos sont sur la chaîne 49. Ciao!</p>
<p>Œil pour oeil, dent pour dent.</p>
<p>Je retourne tranquillement au rez-de-chaussée pour rejoindre les copains-copines au bar.</p>
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		<item>
		<title>Pong hypermédiatique &#8211; VIII</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/11/02/pong-hypermediatique-viii/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Nov 2007 00:33:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[pong hypermédiatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis l&#8217;incident du café, je ne cesse de penser au Torpilleur, à ses mains sur mon ventre, mes épaules, mes seins, mes cuisses, mes hanches, sa bouche glissant le long de ma nuque, ses doigts dans mes cheveux, sa bite bandée, dure, vibrante, collée contre mes reins, son regard me dévorant dans le reflet du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis l&#8217;incident du café, je ne cesse de penser au <em>Torpilleur</em>, à ses mains sur mon ventre, mes épaules, mes seins, mes cuisses, mes hanches, sa bouche glissant le long de ma nuque, ses doigts dans mes cheveux, sa bite bandée, dure, vibrante, collée contre mes reins, son regard me dévorant dans le reflet du miroir. Je n&#8217;avais qu&#8217;une envie, c&#8217;était de me faire prendre, de me faire <em>torpiller</em> par lui. Le salaud, que je ne fréquente que parce qu&#8217;il est attaché à sa bite, a interrompu toutes activités avant que je ne jouisse, et il s&#8217;est tiré, avec sa <em>torpille</em>, comme ça, sans un mot, sans se retourner, me laissant là, pantoise, désirante, dégoulinante de cyprine, d&#8217;envie, de frustration. Dans mes fantasmes délirants et déviants des derniers jours, je suis une terre meuble qui se fait <em>piloter</em>, dans laquelle on enfonce à répétition des pieux qui ont tous la forme alléchante de sa bite. Je suis une montagne alpine dont il fait l&#8217;ascension armé de son <em>piolet</em>. Je suis une <em>toile</em> vierge sur laquelle il applique son pinceau. On devrait me foutre en <em>tôle</em> pour caresser des fantasmes aussi fleur bleue, aussi adolescents, aussi pathétiques. Il faut que j&#8217;<em>ôte</em> le souvenir de cet être abject de mon esprit, que je le condamne à l&#8217;oubli, que je reprenne le plein pouvoir de moi-même, le contrôle de mon désir. Welby, tu <em>te</em> laisses aller, vraiment. Même mes tentatives d&#8217;onanisme extrême pour exorciser cette envie folle que j&#8217;ai de lui, pour conjurer le sort qui fait que son image est toujours à mon esprit quand je pose mes doigts sur ma chatte, ne sont d&#8217;aucune utilité : je me retrouve au seuil du plaisir et puis plus rien n&#8217;est possible, sinon de m&#8217;étendre sur mon lit, les bras en croix, mon corps formant un « <em>t</em> » parfaitement inutile.</p>
<p align="justify"><em>Archives du jeu :</em></p>
<ul>
<li><a href="http://cui.burp.fr/2007/09/27/pong-hypermediatique-i/" title="Premier épisode chez CUI"><em>Pong hypermédiatique &#8211; I</em></a></li>
<li><a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/09/28/pong-hypermediatique-ii/" title="Épisode 2 chez Victoria"><em>Pong hypermédiatique &#8211; II</em></a></li>
<li><a href="http://cui.burp.fr/2007/10/01/pong-hypermediatique-iii/" title="Épisode 3 chez CUI"><em>Pong hypermédiatique &#8211; III</em></a></li>
<li><a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/10/07/pong-hypermediatique-iv/" title="Épisode 4 chez Victoria"><em>Pong hypermédiatique &#8211; IV</em></a></li>
<li><a href="http://cui.burp.fr/2007/10/12/pong-hypermediatique-v/" title="Épisode 5 chez CUI"><em>Pong hypermédiatique &#8211; V</em></a></li>
<li><a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/10/13/pong-hypermediatique-vi/" title="Épisode 6 chez Victoria"><em>Pong hypermédiatique &#8211; VI</em></a></li>
<li><em><a href="http://cui.burp.fr/2007/10/22/pong-hypermediatique-vii/">Pong hypermédiatique &#8211; VII</a></em></li>
</ul>
]]></content:encoded>
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		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Résistance</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/10/20/resistance/</link>
		<comments>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/10/20/resistance/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 20 Oct 2007 13:31:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Le serveur attend patiemment, calepin en main, que le Torpilleur fasse un choix. Ce dernier me regarde.
— Tu prends quelque chose, Vicky?
Ce diminutif hideux me fait oublier sa bite, heureusement cachée sous la table maintenant, et reprendre mes esprits. Je fais non de la tête et me replonge dans mes corrections.
Il prend mon menton dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le serveur attend patiemment, calepin en main, que le Torpilleur fasse un choix. Ce dernier me regarde.</p>
<p>— Tu prends quelque chose, Vicky?</p>
<p>Ce diminutif hideux me fait oublier sa bite, heureusement cachée sous la table maintenant, et reprendre mes esprits. Je fais non de la tête et me replonge dans mes corrections.</p>
<p>Il prend mon menton dans sa main et soulève mon visage, geste que j&#8217;abhorre autant sinon plus que les sobriquets dont il m&#8217;affuble.</p>
<p>— On se voit quand?</p>
<p>Jamais.</p>
<p>— Écoute, ce qui est arrivé entre nous, l&#8217;autre jour, est une erreur, un accident de parcours. Ça ne se reproduira plus. Jamais.</p>
<p>Ses lèvres forment un sourire narquois, moqueur. Sa main tient toujours mon menton. Ses doigts sur ma peau, quelque chose comme un courant électrique. Non. Je résiste.</p>
<p>— Vicky, entre toi et moi, il y a quelque chose de spécial, d&#8217;unique.</p>
<p>— Rien, il n&#8217;y a rien entre moi et toi. Qu&#8217;un malentendu, une méprise, un quiproquo, une faiblesse de ma chair. Et puis je dois finir mes corrections.</p>
<p>— Dis-moi, si tu devais mourir ce soir, tu regretterais quoi? De ne pas avoir fini tes corrections? Ou de ne pas t&#8217;être offert une partie de jambes en l&#8217;air grandiose?</p>
<p>Pendant qu&#8217;il me fait son baratin à la con, sous la table, il pose sa main sur ma cuisse, l&#8217;enlace fermement, énergiquement. Et c&#8217;est de nouveau la guerre en moi, entre ma tête qui se refuse à céder devant ce don Juan minable, et mon corps qui bande comme un étalon à l&#8217;idée de s&#8217;acoquiner à cet autre corps.</p>
<p>Je m&#8217;adresse au monsieur qui sirote un thé à côté de moi et lui demande s&#8217;il peut surveiller mes affaires pendant que je vais à la toilette. Il semble trouver étrange que je sollicite à un inconnu une telle faveur alors que quelqu&#8217;un est assis à ma table à moi, mais il accepte tout de même, gentiment, en précisant qu&#8217;il doit par contre quitter dans une dizaine de minutes.</p>
<p>Je me lève et me dirige vers l&#8217;arrière du café. À mi-parcours, je rebrousse chemin. Le Torpilleur est toujours à ma table, un verre de vin à la main. Je me penche à son oreille.</p>
<p>— Tu patientes un instant et tu me rejoins à la toilette. Tu as dix minutes, pas une seconde de plus. Et ce sera la dernière fois. Après, je ne veux plus voir retontir ta binette dans mon champs de vision.</p>
<p>Quelques secondes plus tard, il me rejoint. Nos regards se croisent dans la glace au-dessus du lavabo. Il verrouille la porte d&#8217;une main, empoigne mes cheveux de l&#8217;autre, dégage ma nuque, l&#8217;embrasse goulûment. Puis ses mains se mettent à parcourir mon corps dans tous les sens, toutes les directions, son regard braqué sur le mien. Par-dessus mes vêtements, il caresse mes épaules, mes seins, mon ventre, mes hanches, mes bras, mes fesses, mes cuisses. Il défait ma ceinture, la fermeture de mon pantalon, glisse une main à l&#8217;intérieur. Il cajôle ma chatte de main de maître. Mon corps gronde, se prépare à exploser allègrement.</p>
<p>Il retire sa main, replace tous mes vêtements, pose un baiser presque chaste sur ma joue et s&#8217;en va.</p>
<p>Je n&#8217;ai pas jouis. Il n&#8217;a pas sorti sa bite de son pantalon. Je suis terriblement allumée. Terriblement insatisfaite. J&#8217;en veux plus. Le traître.</p>
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		<title>La torpille</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Oct 2007 03:25:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis assise dans un café et je corrige des travaux d&#8217;étudiantes, d&#8217;étudiants. Au-dessus de ma tête, on prononce un sobriquet immonde qui, je le sais, s&#8217;adresse à moi. J&#8217;ignore tout. On répète le sobriquet, obstiné. Je lève les yeux, mais je ne regarde pas mon interlocuteur. J&#8217;indique simplement que j&#8217;ai bien entendu les mots [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis assise dans un café et je corrige des travaux d&#8217;étudiantes, d&#8217;étudiants. Au-dessus de ma tête, on prononce un sobriquet immonde qui, je le sais, s&#8217;adresse à moi. J&#8217;ignore tout. On répète le sobriquet, obstiné. Je lève les yeux, mais je ne regarde pas mon interlocuteur. J&#8217;indique simplement que j&#8217;ai bien entendu les mots prononcés, et que je <em>choisis</em> d&#8217;ignorer l&#8217;apostrophe, en regardant droit devant moi.</p>
<p>Droit devant moi, il y a ce pantalon ajusté qui recouvre une bite considérable. Une belle bite. Aux formes charmantes. Une bite que je sais attachée à un homme que je préfére ignorer. Je reste zen. Après tout, il ne s&#8217;agit que d&#8217;une bite. Une bite parmi tant d&#8217;autres. Mais elle a un petit quelque chose&#8230; Mon corps, engourdi par le travail intellectuel, s&#8217;éveille, s&#8217;étire, s&#8217;active. Je n&#8217;arrive pas à ôter mes yeux de cette bite. Les souvenirs de sa présence en moi remontent à la surface, m&#8217;envahissent, me réchauffent.</p>
<p>— Puis-je?</p>
<p>Demande le Torpilleur, alors qu&#8217;il est déjà installé sur la chaise en face de moi et qu&#8217;il indique au serveur qu&#8217;il veut commander.</p>
<p>Non. Oui. Peut-être. Ai-je vraiment le choix? Suis-je encore capable de prendre une décision? Mes tripes se liquéfient d&#8217;envie, de désir. Je veux cette bite.</p>
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		<title>Pong hypermédiatique &#8211; VI</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Oct 2007 01:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[pong hypermédiatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Je soulève paresseusement une paupière. Pendant une instant, je suis désorientée. J&#8217;ai joui. Drôlement bien joui.  Et je me suis endormie. Un sourire s&#8217;installe sur mes lèvres. Je zieute mon environnement. Je suis dans mon bureau. Il fait sombre. Un corps repose tout près du mien. Béla? Pinpon? Mon mec?
Puis je me souviens. Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je soulève paresseusement une paupière. Pendant une instant, je suis désorientée. J&#8217;ai joui. Drôlement bien joui.  Et je me suis endormie. Un sourire s&#8217;installe sur mes lèvres. Je zieute mon environnement. Je suis dans mon bureau. Il fait sombre. Un corps repose tout près du mien. Béla? Pinpon? Mon mec?</p>
<p>Puis je me souviens. Et comme j&#8217;en suis à me promettre de ne plus me soumettre de nouveau à un tel déshonneur, le Torpilleur s&#8217;éveille, tourne la tête vers moi, avec, dans les yeux, un regard où se mêlent fierté triomphante et appétit vorace, incandescent. Si j&#8217;étais capable de dignité, en ce moment, je le foutrais à la porte. Mais l&#8217;appétit vorace, incandescent dans son regard a raison de moi.</p>
<p>Telle une vipère, il rampe sur le sol. Il s&#8217;installe à mes pieds, sans cesser de me regarder. Ses mains se posent sur mes jambes, qu&#8217;elles écartent. Mon corps résiste un peu, pour la forme, mais cède vite. Traître.</p>
<p>Le Torpilleur pose une langue rêche et habile sur ma chatte, qui longe mes lèvres, s&#8217;attarde sur mon clitoris, revient par les lèvres, fait un détour par les cuisses, puis s&#8217;occupe de mon cul, longuement, adroitement. Quand il éloigne son visage de mon entrejambe, j&#8217;ai un réflexe panique : il ne va pas s&#8217;arrêter maintenant, quand même?</p>
<p>Il sourit du coin des lèvres, ouvre la bouche toute grande et la pose sur mon sexe, le recouvrant presque entièrement. Il l&#8217;aspire, le hume, l&#8217;inhale. Mmmmmmmmmmmmmm. Sa langue plonge en moi, frétille, fouille, cherche. Puis elle se pose sur la paroi antérieure de mon vagin et s&#8217;y love affectueusement, intensément, avec insistance. Je perds toute notion de temps, d&#8217;espace, d&#8217;identité.</p>
<p>Je reviens à moi parce qu&#8217;il a cessé de s&#8217;occuper de ma chatte. Il est agenouillé entre mes jambes, me regarde, malicieux. Mon corps s&#8217;impatiente. J&#8217;essaie de ne pas paraître implorante.</p>
<p>— Tori, dis-moi que tu as envie de moi, que tu me veux.</p>
<p>L&#8217;animal. Grrrrrr. Je ne cèderai pas. Je pose mes mains sur mes flancs, les glissent lentement vers ma chatte. Il interrompt leur mouvement d&#8217;une seule main, elles résistent à peine. Lâches. De son autre main, il caresse distraitement mes nymphes.</p>
<p>— Vic, aie envie de moi, laisse-moi entendre ton désir&#8230;</p>
<p>Je ferme les yeux et je soupire d&#8217;impatience. Non. Je ne m&#8217;abaisserai pas à ça. Ses doigts se font plus insistants sur mes nymphes. Je résiste. La paume de sa main s&#8217;installe sur mon pubis. Je résiste toujours. Ses doigts se font de plus en plus savants, mais demeurent subtils. Trop subtils. Je résiste encore. Des mots s&#8217;échappent de ma bouche. J&#8217;essaie de les rattraper. Trop tard.</p>
<p>— Prends-moi.</p>
<p>Au moins, je n&#8217;ai pas supplié. Je m&#8217;en suis tenue à l&#8217;impératif.</p>
<p>Bouche béante, regard victorieux, il plonge vers mon sexe, l&#8217;engloutit. En quelques secondes, j&#8217;éjacule. Je pose mes mains dans ses cheveux. Je jouis. Merveilleusement.</p>
<p align="center"><img src="http://victoriawelby.ca/victoria_w/wp-content/uploads/2007/10/ponghmvi.jpg" alt="ponghmvi.jpg" /></p>
<p> Il se relève, prend une chaise, s&#8217;assoit, jambes écartées, membre dressé.</p>
<p>— Prends-moi.</p>
<p>Avec un ton rempli de présomption. Pas question, Gaston. Je me suis offert assez d&#8217;avanies pour une vie entière.</p>
<p>Son corps se replie sur lui-même. L&#8217;arrogance de son regard se transforme en imploration presque enfantine. Sa voix est fragile.</p>
<p>— S&#8217;il te plaît?</p>
<p>Devant moi, il n&#8217;y a plus le Torpilleur mais ce petit ami de mon adolescence dont la maladresse à énoncer ses désirs, ses envies me charmait à tout coup.</p>
<p>Quand je pose mes lèvres autour de sa bite, je me dis qu&#8217;il m&#8217;a bien eue, mais que, somme toute, sa performance  théâtrale vaut bien une pipe.</p>
<p><em>Archives du jeu :</em></p>
<ul>
<li><a href="http://cui.burp.fr/2007/09/27/pong-hypermediatique-i/"><em>Pong hypermédiatique &#8211; I</em></a></li>
<li><a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/09/28/pong-hypermediatique-ii/"><em>Pong hypermédiatique &#8211; II</em></a></li>
<li><em><a href="http://cui.burp.fr/2007/10/01/pong-hypermediatique-iii/">Pong hypermédiatique &#8211; III</a></em></li>
<li><em><a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/10/07/pong-hypermediatique-iv/">Pong hypermédiatique &#8211; VI</a></em></li>
<li><em><a href="http://cui.burp.fr/2007/10/12/pong-hypermediatique-v/">Pong hypermédiatique &#8211; V</a><br />
</em></li>
</ul>
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		<title>Torpillage</title>
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		<pubDate>Tue, 09 Oct 2007 21:54:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[Sa main est toujours posée sur ma hanche; sa question toujours en suspens dans le peu d&#8217;air qui nous sépare; mon désir-appétit-d&#8217;ogre toujours grandissant. Mon âge et mon expérience m&#8217;abandonnent tranquillement, lâchement, me laissent seule avec ma conscience devant cet être à l&#8217;intellect abject.
J&#8217;ordonne à ma main de se poser sur son épaule pour le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Sa main est toujours posée sur ma hanche; sa question toujours en suspens dans le peu d&#8217;air qui nous sépare; mon désir-appétit-d&#8217;ogre toujours grandissant. Mon âge et mon expérience m&#8217;abandonnent tranquillement, lâchement, me laissent seule avec ma conscience devant cet être à l&#8217;intellect abject.</p>
<p>J&#8217;ordonne à ma main de se poser sur son épaule pour le repousser, à ma bouche de prononcer la sentence, le verdict, non, je n&#8217;irai pas prendre un verre avec lui. Ma main se pose sur son épaule, entraîne son corps plus près du mien. Ma bouche s&#8217;ouvre sans prononcer un seul son et se pose sur la sienne, traîtreusement.</p>
<p>En moins de deux, il relève ma jupe, enlève ma culotte, me prends dans ses bras et m&#8217;appuie contre le mur, m&#8217;embrasse furieusement, fougueusement. Comme une adolescente candide, je me laisse faire. Même ma conscience baisse les bras devant l&#8217;appétit incontrôlable qui surgit dans mon bas-ventre.</p>
<p>J&#8217;ai besoin de toucher sa peau, de poser mes doigts, mes ongles sur son épiderme. Je ne prends pas le temps de défaire les boutons de sa chemise, j&#8217;arrache tout. Il mord mes épaules, mon cou, ma machoîre, mes lèvres. Il presse son bassin contre le mien.  Je me noie dans mon désir, dans l&#8217;envie qui imprègne mes chairs.</p>
<p>D&#8217;une main, il défait sa braguette, me tenant toujours en suspens de l&#8217;autre. Je me languis, je me tortille, je trépigne. Je le veux, en moi, là, tout de suite, maintenant. Je griffe son dos, ses flancs, ses bras.</p>
<p>Quand sa bite se pose en moi, je jouis pratiquement instantanément. Il se retire, son membre ruissèle de ma cyprine. Il regarde son vit, me regarde, avide, vorace, goulu, regarde son vit de nouveau, revient à moi. Je sens une supplication monter en moi. Il le sait, j&#8217;en suis certaine. Et ça l&#8217;amuse. Si je n&#8217;étais pas aussi désirante en ce moment, je crois que je me ferais l&#8217;honneur d&#8217;avoir honte. Il m&#8217;épargne, enfourne son membre dans ma chatte. Je ferme les yeux, oublie que le monde existe, et je jouis comme si c&#8217;était la fin des temps. Encore.</p>
<p>Il ne me pose que lorsque je n&#8217;ai même plus l&#8217;énergie d&#8217;un soupir. Nous nous affalons par terre, l&#8217;une contre l&#8217;autre. Je crois même que nous nous assoupissons.</p>
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		<title>Pong hypermédiatique &#8211; IV</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Oct 2007 20:40:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[pong hypermédiatique]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand je reviens à mon bureau, le Torpilleur est assis sur le coin de ma table et fouine dans mes dossiers. Il lève les yeux à mon arrivée.
— Vic!
Grrrrrrrrrrrr. Comme si « Tori » n’était pas suffisant. Du coup, je contre-attaque vicieusement.
— Tu donnes dans le plagiat, maintenant?
Il me lance un sourire qui, si j’étais [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Quand je reviens à mon bureau, le Torpilleur est assis sur le coin de ma table et fouine dans mes dossiers. Il lève les yeux à mon arrivée.<br />
— Vic!<br />
Grrrrrrrrrrrr. Comme si « Tori » n’était pas suffisant. Du coup, je contre-attaque vicieusement.<br />
— Tu donnes dans le plagiat, maintenant?<br />
Il me lance un sourire qui, si j’étais une étudiante sans défense et sans expérience, me ferait fondre de plaisir. Seulement, voilà, j’ai l’âge et l’expérience que j’ai, et, des chasseurs dans son genre, j’en ai vu passer plus d’un.<br />
Je contourne la table pour rejoindre ma chaise, mais il m’intercepte au passage et me retient en posant sa main sur ma hanche. Décidément insupportable, le mec. Je lève un sourcil et le regarde droit dans les yeux, le regard questionneur. De longues secondes passent. De longues secondes pendant lesquelles un désir, quelque chose comme un appétit d’ogre, monte en moi.<br />
— Alors, je te l’offre, ce verre dont on a parlé?</p>
<p><em>Archives du jeu :</em></p>
<ul>
<li><a href="http://cui.burp.fr/2007/09/27/pong-hypermediatique-i/"><em>Pong hypermédiatique &#8211; I</em></a></li>
<li><a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/09/28/pong-hypermediatique-ii/"><em>Pong hypermédiatique &#8211; II</em></a></li>
<li><em><a href="http://cui.burp.fr/2007/10/01/pong-hypermediatique-iii/">Pong hypermédiatique &#8211; III</a> </em></li>
</ul>
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		<item>
		<title>Le Torpilleur</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/09/30/le-torpilleur/</link>
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		<pubDate>Mon, 01 Oct 2007 01:26:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>

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		<description><![CDATA[— Yo, Tori!
Mes yeux s&#8217;écarquillent. Je tourne la tête sur ma gauche. C&#8217;est bien lui. Le Torpilleur. Sobriquet qu&#8217;on lui a affublé alors qu&#8217;il faisait du sport universitaire — football, hockey ou basketball, enfin, un truc du genre testostérone élevée — et dont il ne s&#8217;est jamais départi, même depuis qu&#8217;il a obtenu sa chaire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>— Yo, Tori!</p>
<p>Mes yeux s&#8217;écarquillent. Je tourne la tête sur ma gauche. C&#8217;est bien lui. Le Torpilleur. Sobriquet qu&#8217;on lui a affublé alors qu&#8217;il faisait du sport universitaire — football, hockey ou basketball, enfin, un truc du genre testostérone élevée — et dont il ne s&#8217;est jamais départi, même depuis qu&#8217;il a obtenu sa chaire de recherche. Tous ses étudiants l&#8217;interpellent ainsi, le Torpilleur. Certains collègues, aussi.</p>
<p>Personnellement, j&#8217;évite de l&#8217;interpeller. En fait, je l&#8217;évite tout court. D&#8217;abord, il m&#8217;appelle « Tori », ce que je déteste. Et puis, c&#8217;est un type brillant, génial même, mais j&#8217;exècre son approche de la littérature. Il dissèque les textes à un tel point qu&#8217;il n&#8217;en reste que des formules obscures, ténébreuses et, à mon avis, sans grande signification.</p>
<p>Je lui adresse un sourire poli et reporte mon attention sur la communication que je suis venue entendre, celle d&#8217;un étudiant particulièrement brillant.</p>
<p>— Tori, tu fricotes avec l&#8217;ennemi, maintenant.</p>
<p>Dit-il, avec un sourire railleur.</p>
<p>Je suis en terre étrangère, c&#8217;est vrai. Le colloque auquel j&#8217;assiste relève de ses spécialités à lui. Je ferme les yeux un instant, essaie d&#8217;oublier sa présence, me concentre sur ce qui se dit à l&#8217;avant de la salle. Il persiste, toujours aussi railleur.</p>
<p>— T&#8217;aurais-je convaincue des biens fondés de mon approche?</p>
<p>Il pose sa phrase tout près de mon oreille. Son souffle glisse le long de mon cou. Son bras frôle le mien. Son regard fixe le mien, entêté.</p>
<p>Ce type devrait me laisser complètement froide. Il porte des vêtements griffés de façon désinvolte, comme seuls les intellos de sa trempe savent le faire. Ses cheveux sont <em>savamment</em> décoiffés. Ses lunettes, griffées elle aussi, lui donnent un air d&#8217;adolescent attardé qui doit charmer toutes les étudiantes à qui il enseigne ses bêtises.</p>
<p>Ce type devrait me laisser complètement froide, mais la proximité de sa peau, le son rauque de sa voix, son regard indiscret, allumé, avide font réagir quelque chose en moi. Quelque chose de purement bestial. De l&#8217;instinct animal. De la libido crue.</p>
<p>— Je ne peux pas rester, Tori, mais, la prochaine fois, je t&#8217;offre un verre.</p>
<p>Chuchoté dans mon oreille. En tenant mon bras d&#8217;une main ferme, décidée. Puis il s&#8217;en va. Avant que je ne puisse refuser.</p>
<p>Et je me retiens à ma chaise pour ne pas m&#8217;effondrer. C&#8217;est le désordre dans mon bas-ventre. Le genre de désordre qui annonce de grands moments charnels. Je déteste ce type. Je hais ce type qui est capable de faire naître autant d&#8217;envie, de désir en moi alors que je le hais.</p>
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