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	<title>victoria w &#124; victoria welby &#187; lieu</title>
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	<description>Journal érotique. Parfois réaliste, parfois fictif, parfois fantasmatique.</description>
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		<title>Lieu VIII : Hilton</title>
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		<pubDate>Sun, 08 Jun 2008 23:47:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Après une longue journée à écouter des communications aux qualités variables, après une longue soirée de présentations d&#8217;artiste allant du très impressionnant aux sortez-moi-d&#8217;ici-avant-que-je-ne-meurs-d&#8217;ennui, nous relaxons autour d&#8217;une bouteille de vin dans le bar de l&#8217;hôtel.
Je vais au petit coin et, quand je reviens à la table, le Torpilleur s&#8217;est joint au groupe.
Je fige. Une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Après une longue journée à écouter des communications aux qualités variables, après une longue soirée de présentations d&#8217;artiste allant du très impressionnant aux sortez-moi-d&#8217;ici-avant-que-je-ne-meurs-d&#8217;ennui, nous relaxons autour d&#8217;une bouteille de vin dans le bar de l&#8217;hôtel.</p>
<p>Je vais au petit coin et, quand je reviens à la table, le Torpilleur s&#8217;est joint au groupe.</p>
<p>Je fige. Une partie de moi veut faire demi-tour et monter à sa chambre sans demander son reste. Le Torpilleur est un type insupportable. Vraiment. Insupportable. Très.</p>
<p>Une autre partie de moi veut monter à sa chambre à lui et baiser à tout rompre.</p>
<p>Il est insupportable mais il m&#8217;allume. Terriblement. Mon corps veut, désire, réclame son corps.</p>
<p><span id="more-445"></span>Ma tête résiste, mais la volonté du corps prend rapidement le dessus. Je réintègre ma place en plein milieu d&#8217;une conversation.</p>
<p>— &#8230; suelement deux raisons pour fréquenter les colloques: trouver un éditeur et baiser.</p>
<p>Fou rire général et, bien entendu, tour de table pour savoir qui a fait quoi, et quand, et avec qui pendant ce colloque. Chacune, chacun y va de son commentaire humoristique, sarcastique, cynique. Vient mon tour. Je n&#8217;ai pas la tête au mot d&#8217;esprit, je ne suis qu&#8217;un corps désirant. Je bafouille la vérité.</p>
<p>— J&#8217;ai trouvé deux éditeurs.</p>
<p>Ça met un peu fin à la blague. Un silence s&#8217;installe. Tout le monde regarde ailleurs. Le Torpilleur plante son regard dans le mien. Je veux fondre.</p>
<p>D&#8217;autres collègues se joignent à nous. L&#8217;ambiance bon enfant revient, les rires fusent à nouveau.</p>
<p>Le Torpilleur se lève, salue la compagnie. Moment de panique. Il ne peut pas me jeter ce regard incendiaire et partir.</p>
<p>La dernière fois que nous nous sommes croisés, il m&#8217;a abandonnée au seuil d&#8217;un orgasme qui s&#8217;annonçait digne d&#8217;être évalué en fonction de l&#8217;échelle de Richter.</p>
<p>Il ne peut pas me jeter ce regard incendiaire et partir.</p>
<p>En passant à côté de mon fauteuil, il se penche à mon oreille.</p>
<p>— Tori, je suis dans la chambre 351. Ça ne sera pas fermé à clef.</p>
<p>Finalement, j&#8217;aurai et les éditeurs, et la baise.</p>
<p>J&#8217;attends quelques minutes avant de me lever, question de sauver les apparences, question de me convaincre que je ne suis pas en train de développer une dépendance à la bite de ce type.</p>
<p>Arrivée au troisième étage, je me précipite vers sa chambre. Mon honneur est sauf, il n&#8217;y a personne pour me voir courir vers lui la langue pendante.</p>
<p>Devant la chambre 351, je reprends un moment mon souffle. Puis j&#8217;entre, sans m&#8217;annoncer.</p>
<p>Le Torpilleur est assis dans un fauteuil, en robe de chambre, lunettes sur le bout du nez, livre à la main, une lampe torchère l&#8217;éclairant à peine. Il a l&#8217;air d&#8217;un grand-père et je le trouve sexy. Mes idées ne sont même plus assez claires pour relever l&#8217;oxymore. Je plonge.</p>
<p>Je lui arrache son livre et le lance à l&#8217;autre bout de la chambre. Je laisse les lunettes, ça lui donne un air charmant. J&#8217;ouvre la robe de chambre. Je caresse sa bite quelques secondes, juste le temps de la sentir grossir et durcir entre mes doigts. Je relève ma jupe, grimpe sur le fauteuil et enfile le sexe du Torpilleur dans le mien.</p>
<p>Ça ne me prend que quelques coups de reins et quelques minutes pour jouir. Puis quelques secondes pour jouir à nouveau, et encore. Le Torpilleur a les yeux fermés, un peu de salive coule à la commissure de ses lèvres. De toute évidence, il est heureux.</p>
<p>Je me relève, rabat ma jupe et me dirige vers la porte. Lorsque j&#8217;ai la main sur la poignée, il revient un peu à lui.</p>
<p>— Tu ne vas pas m&#8217;abandonner dans cet état, tout de même?</p>
<p>Oh que oui.</p>
<p>— Ton livre est de l&#8217;autre côté du lit, tu en es à la page 467. Sinon, les films pornos sont sur la chaîne 49. Ciao!</p>
<p>Œil pour oeil, dent pour dent.</p>
<p>Je retourne tranquillement au rez-de-chaussée pour rejoindre les copains-copines au bar.</p>
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		<title>Lieu VII</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/08/26/lieu-vii-2/</link>
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		<pubDate>Sun, 26 Aug 2007 16:33:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour Charlie

 On est a 8500 pieds d&#8217;altitude. Assis au bout d&#8217;une roche. Mon dos repose contre sa poitrine, respirations synchrones. La sueur de nos corps épuisés commence à peine à sécher.
Devant nous, un grand vide. Puis les Rocheuses, à perte de vue. Quelques sommets enneigés. Derrière nous, d&#8217;autres grimpeuses, grimpeurs reprennent leur souffle.
Il passe [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="right"><em>Pour Charlie</em></p>
<p align="center"><img src="http://victoriawelby.ca/victoria_w/wp-content/uploads/2007/08/img_3276.jpg" alt="img_3276.jpg" /></p>
<p> On est a 8500 pieds d&#8217;altitude. Assis au bout d&#8217;une roche. Mon dos repose contre sa poitrine, respirations synchrones. La sueur de nos corps épuisés commence à peine à sécher.</p>
<p>Devant nous, un grand vide. Puis les Rocheuses, à perte de vue. Quelques sommets enneigés. Derrière nous, d&#8217;autres grimpeuses, grimpeurs reprennent leur souffle.</p>
<p>Il passe ses bras sous les miens, pose une main sur mon ventre, l&#8217;autre sur ma poitrine, me caresse calmement. Ses doigts glissent délicatement vers mon pubis, ma chatte. Je décolle mon corps du sien juste assez pour passer mes mains dans mon dos, défaire sa braguette et m&#8217;emparer de son membre. Je bouge à peine les doigts, je me contente de les serrer autour de sa bite, puis de les détendre à un rythme régulier.</p>
<p>Ses câlins me font gémir. Il place son visage tout près de mon oreille.</p>
<p>— Chhhhhhhhhhhhhhhhhut. Il y a des gens.</p>
<p>— Tu m&#8217;as dit que Boulder est l&#8217;une des rares villes libérales du Colorado!</p>
<p>Sourires entendus, rires contenus.</p>
<p>Je sors un  condom de mon sac, le déroule sur sa bite. Il me soulève, descend mon short, m&#8217;installe sur son membre. Il roule son bassin d&#8217;avant en arrière, c&#8217;est délicieux. Je plonge la main entre mes cuisses pour caresser ses couilles, je l&#8217;entends soupirer de satisfaction.</p>
<p>Après que nous soyons venus tous les deux, on reste longtemps assis l&#8217;une sur l&#8217;autre, l&#8217;un dans l&#8217;autre. J&#8217;aime éterniser cet après de l&#8217;amour. Et ici, alors que le soleil sèche et chauffe nos corps, alors que la faune s&#8217;affaire bruyamment à son quotidien, alors que le vent nous donne la chair de poule, alors que les Rocheuses s&#8217;étendent au loin, l&#8217;éternité, même momentanée, est particulièrement délicieuse.</p>
<p>On s&#8217;apprête à s&#8217;engager sur le sentier du retour. Du doigt, il m&#8217;indique une boîte métallique. Dedans, il y a un bout de papier sur lequel je peux inscrire mon nom et la date de mon passage au sommet de la montagne.</p>
<p>Je caresse sa joue, prend sa main, passe mon chemin.</p>
<p>La cyrpine qui a coulé de ma chatte sur sa bite puis sur le rocher, les sons de ma jouissance et de la sienne que l&#8217;écho nous a renvoyés me semblent des signes plus bucoliques de notre passage qu&#8217;un gribouillis sur un bout de papier.</p>
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		<title>Lieu VI</title>
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		<pubDate>Sat, 09 Dec 2006 14:22:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Une chambre d&#8217;hôtel anonyme. Une tête rousse entre mes jambes. Une langue qui se balade de mon clitoris à mon périnée. Mes mains qui agrippent les draps et les couvertures. C&#8217;est bon, vachement bon.
Ponctuellement, il relève la tête, pointe ses yeux vert tendre vers les miens et me raconte son art et sa passion. Parfois, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une chambre d&#8217;hôtel anonyme. Une tête rousse entre mes jambes. Une langue qui se balade de mon clitoris à mon périnée. Mes mains qui agrippent les draps et les couvertures. C&#8217;est bon, vachement bon.</p>
<p>Ponctuellement, il relève la tête, pointe ses yeux vert tendre vers les miens et me raconte son art et sa passion. Parfois, il termine sa phrase avec déjà un morceau de ma chatte entre les lèvres, entre les dents, au bout de la langue. Phrases musicales incarnées, mélodies ondulatoires.</p>
<p>Pendant que je le déshabillais, que je prenais sa bite dans ma bouche et introduisait mon majeur au creux de son cul, je lui ai posé mille et une question. Les sons qu&#8217;il émettait n&#8217;avaient rien à voir avec des réponses, le cri qu&#8217;il a poussé quand son foutre a coulé entre mes seins était étrangé à sa tessiture habituelle.</p>
<p>Maintenant qu&#8217;il s&#8217;occupe de mon corps, il répond à mes questions. Je ne sais si sa ferveur pour son art nourrit sa passion pour mon corps ou si c&#8217;est l&#8217;inverse. Je me sens comme ce personnage du <i>Déclin de l&#8217;empire amércain</i> qui goûte le plaisir délicieux de se faire branler en se faisant parler de millénarisme. Mes orgasmes sont à la fois charnels et intellectuels.</p>
<p>Quand je suis rhabillée et que je me retourne vers lui pour lui offrir un dernier sourire avant de le quitter, il me lance&#160;:</p>
<p>— On se reprendra, pour la café?</p>
<p>Bien sûr.</p>
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		<title>Lieu V : Apéro</title>
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		<pubDate>Wed, 27 Sep 2006 17:55:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis avec un vieux pote. On prend l&#8217;apéro en attendant sa toute récente dulcinée et le petit monsieur qui fait battre mon coeur et mon clitoris en ce moment. 
Il y a toujours eu une tension érotique entre lui et moi, mais nous ne sommes jamais passés à l&#8217;acte. L&#8217;amitié fait parfois obstacle aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis avec un vieux pote. On prend l&#8217;apéro en attendant sa toute récente dulcinée et le petit monsieur qui fait battre mon coeur et mon clitoris en ce moment. </p>
<p>Il y a toujours eu une tension érotique entre lui et moi, mais nous ne sommes jamais passés à l&#8217;acte. L&#8217;amitié fait parfois obstacle aux désirs.</p>
<p>Pour une raison qui m&#8217;échappe — et qui lui échappe probablement aussi —, l&#8217;amitié, aujourd&#8217;hui, ne semble pas faire barrière. Le désir est là, présent, évident, gros, invitant. On plonge. Au milieu d&#8217;un baiser avide, je précise&#160;:</p>
<p>— Dans une demi-heure, il faut être assis sur le divan et avoir l&#8217;air de gens civilisés qui prennent l&#8217;apéro!</p>
<p>— Pas de problème.</p>
<p>On s&#8217;offre une baise efficace. J&#8217;énonce précisément ce dont j&#8217;ai envie; il dit exactement ce qui l&#8217;enflamme. </p>
<p>La contrainte temporelle est un aphrodisiaque incroyable. L&#8217;efficience de nos bisous, câlins et étreintes sont le fruit d&#8217;une négociation véloce qui, dans d&#8217;autres circonstances avec avec quelqu&#8217;un de différent, me laisserait complètement froide. Mais là, je suis totalement enlevée, chavirée, charmée. Je n&#8217;ai qu&#8217;une idée en tête, faire cadrer, dans ces trente minutes, autant de plaisirs que possible. Et je m&#8217;étonne de l&#8217;incroyable élasticité du temps. </p>
<p>Quand la sonnette se fait entendre, on vient tout juste de refaire nos braguettes et de poser les mains sur nos verres de vin, des sourires béats sur nos visages.</p>
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		<title>Lieu IV : Flirt anonyme</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2006/09/20/lieu-iv-flirt-anonyme/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Sep 2006 01:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Au détour d&#8217;une intersection où s&#8217;entrecroisaient et s&#8217;entrechoquaient des tas de gens pressés, au milieu de cette circulation humaine incertaine, nos corps se sont heurtés. Quand j&#8217;ai levé la tête pour lancer un regard méchant et outré au grossier personnage qui osait ainsi me brusquer, j&#8217;ai vu un visage presque angélique, des cheveux tout fous, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Au détour d&#8217;une intersection où s&#8217;entrecroisaient et s&#8217;entrechoquaient des tas de gens pressés, au milieu de cette circulation humaine incertaine, nos corps se sont heurtés. Quand j&#8217;ai levé la tête pour lancer un regard méchant et outré au grossier personnage qui osait ainsi me brusquer, j&#8217;ai vu un visage presque angélique, des cheveux tout fous, un regard qui n&#8217;osait pas soutenir le mien, une timidité rougissante, quelque chose qui ressemblait à une excuse dans le fond de l&#8217;oeil. Et, surtout, du désir. Beaucoup de désir. Un grand débordement de désir.</p>
<p>J&#8217;ai posé les doigts sur ton bras, celui qui s&#8217;était avancé pour retenir ma peut-être chute suite à notre collision. J&#8217;ai laissé mes doigts glisser sur ton avant-bras jusqu&#8217;à la paume de ta main, puis jusqu&#8217;au bout de tes doigts. Et j&#8217;ai repris ma route, en te reluquant par-dessus mon épaule, t&#8217;invitant du regard, du sourcil haussé coquinement, à oser la poursuite.</p>
<p>Tu as osé. Tu m&#8217;as suivie. Après deux ou trois coups d&#8217;oeil, j&#8217;ai cessé de vérifier. Je te savais là, ton désir surpassant ta timidité, faisant fi du caractère incongru, étrange, bizarre de la situation. Je suis devenu félin, tu t&#8217;es transformé, tant bien que mal, en chasseur.</p>
<p>Pour que le jeu en vaille la peine, j&#8217;ai feint de te perdre, de te semer, de disparaître. Ton instinct de chasseur s&#8217;est affiné. Tu m&#8217;as traquée avec plus d&#8217;ardeur, plus d&#8217;agilité, plus de force. J&#8217;ai eu envie d&#8217;uriner au ras des murs pour que tu puisses me filer à l&#8217;odeur.</p>
<p>Je me suis faufilée dans une ruelle. Comme dans un film de suspense, je me suis adossée au mur afin de m&#8217;y confondre. Comme dans un film de suspense, tu es passé devant moi en trombe. J&#8217;ai chopé au passage la ceinture de ton pantalon. Je t&#8217;ai plaqué contre moi et je t&#8217;ai embrassé brutalement. Alors que tu ouvrais la bouche pour énoncer quelque chose, j&#8217;ai posé la main sur tes lèvres pour les tenir coites. J&#8217;ai appuyé très fort pour que tu t&#8217;agenouilles. J&#8217;ai relevé ma jupe, posé un pied sur  ton épaule et t&#8217;ai regardé avec insistance. </p>
<p>Tu as posé ta bouche sur ma chatte, tes mains sur mes hanches. Tu m&#8217;as léchée, pourléchée, mordillée, embrassée, mangée, dévorée comme si ta survie en dépendait. J&#8217;ai retenu cris et hurlements, j&#8217;ai enfoncé mes ongles dans ta peau. J&#8217;ai joui dans le silence et dans l&#8217;anonymat de cet espace impromptu. </p>
<p>J&#8217;ai pris ta nuque dans ma main et j&#8217;ai posé un baiser chaste sur ton front. Merci. Et je suis partie. Sans me retourner.</p>
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		<title>Lieu III : Colocation</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Aug 2006 17:47:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous avons chacune ramené un amant pour la nuit. Nous avons beaucoup picolé, nous sommes très sérieusement pompettes. Nos amants sont passablement pas mal éméchés aussi. Ça rigole et ça chancelle et ça chambranle de partout.
Une fois entrée, j&#8217;opte sans grande clarté d&#8217;esprit pour la première porte à gauche. C&#8217;est une bonne idée, c&#8217;est ma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous avons chacune ramené un amant pour la nuit. Nous avons beaucoup picolé, nous sommes très sérieusement pompettes. Nos amants sont passablement pas mal éméchés aussi. Ça rigole et ça chancelle et ça chambranle de partout.</p>
<p>Une fois entrée, j&#8217;opte sans grande clarté d&#8217;esprit pour la première porte à gauche. C&#8217;est une bonne idée, c&#8217;est ma chambre. L&#8217;autre de mon duo à moi fait de même. Nous nous affalons sur mon lit. Il me semble que le duo de ma colocataire opte pour la première porte à droite : le salon.</p>
<p>Les câlins et les bisous m&#8217;enivrent encore plus que l&#8217;alcool. Je suis totalement excitée mais bonne à rien. Le membre tumescent de mon amant du moment m&#8217;indique qu&#8217;il est lui aussi complètement allumé, mais la façon dont son corps choit sur le mien me confirme que son handicap éthylique est au moins aussi important que le mien. On finit par se marrer comme des cons, parce qu&#8217;il n&#8217;y a rien d&#8217;autre à faire entre notre désir de l&#8217;autre et notre incapacité à l&#8217;assouvir.</p>
<p>Quand nos voix finissent par se calmer, un cantique terriblement sexy parvient à nos oreilles. Respirations saccadées, « oh » et « ah » sonores, « mmmmmmmmmmmmmmmm » languissants, série de « oui » en crescendo : les deux autres sont en pleine action, à quelques mètres de nous, de l&#8217;autre côté du couloir. Provocation.</p>
<p>Mon amant tend le cou pour se rincer l&#8217;oeil. Je me joins à lui et nous formons une sculpture humaine instable, moitié sur le lit, moitié dans le vide. Bien entendu, nous finissons par tomber par terre. Esclaffade générale dans tout l&#8217;appartement.</p>
<p>Tant bien que mal, j&#8217;entame une ascension de mon lit. Alors que la moitié de mon corps y est, mon amant s&#8217;étend de tout son long sur moi et sa bite trouve ma chatte. Pendant un bon moment, nous restons là, sans bouger, à simplement savourer le doux plaisir de nos corps emmêlés. La première, je bouge. Très lentement j&#8217;approche mon bassin du sien et très lentement je l&#8217;éloigne. Inertie momentanée. Puis il bouge. Très lentement il entre son membre au fond de moi et très lentement il se retire presque complètement. Nous nous la jouons relax, comme ça, une fois moi, une fois lui, nos mouvements réduits à leur plus simple expression. Mon orgasme arrive comme une éruption volcanique&#160;: de petites secousses sismiques me traversent à intervalles irréguliers, suivies d&#8217;un long tremblement qui s&#8217;intensifie à n&#8217;en plus finir et d&#8217;une explosion de magma spectaculaire.</p>
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		<item>
		<title>Lieu II : Clair de lune</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2006/08/16/lieu-ii-clair-de-lune/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Aug 2006 20:34:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[lieu]]></category>

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		<description><![CDATA[Une plage. Une plage que peu de gens fréquentent. Ou une plage à ce moment de la nuit où plus personne ne la fréquente vraiment. Un peu d&#8217;intimité, quoi. Peut-être un feu. Parce que sa lumière dessine de jolis traits, sans trop les définir. Parce que ses flammes réchauffent juste pas tout à fait assez [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Une plage. Une plage que peu de gens fréquentent. Ou une plage à ce moment de la nuit où plus personne ne la fréquente vraiment. Un peu d&#8217;intimité, quoi. Peut-être un feu. Parce que sa lumière dessine de jolis traits, sans trop les définir. Parce que ses flammes réchauffent juste pas tout à fait assez et qu&#8217;on peut réclamer de la chaleur humaine en surplus. </p>
<p>Des envies de faire l&#8217;adolescente. D&#8217;embrasser l&#8217;autre, de se laisser embrasser, toute la nuit, et de rentrer au bercail avec ce désir fou, inassouvi, dans le bas du ventre. Des envies de hurler à la lune, de faire la louve. Des envies de faire l&#8217;amour, qu&#8217;on retient, parce qu&#8217;on est frileuse et que la température ne se fait pas généreuse cette nuit-là.</p>
<p>Des envies de lui tailler une pipe. Parce qu&#8217;il fait trop froid pour le reste. Parce que je me sens adolescente. Parce que le sable est confortable. Parce qu&#8217;il y a la pleine lune bien haut dans le ciel et qu&#8217;elle se reflète dans la baie. Parce qu&#8217;il est là et qu&#8217;il est lui. Charmant, mignon, sexy. Appétissant.</p>
<p>Sa bite dans ma bouche est douce et tendre. Goûteuse. Chaude. Mielleuse. Son ventre, où reposent mes mains, est tout cela aussi. J&#8217;aime sentir son membre entre mes joues, le long de mon palais, au fond de ma gorge. J&#8217;aime ressentir son désir et son plaisir aux tressaillements, tressautements et frissons qui parcourent sa verge et son ventre.</p>
<p>Quand il éjacule, son foutre va se déposer sur son ventre. Rivière improbable d&#8217;un blanc nuit opalin, étonnant. D&#8217;une beauté exquise, unique. Peut-être parce qu&#8217;elle me rappelle l&#8217;incroyable reflet de la lune, derrière moi, sur la baie, et que je me sens vraiment comme une adolescente.</p>
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		<title>Lieu I</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Aug 2006 00:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;adore les chambres de motels. Pas les motels simili chics où se retrouvent les nouveaux mariés au budget ou à l&#8217;esprit étroits. Pas les motels pseudo grandioses qui ont la prétention de l&#8217;hôtel ou de l&#8217;autel. J&#8217;aime les vrais motels, ces endroits crades qu&#8217;on croise sur les grandes routes. Les verres stérilisés et emballés. Le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>J&#8217;adore les chambres de motels. Pas les motels simili chics où se retrouvent les nouveaux mariés au budget ou à l&#8217;esprit étroits. Pas les motels pseudo grandioses qui ont la prétention de l&#8217;hôtel ou de l&#8217;autel. J&#8217;aime les vrais motels, ces endroits crades qu&#8217;on croise sur les grandes routes. Les verres stérilisés et emballés. Le morceau de papier qui entrave la lunette de la toilette et qui prétend nous faire croire à une propreté absolue qui nous est personnellement destinée. Les serviettes de bain toujours trop petites, toujours trop minces, mais impeccablement pliées et rangées. Les dessus de lit fait du même tissu bêtement fleuri que les rideaux qui couvrent une fenêtre qui donne sur la voiture qu&#8217;on a stationnée devant. Les sachets de café instantané. J&#8217;aime ces lieux asceptisés, anonymes, fades.</p>
<p>Ils donnent envie d&#8217;y baiser sans contrainte, sans tabou, sans limite. De gueuler, de beugler, de braire à toute heure du jour ou de la nuit, sans se soucier du vieux couple qui dort d&#8217;un côté et de la famille qui séjourne temporairement de l&#8217;autre. De regarder de mauvais films pornos et de se laisser prendre au jeu du désir pas de classe. D&#8217;utiliser toutes les surfaces disponibles pour y poser son cul, son dos, son ventre, ses jambes, sa tête. De répandre cyprine et sperme au gré des inspirations. D&#8217;énoncer le vicieux, le cochon, le salace, le licencieux, le grivois, l&#8217;obscène. De faire des stripteases sur le mode du quétaine avec de la musique kitsch et cliché. <i>You can keep your hat on&#8230;</i></p>
<p>J&#8217;adore les chambres de motels. Leur caractère générique en font des lieux où tout est possible, même le plus crade.</p>
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