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	<title>victoria w &#124; victoria welby &#187; pinpon</title>
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	<description>Journal érotique. Parfois réaliste, parfois fictif, parfois fantasmatique.</description>
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		<title>Officier</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Oct 2009 01:59:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le type est derrière son kiosque à l&#8217;autre extrémité de la salle. À première vue, il n&#8217;a rien d&#8217;attirant. Vraiment. Rien. Même qu&#8217;il porte l&#8217;uniforme militaire. Ce qui, normalement, me rebuterait.
Mais mon regard insiste et retourne se poser sur le personnage. Il cause avec des gens mais, régulièrement, il jette un coup d&#8217;oeil dans ma [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le type est derrière son kiosque à l&#8217;autre extrémité de la salle. À première vue, il n&#8217;a rien d&#8217;attirant. Vraiment. Rien. Même qu&#8217;il porte l&#8217;uniforme militaire. Ce qui, normalement, me rebuterait.</p>
<p>Mais mon regard insiste et retourne se poser sur le personnage. Il cause avec des gens mais, régulièrement, il jette un coup d&#8217;oeil dans ma direction.</p>
<p>Dans ses yeux, il y a un désir à la fois brut et candide. Sans médiation. Sans flafla. Pas de scénario, pas d&#8217;attentes. Juste du désir. Pur et dur.</p>
<p>Ça s&#8217;installe dans mes tripes, dans mon bas-ventre, sans passer par mon cerveau ou par ma conscience. J&#8217;ai envie de ce type. Ici. Maintenant.</p>
<p><span id="more-664"></span>Les gens me posent des questions. Je réponds tant bien que mal. Je penche la tête pour apercevoir son profil au dessus de leurs épaules. Les jeux de regard, entre lui et moi, sont de plus en plus intenses. Et je mouille ma culotte comme ce n&#8217;est pas permis.</p>
<p>Pendant que je raconte les mérites littéraires de telle auteure, je prépare mon approche. Je me glisserai derrière lui, collerai ma bouche contre son oreille. Je lui donnerai l&#8217;adresse de l&#8217;hôtel et le numéro de la chambre. Avec, comme consigne, de ne pas dire un mot. Pas un. Ceci est une histoire de cul. Par essence purement charnelle, lubrique. sexuelle.</p>
<p>Après avoir remballé ma marchandise, je m&#8217;apprête à mettre mon plan à exécution. Mais son kiosque est désert. Ses collègues et lui ont déjà quitté. Intense frustration. Très, très intense frustration.</p>
<p>Dans la voiture, en route vers Montréal, je cultive ma capacité d&#8217;abnégation. Peine perdue. Les images du militaire ont envahi mon imaginaire et refuse de le quitter.</p>
<p>Arrivée à Montréal, j&#8217;appelle la seule personne qui puisse calmer mon corps et mon esprit.</p>
<p>— Pinpon.</p>
<p>— Victoria?</p>
<p>— Un uniforme militaire, tu as?</p>
<p>— Euh, oui.</p>
<p>— Je t&#8217;attends.</p>
<p>— Tant que ça?</p>
<p>— Tant que ça.</p>
<p>— Des demandes particulières?</p>
<p>— Tu ne dis pas un mot. Tu as envie de moi. Follement. Diablement. Infiniment. Tes yeux ne quittent pas les miens. Pas une seule seconde. Ceci est purement charnel, animal.</p>
<p>Je peux presque l&#8217;entendre sourire au téléphone. Il raccroche sans dire un mot de plus.</p>
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		<title>Brunch</title>
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		<pubDate>Sun, 23 Nov 2008 15:44:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Pinpon a expressément demandé à me voir ce matin. Il semble qu&#8217;il a une histoire inédite à me raconter.
— J&#8217;ai rêvé de toi l&#8217;autre nuit.
— Vraiment?
— Vraiment. C&#8217;était chaud, très chaud.
— Raconte.
Je pose mes coudes sur la table, mon menton dans les paumes de mes mains, attentive. Je lève parfois un sourcil, incrédule, ou je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pinpon a expressément demandé à me voir ce matin. Il semble qu&#8217;il a une histoire inédite à me raconter.</p>
<p>— J&#8217;ai rêvé de toi l&#8217;autre nuit.</p>
<p>— Vraiment?</p>
<p>— Vraiment. C&#8217;était chaud, très chaud.</p>
<p>— Raconte.</p>
<p>Je pose mes coudes sur la table, mon menton dans les paumes de mes mains, attentive. Je lève parfois un sourcil, incrédule, ou je souris, espiègle, je fais des «ah» et des «oh», étonnée, charmée. Pinpon en rajoute. Sa version des faits est pas mal plus pimentée que la mienne. Qui sait ce qui se passait dans sa tête pendant que je m&#8217;occupais de son corps?</p>
<p><span id="more-534"></span>— C&#8217;est un très charmant rêve que tu as fait, Pinpon.</p>
<p>Un grand sourire s&#8217;affiche sur son visage.</p>
<p>Pendant son récit, j&#8217;ai eu le temps de terminer mon déjeuner.</p>
<p>— Je dois y aller.</p>
<p>Je me lève, me penche pour l&#8217;embrasser, pose discrètement le double de sa clef et le condom avec son foutre dedans sur la table.</p>
<p>Il place ses mains devant son visage, comme un gamin surpris la main dans le sac de friandises. Je me glisse tout près de son oreille.</p>
<p>— Tu m&#8217;en dois une.</p>
<p>— Ce que tu veux, quand tu veux.</p>
<p>— J&#8217;en prends bonne note.</p>
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		<title>Silence! On rêve</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Nov 2008 04:49:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je demande à la copine qui conduit de s&#8217;arrêter. Je vérifie que les lumières sont éteintes chez Pinpon.
— Je vous quitte ici. C&#8217;était vraiment une très chouette soirée!
Les copines ont des points d&#8217;interrogation dans les yeux.
— Pinpon.
Les copines échangent des sourires entendus. On se fait la bise.
Dès que l&#8217;ascenseur me dépose à l&#8217;étage de Pinpon, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je demande à la copine qui conduit de s&#8217;arrêter. Je vérifie que les lumières sont éteintes chez Pinpon.</p>
<p>— Je vous quitte ici. C&#8217;était vraiment une très chouette soirée!</p>
<p>Les copines ont des points d&#8217;interrogation dans les yeux.</p>
<p>— Pinpon.</p>
<p>Les copines échangent des sourires entendus. On se fait la bise.</p>
<p>Dès que l&#8217;ascenseur me dépose à l&#8217;étage de Pinpon, j&#8217;enlève mes chaussures. Sur la pointe des pieds, je me faufile jusqu&#8217;à sa porte d&#8217;entrée, que j&#8217;essaie de faire grincer le moins possible en l&#8217;ouvrant.</p>
<p>Je dépose tout mon barda, vêtements inclus, à côté de la porte.</p>
<p>Arrivée au lit de Pinpon, je me glisse doucement sous les draps et les couvertures. J&#8217;attends quelques minutes, question de m&#8217;assurer que ma présence ne le réveille pas.</p>
<p>J&#8217;approche doucement une main de son corps. Je laisse mes doigts glisser le long de son flanc. Je sens les tressaillements de son épiderme.</p>
<p><span id="more-532"></span>Je laisse la paume de ma main explorer une plus large partie de son territoire corporel. J&#8217;y vais doucement, je veux éviter de le réveiller.</p>
<p>Je me rapproche de lui et embrasse son épaule, son cou, sa nuque. Je glisse une main vers ses couilles, je les effleure, les presse doucement. Je remonte un doigt le long de son vit. Sa verge commence à bander, la peau de son prépuce se replie, exposant son gland. Je glisse lentement ma paume sur le bout de celui-ci, laisse mes doigts gambader autour.</p>
<p>D&#8217;une main, je m&#8217;occupe de sa bite; de l&#8217;autre, je m&#8217;occupe de ma chatte. Je colle ma paume fermement contre mon pubis, je serre et je désserre les doigts. Mon index se replie sur lui-même et cajole mon clitoris, mon majeur longe mes nymphes, s&#8217;insère dans mon con.</p>
<p>Je suis sur le point de jouir. Pinpon aussi. Sa respiration se fait plus saccadée, ses muscles se sont raidis, sa verge est traversée de secousses. J&#8217;arrête tout. Je colle mon corps contre le sien et j&#8217;harmonise ma respiration à la sienne. Je laisse quelques minutes passer.</p>
<p>Dans le tiroir de la table de chevet, je prends un condom. Je l&#8217;enfile à Pinpon. Je me glisse subrepticement sur lui, j&#8217;enfile sa verge dans ma chatte. J&#8217;ai envie d&#8217;une baise orgiaque, de cris, de grognements, de feulements, de mouvements violents. Je me retiens. Très délicatement, je me glisse le long de sa bite. Je l&#8217;enserre doucement en moi.</p>
<p>La première fois que je jouis, j&#8217;arrive à retenir mes cris. La deuxième fois, un glapissement m&#8217;échappe. Je me penche et mord l&#8217;oreiller de toute la force dont ma mâchoire est capable.</p>
<p>Quelques minutes plus tard, le corps de Pinpon se raidit, son bassin se cambre, ses mains empoignent les draps. Il jouit.</p>
<p>Je garde nos corps imbriqués un moment. Puis je me retire doucement. Je récupère le condom.</p>
<p>Je replace les draps et les couvertures. J&#8217;embrasse le front de Pinpon. Et je me tire comme une voleuse.</p>
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		<title>La petite fille aux allumettes</title>
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		<pubDate>Fri, 21 Nov 2008 20:07:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes étendus sur le lit de Pinpon. On regarde, par la tabatière, le ciel s&#8217;ennuager. Ça doit bien faire deux heures que nous sommes là, à écouter du Michael Galasso en boucle, à ne pas dire grand-chose et à se câliner sans trop y faire attention.
— Victoria?
— Pinpon?
— Tu as déjà rêvé qu&#8217;on te [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes étendus sur le lit de Pinpon. On regarde, par la tabatière, le ciel s&#8217;ennuager. Ça doit bien faire deux heures que nous sommes là, à écouter du Michael Galasso en boucle, à ne pas dire grand-chose et à se câliner sans trop y faire attention.</p>
<p>— Victoria?</p>
<p>— Pinpon?</p>
<p>— Tu as déjà rêvé qu&#8217;on te faisait l&#8217;amour pendant que tu roupillais?</p>
<p>— Je ne discute mes rêves qu&#8217;en présence de mon avocate.</p>
<p>— Je suis sérieux.</p>
<p>— Moi aussi. Tu causes rêve-rêve ou rêve-fantasme?</p>
<p>— Fantasme.</p>
<p>— Le genre que tu aimerais voir réaliser ou le genre qui alimente ton imaginaire mais bousillerait ton réel?</p>
<p>— Tu décides.</p>
<p><span id="more-528"></span>Ses câlins ne sont plus du tout «sans trop y faire attention».</p>
<p>Je roule sur moi-même et glisse mon corps sur le sien. Mon bassin, pressé contre le sien, dessine des cercles. Sa bite est dure, vibrante sous moi. Ses mains remontent agilement le long de mon dos, se posent dans ma nuque. Je glisse une main entre nos pubis, empoigne sa verge fermement. Pinpon laisse échapper un soupir que je soupçonne être de contentement extrême ou de désir ardent. Il ferme les yeux.</p>
<p>Je me relève sur mes mains et mes genoux, je me penche pour l&#8217;embrasser luxurieusement.</p>
<p>— Je dois y aller. Soirée de copines.</p>
<p>Pinpon fait de gros yeux.</p>
<p>— Allumeuse, va.</p>
<p>— Déformation professionnelle.</p>
<p>Je pose un baiser tendre sur son front et je me tire. En prenant le double de sa clef dans le tiroir de son bureau.</p>
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		<title>Foutu castor</title>
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		<pubDate>Fri, 14 Nov 2008 13:59:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Pour la ixième fois en très peu de temps, je suis au bord de l&#8217;orgasme et ça se transforme en précipice: le foutu vibrateur cesse toute activité. Il n&#8217;est pas complètement foutu, il s&#8217;est juste éteint. Comme ça. Comme il le fait chaque fois que mes muscles se resserrent plus fortement autour de lui.
C&#8217;est une [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour la ixième fois en très peu de temps, je suis au bord de l&#8217;orgasme et ça se transforme en précipice: le foutu vibrateur cesse toute activité. Il n&#8217;est pas complètement foutu, il s&#8217;est juste éteint. Comme ça. Comme il le fait chaque fois que mes muscles se resserrent plus fortement autour de lui.</p>
<p>C&#8217;est une chose au design plutôt intéressant. Une partie oblongue qui fait office de bite. Son extrémité se cambre et tourne sur elle-même. Des billes sont en rotation près du gland. Une autre extrémité — généralement en forme de lapin, mais dans le cas de mon vibrateur, c&#8217;est un castor — stimule le clitoris et connaît divers modes de vibration. Plutôt chouette. Tant que ça fonctionne.</p>
<p>Le téléphone fait entendre sa sonnerie. Je décroche, découragée.</p>
<p><span id="more-525"></span>— Victoria.</p>
<p>— Pinpon!</p>
<p>— Ça va?</p>
<p>— Ça irait mieux si le foutu castor cessait de faire des siennes.</p>
<p>— Toujours aussi obstiné, l&#8217;animal?</p>
<p>— Je jure de ne plus jamais acheté de foutus jouets à piles. Fini. «F», «I», fi, «N», «I», ni. Fini. Désormais, je veux des cordons électriques.</p>
<p>— Tu n&#8217;auras plus qu&#8217;à craindre les pannes de courant.</p>
<p>— Foutu castor.</p>
<p>— Tu veux un coup de main? Je peux être chez toi dans dix minutes.</p>
<p>— Vouiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Zone érgonène IX</title>
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		<pubDate>Thu, 06 Nov 2008 17:10:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[béla]]></category>
		<category><![CDATA[couguar]]></category>
		<category><![CDATA[le torpilleur]]></category>
		<category><![CDATA[pinpon]]></category>
		<category><![CDATA[zone érogène]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.
Je m&#8217;accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L&#8217;expérience millénaire de Béla (millénaire, c&#8217;est un peu [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.</p>
<p>Je m&#8217;accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L&#8217;expérience millénaire de Béla (millénaire, c&#8217;est un peu exagéré, j&#8217;avoue, mais ça sonne plus joli que bicentenaire, ce qui serait la stricte vérité — la littéraire que je suis préfère la sonorité à la signification absolue, à la référence rigoureuse). Sa langue experte, agile, leste. Sa bouche vorace, avide. La sensation à la fois exquise et étrange de ses crocs sur ma peau. Mmmmmmmmmmmmmmmm&#8230;</p>
<p>Je pense à Pinpon. Pinpon qui est partant pour tous les projets ludiques et lubriques, même les plus fous. Pinpon à l&#8217;imagination débordante et chatoyante. Les mains de Pinpon sur mon corps. Ses doigts le long de mes nymphes, de mes grandes lèvres. Les doigts, la main, le poing de Pinpon dans mon con. Mmmmmmmmmmm&#8230;</p>
<p><span id="more-464"></span>Pendant un moment, j&#8217;ai envie de l&#8217;insolence, de la fatuité du Torpilleur. Sa façon d&#8217;avancer vers moi, bite en avant et bien dressée, comme si son désir à lui était suffisant pour justifier ma participation aux ébats. Oumf.</p>
<p>Réminiscences du wapiti. Sa naïveté charmante, ses maladresses à la fois cocasses et touchantes. Sa détermination brusque mais rutilante. Son regard de biche égarée qui se transforme en regard de gamin exalté quand je lui dis comment imbriquer son corps avec le mien, quand il découvre comment cet enlacement fait vibrer ma chatte autour de sa verge et l&#8217;amène au septième ciel. Soupir.</p>
<p>J&#8217;ai même une pensée nostalgique pour Hirohito, cet amant improbable de mon dernier été new-yorkais. Ma topographie personnelle de New York est à jamais marquée par nos baises déclinées en mille et un lieux de la ville.</p>
<p>J&#8217;entrevois le profil de mon mec en train de lire dans le salon. Je bénie sa patience, son indulgence, son empathie. Voilà des semaines, des mois, qu&#8217;il pose son corps près du mien presque tous les soirs et se contente de me prendre dans ses bras et de poser un baiser dans ma nuque, toujours aussi amoureux.</p>
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		<title>Épreuve de tournage</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jun 2008 16:20:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je passe la soirée avec Pinpon. On regarde les rushs de notre soirée film porno amateur. Il tourne la tête vers moi:
— Alors?
Dans l&#8217;une des prises de vue, mon épaule, qui monte et descend, apparaît dans le coin inférieur droit du cadre. On entend bien ma respiration saccadée, les mmmmmmm de Pinpon, mais on ne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je passe la soirée avec Pinpon. On regarde les rushs de notre soirée film porno amateur. Il tourne la tête vers moi:</p>
<p>— Alors?</p>
<p>Dans l&#8217;une des prises de vue, mon épaule, qui monte et descend, apparaît dans le coin inférieur droit du cadre. On entend bien ma respiration saccadée, les mmmmmmm de Pinpon, mais on ne voit pas mon corps dressé glorieusement et jouissivement sur le sien.</p>
<p>Dans une autre prise de vue, les muscles de l&#8217;avant-bras de Pinpon sont férocement bandés. Il manque les images de sa main fermement posée sur ma hanche, de ma bouche béante, muette de plaisir de désir et d&#8217;envie.</p>
<p><span id="more-449"></span>La troisième prise de vue est étonnante. La bande sonore est à couper le souffle. Je jouis en staccatos aigus. Pendant que je reprends bruyamment mon souffle, Pinpon commence à murmurer des choses à peine compréhensibles. Ses mots laissent place à des voyelles et à des consonnes désarticulées, de moins en moins murmurées. Il beugle son orgasme pendant trois bonnes minutes. L&#8217;image: une enveloppe de condom déchirée et vidée de son contenu traîne sur le lit. Nous sommes hors champ, quelque part sur le plancher, loin des lentilles de caméra.</p>
<p>— Un peu abstrait à mon goût.</p>
<p>— C&#8217;est vrai que la cinématographie de notre projet laisse un peu à désirer&#8230;</p>
<p>— Un peu? C&#8217;est un navet.</p>
<p>— Va falloir recommencer.</p>
<p>— Il va définitivement falloir recommencer. Tu as toujours le matos pour filmer?</p>
<p>— Non, mais on peut pratiquer les scènes tout de suite, maintenant, aujourd&#8217;hui.</p>
<p>— On peut définitivement faire ça.</p>
<p>— On tournera de nouveau le week-end prochain.</p>
<p>Ma main a déjà défait le bouton de sa ceinture et s&#8217;est introduite dans son pantalon.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Scénario manquant</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2008/05/18/scenario-manquant/</link>
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		<pubDate>Sun, 18 May 2008 19:00:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je cogne à la porte de Pinpon. Il ouvre, couvre mes yeux avec une main et m&#8217;entraîne au milieu de son loft. Il pose des tonnes de bisous coquins sur ma nuque, puis enlève sa main. J&#8217;ouvre les yeux.
Il y a, un peu partout, des dizaines de caméras, des dizaines de micros et des projecteurs. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je cogne à la porte de Pinpon. Il ouvre, couvre mes yeux avec une main et m&#8217;entraîne au milieu de son loft. Il pose des tonnes de bisous coquins sur ma nuque, puis enlève sa main. J&#8217;ouvre les yeux.</p>
<p>Il y a, un peu partout, des dizaines de caméras, des dizaines de micros et des projecteurs. Je ne comprends pas. Je me tourne vers Pinpon, qui affiche un gigantesque sourire. Manifestement, il est fier de lui.</p>
<p>— C&#8217;est quoi ce bataclan?</p>
<p>— Du matériel de cinéma.</p>
<p>— Je vois bien. Mais pourquoi?</p>
<p>— Pour faire de la porno.</p>
<p>— Tu change de carrière, tu deviens cinéaste?</p>
<p>— Non, on va faire de la porno amateur, toi et moi.</p>
<p>— Vraiment?</p>
<p>— Vraiment.</p>
<p>— Et ça te vient d&#8217;où, cette idée?</p>
<p>— Tu m&#8217;as dit que tous les films pornos finissaient par t&#8217;éteindre.</p>
<p>— Oui.</p>
<p>— Eh bien, ce soir, on tourne le film porno qui t&#8217;allumera. Tu décides de tout.</p>
<p><span id="more-444"></span>J&#8217;écaquille les yeux. Stupéfaite, je suis.</p>
<p>Pinpon rigole de plus belle, m&#8217;embrasse.</p>
<p>Je suis toujours interloquée. Je tourne sur moi-même et je zieute le matériel, les lieux, les possibilités. L&#8217;écrivaine en moi s&#8217;inquiète du récit, du déroulement des actions, des ambiances à créer, des dialogues à inventer, des situations à définir, des personnages à construire. La non-cinéaste en moi s&#8217;inquiète de tous ces matériaux — sons, musiques, images en mouvement, éclairages, actrice, acteur, etc. — que je ne sais pas manier.</p>
<p>Pinpon devine mon désarroi.</p>
<p>— Oh, Welby, du calme! On ne vise pas une Palme d&#8217;or, ni un Oscar. Respire. On se laisse aller, on improvise.</p>
<p>— Mais&#8230;</p>
<p>— Non, pas de «mais».</p>
<p>Il attrape mon sac, le pose sur un fauteuil. Il s&#8217;approche de moi, déboutonne mon manteau. Il pose ses lèvres sur les miennes, ses mains sur mes hanches. Ses doigts glissent vers la chute de mes reins.</p>
<p>Je me détends un peu. J&#8217;arrive à faire taire l&#8217;écrivaine et la non-cinéaste en moi. Mon désir, mon envie s&#8217;éveille. Doucement mais sûrement. Puis ardemment.</p>
<p>J&#8217;oublie la bataclan, je ferme les yeux, je ne pense qu&#8217;à Pinpon, à son corps, ses mains, ses lèvres, son cul, sa bite, ses cuisses, sa nuque, ses cheveux, ses lobes d&#8217;oreille. Ma chatte mouille, mes orteils se recroquevillent gentiment.</p>
<p>J&#8217;attrape la ceinture du jeans de Pinpon et j&#8217;attire son bassin vers le mien. Je pose mes mains sur son postérieur et colle nos bassins l&#8217;un contre l&#8217;autre, violemment. Je susurre à son oreille.</p>
<p>— Je vais t&#8217;embraser jusqu&#8217;à ce que ton membre soit prêt à faire éclater la fermeture de ton pantalon. Tu va me supplier de te prendre en moi, de t&#8217;aimer lascivement. Je continuerai de te caresser, et tu comprendras que ton excitation, jusqu&#8217;à ce moment-là, n&#8217;était qu&#8217;une infime partie du désir que tu peux éprouver pour moi.</p>
<p>Pinpon place deux mains fermes autour de mes cuisses, me soulève de terre. J&#8217;enlace mes jambes autour de sa taille, je pose mes mains de chaque côté de son visage. Je souris. Je balance tranquillement mon bassin de gauche à droite, de droite à gauche. Je sens sa bite ferme, dure, vibrante. J&#8217;ai follement envie de cet homme.</p>
<p>Les caméras enregistrent nos mouvements, nos gestes, nos regards; les micros, nos feulements, nos chuchotement, nos glapissements.</p>
<p>J&#8217;ai mille tableaux en tête et je veux tous les mettre en scène.</p>
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		<title>Invitation</title>
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		<pubDate>Fri, 16 May 2008 21:03:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Pinpon m&#8217;a laissé un message. Il m&#8217;invite chez lui ce week-end. Pour une soirée et une nuit particulières. Ce sont ses mots.
Ça fait des semaines que je n&#8217;ai pas vu Pinpon. Que je n&#8217;ai vu personne, en fait, prise que j&#8217;étais dans mes nombreux projets.
Le message de Pinpon a rallumé ma libido, un peu éteinte [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pinpon m&#8217;a laissé un message. Il m&#8217;invite chez lui ce week-end. Pour une soirée et une nuit particulières. Ce sont ses mots.</p>
<p>Ça fait des semaines que je n&#8217;ai pas vu Pinpon. Que je n&#8217;ai vu personne, en fait, prise que j&#8217;étais dans mes nombreux projets.</p>
<p>Le message de Pinpon a rallumé ma libido, un peu éteinte vu lesdits nombreux projets dans lesquels j&#8217;étais prise.</p>
<p>Je me caresse en essayant d&#8217;imaginer ce que cette soirée et cette nuit auront de particulier&#8230; en sachant que Pinpon me suprendra nécessairement, c&#8217;est dans sa nature d&#8217;amant parfait.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les héros de mon enfance</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Jan 2008 01:07:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je cogne à la porte de Pinpon. Il ouvre. Je souris. Il lève un sourcil. Nous n&#8217;avions pas rendez-vous. Je précise.
— Je m&#8217;ennuyais.
— Welby, tu t&#8217;ennuyais de moi ou tu t&#8217;ennuyais tout court?
— Ça fait une différence?
— C&#8217;est toujours charmant de se savoir désiré.
— Alors je m&#8217;ennuyais terriblement de toi, et un peu tout court. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je cogne à la porte de Pinpon. Il ouvre. Je souris. Il lève un sourcil. Nous n&#8217;avions pas rendez-vous. Je précise.</p>
<p>— Je m&#8217;ennuyais.</p>
<p>— Welby, tu t&#8217;ennuyais de moi ou tu t&#8217;ennuyais tout court?</p>
<p>— Ça fait une différence?</p>
<p>— C&#8217;est toujours charmant de se savoir désiré.</p>
<p>— Alors je m&#8217;ennuyais terriblement de toi, et un peu tout court. ;-)</p>
<p>— Allez, entre!</p>
<p>— Tu étais occupé?</p>
<p>— Pas vraiment. Je regardais un film.</p>
<p>— Lequel?</p>
<p>— Un manga porno japonais.</p>
<p>— Curieuse, je suis. On regarde ensemble?</p>
<p>— Avec plaisir.</p>
<p>À l&#8217;écran, des personnages qui ressemblent drôlement à ceux des samedis matins de ma petite enfance. De grands yeux vibrants, des petits nez retroussés, des bouches fines et délicates. Un des personnages ressemble à Elisa, la méchante dans <em>Candy</em>. Je me souviens des copines qui fantasmaient sur Anthony. Moi, je préférais le ténébreux et balafré Albator. Ai toujours eu un faible pour les mauvais garçons. Je me perds dans des rêveries nostalgiques.</p>
<p>Quand je reviens à la réalité, le film en est au générique, Pinpon se branle. Il me jette un regard.</p>
<p>— Ça ne t&#8217;allume pas?</p>
<p>— La porno, ça m&#8217;allume toujours physiologiquement à un moment ou à un autre. Mais les clichés du genre — gros seins, gros pénis, pubis et corps complètement glabres, le foutre dans la figure, etc. — finissent nécessairement, et plus souvent qu&#8217;autrement rapidement, par m&#8217;éteindre.</p>
<p>Pinpon jouit. Puis me regarde, souriant.</p>
<p>— Va falloir remédier au problème.</p>
<p>— Remédier au problème? Pinpon, des films pornos, j&#8217;en ai vu des tonnes. Pas un n&#8217;a réussi à retenir mon attention et mon excitation plus de quelques minutes. Des films tels que <em>A Room with a View</em> et <em>Conversation(s) with Other Women</em> éveillent en moi plus de désir que n&#8217;importe quel film XXX.</p>
<p>— Je vais trouver quelque chose, compte sur moi.</p>
<p>Pinpon, il va falloir que tu te lèves de bonne heure&#8230;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Chantier</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/11/24/chantier/</link>
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		<pubDate>Sat, 24 Nov 2007 15:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Avec Pinpon, on passe devant la caserne 30, sa caserne, qui est en rénovation. Il me suprend à soupirer en regardant le chantier. Il sourit avec un air entendu.
— Pas beaucoup de pompiers sexy en ce moment à la caserne.
Je le regarde, explique ma nostalgie.
— En fait, j&#8217;ai un faible pour certains gars de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Pinpon, on passe devant la caserne 30, sa caserne, qui est en rénovation. Il me suprend à soupirer en regardant le chantier. Il sourit avec un air entendu.</p>
<p>— Pas beaucoup de pompiers sexy en ce moment à la caserne.</p>
<p>Je le regarde, explique ma nostalgie.</p>
<p>— En fait, j&#8217;ai un faible pour certains gars de la construction. Ceux que j&#8217;ai fréquentés, plus ou moins brièvement, ont été d&#8217;excellents amants. Vraiment. Et puis le jeans délabré, le t-shirt sale, les bottes et le casque sur un corps musclé et suintant au soleil, c&#8217;est drôlement sexy. Le problème, entre ces types et moi, c&#8217;est que je décroche dès qu&#8217;on se met à discuter. Suis une intello finie, il n&#8217;y a rien à faire.</p>
<p>Pinpon me dépose à la maison et va travailler à sa caserne temporaire.</p>
<p>Au début de la soirée, il passe un coup de fil.</p>
<p>— Tu as envie de me voir plus tard?</p>
<p>— Avec plaisir.</p>
<p>— J&#8217;y serai vers 11 heures.</p>
<p>Quand j&#8217;ouvre la porte à Pinpon, il enlève tout de suite son manteau d&#8217;hiver. Il porte un t-shirt blanc maculé, un vieux jeans troué et des bottes d&#8217;un beige sale. Il sort de son sac un casque de construction à la propreté douteuse et le pose sur sa tête. Il a poussé l&#8217;authenticité jusqu&#8217;à accrocher une ceinture à outils — avec les outils s&#8217;il vous plaît! — à ses hanches.</p>
<p>Je suis charmée, bien entendu. Je pose mon doigt sur une des taches de sueur de son chandail.</p>
<p>— Authentique aussi?</p>
<p>— Je suis allé au gym.</p>
<p>— Avec le casque, le t-shirt, les jeans et les bottes?</p>
<p>— Welby, tout pour te plaire, tu le sais bien.</p>
<p>Il me lance un clin d&#8217;oeil tout à fait coquin.</p>
<p>J&#8217;empoigne la ceinture, attire Pinpon vers moi et presse sa bite à travers le denim de son pantalon. Tout en l&#8217;embrassant et en le caressant, je le pousse vers le divan. Je l&#8217;y assois, enlève juste ce qu&#8217;il faut de vêtements et d&#8217;accessoires pour qu&#8217;on puisse copuler joyeusement.</p>
<p>Quand nous sommes repus tous les deux, il referme sa braguette, remet sa ceinture, son manteau, m&#8217;embrasse lascivement et s&#8217;en va sans dire un mot.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pari</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/08/04/pari/</link>
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		<pubDate>Sat, 04 Aug 2007 14:01:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Pinpon se tient debout devant moi, vêtu seulement de son jeans et de ses bas. Quelques gouttes de sueur perlent à ses tempes et sur son torse. Il s&#8217;est défoncé. Je le savais bon effeuilleur, mais là, il a fait monter les enchères. J&#8217;ai vachement envie de lui, mais je veux faire durer le plaisir.
Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pinpon se tient debout devant moi, vêtu seulement de son jeans et de ses bas. Quelques gouttes de sueur perlent à ses tempes et sur son torse. Il s&#8217;est défoncé. Je le savais <a href="http://victoriawelby.ca/victoria_w/2006/12/19/caserne-30/">bon effeuilleur</a>, mais là, il a fait monter les enchères. J&#8217;ai vachement envie de lui, mais je veux faire durer le plaisir.</p>
<p>Il me regarde avec un sourire malicieux.</p>
<p>— Alors, maintenant?</p>
<p>— Le pantalon.</p>
<p>— Welby, tu ne vas pas m&#8217;infliger d&#8217;être complètement nu à l&#8217;exception de mes bas tout de même&#8230;</p>
<p>Je réfléchis.</p>
<p>Nous avons parié sur une partie de Scrabble. Jusqu&#8217;à la toute dernière minute, il gagnait, mais j&#8217;ai vidé mes lettres au complet et ai touché deux cases compte triple. Et vlan. ;-)</p>
<p>— Le pantalon, définitivement.</p>
<p>— Welby!</p>
<p>Il a pris beaucoup de plaisir à se déshabiller pour moi. Bon, c&#8217;est vrai, j&#8217;y ai pris beaucoup de plaisir aussi. Mais tout de même.</p>
<p>— Pinpon, une défaite, ça vient avec de l&#8217;humiliation. Compte-toi chanceux que je m&#8217;en tienne aux bas.</p>
<p>— Quitte ou double, alors?</p>
<p>— Pinpon, tu n&#8217;as plus assez de vêtements sur toi pour doubler la mise.</p>
<p>— On fait monter les enchères autrement, alors.</p>
<p>Je réfléchis de nouveau.</p>
<p>— Allez, Welby!</p>
<p>— D&#8217;accord. Si je gagne de nouveau, tu fais ton spectacle sur le balcon de la caserne.</p>
<p>— T&#8217;es dure.</p>
<p>Je souris.</p>
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		<title>Histoire</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/07/27/histoire/</link>
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		<pubDate>Fri, 27 Jul 2007 14:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis dans son lit. J&#8217;ai les yeux fermés, mais je ne dors pas. Pinpon se glisse entre les couvertures. Je l&#8217;entends qui ouvre un livre.
— Raconte-moi une histoire.
— C&#8217;est une BD.
— Oh! Ne fais pas le prosaïque avec moi, je te connais mieux que ça. Raconte-moi une BD, alors&#8230;
J&#8217;ouvre un oeil. Il me regarde, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis dans son lit. J&#8217;ai les yeux fermés, mais je ne dors pas. Pinpon se glisse entre les couvertures. Je l&#8217;entends qui ouvre un livre.</p>
<p>— Raconte-moi une histoire.</p>
<p>— C&#8217;est une <a href="http://www.bdcul.com/index.php?post=44" class="broken_link" >BD</a>.</p>
<p>— Oh! Ne fais pas le prosaïque avec moi, je te connais mieux que ça. Raconte-moi une BD, alors&#8230;</p>
<p>J&#8217;ouvre un oeil. Il me regarde, me sourit coquinement, repose les yeux sur son album.</p>
<p>— C&#8217;est une reine rose bonbon pulpeuse et blasée aux mamelons violacés. Elle veut jouir avec la langue.</p>
<p>— Un classique.</p>
<p>— Non, pas cette langue-là, l&#8217;autre, le verbe.</p>
<p>Je l&#8217;aime déjà un peu plus, cette reine rose bonbon pulpeuse et blasée aux mamelons violacés.</p>
<p>— Son serviteur, une petite chose verte et verruqueuse, l&#8217;emmène voir un de leurs prisonniers, un certain Karl Marx. Elle demande au prisonnier une histoire. Il la fait coucher dans un tas de merde, je cite, «&#160;comme une minable petite ouvrière qui s&#8217;écroule à la fin de sa journée de labeur!&#160;» Il lui cause alors d&#8217;économie politique.</p>
<p>— Jusqu&#8217;à présent, c&#8217;est pas très sexy.</p>
<p>— Attends la suite.</p>
<p>Je souris, patiente. Il reprend sa lecture.</p>
<p>— Les mots de Marx ne tiennent pas dans le phylactère, ils débordent à gauche et à droite, sans qu&#8217;on en voit la suite ou le début. Le phylactère se déforme, s&#8217;approche de la reine, toujours gros de trop de mots, de trop de phrases. La reine fait «&#160;mmm&#160;»&#8230;</p>
<p>Décidément, je l&#8217;aime bien, cette reine. Je pose mes mains sur mon corps, les laisse traîner paresseusement à gauche et à droite, ferme les yeux.</p>
<p>— &#8230; dans la même case, le phylactère a vaguement forme humaine et sa grosse bite bandée, avec les mots «&#160;tant qu&#8217;elle reste utilisable&#160;» écrit dedans, se presse contre le sein gauche de la reine.</p>
<p>Ma main droite trace un «&#160;t&#160;» sur mon sein gauche, puis un «&#160;a&#160;»,  elle trace le «&#160;n&#160;» sur mon flanc&#8230; ma main droite traîne autour de ma chatte, langoureusement.</p>
<p>— La main du phylactère marxiste caresse le sein gauche de la reine, ses lèvres pleines de discours révolutionnaires embrasse la bouche monarchique.</p>
<p>Mon con est terriblement encypriné. Je glisse un doigt à l&#8217;intérieur, puis un autre. Ma main droite continue à tracer des lettres sur mon corps, oubliant le sens à donner aux mots et se concentrant sur la sensualité de la chose. Mmm.</p>
<p>— Un membre débordant de mots analytiques et critiques s&#8217;enfonce dans le sexe royal. La reine jouit.</p>
<p>Je ne jouis pas, mais je suis drôlement allumée. Terriblement, même.</p>
<p>— La reine et Marx échangent des insultes prolétaires et royales. Fin.</p>
<p>Je sais qu&#8217;il sourit et me regarde. Je me caresse toujours. </p>
<p>— Inspirant?</p>
<p>— Mmmmmmmmmmmmmmmmoui. Le côté scato, un peu moins, mais le phylactère-amant, totalement!</p>
<p>— Câlins?</p>
<p>— Définitivement.</p>
<p>Je sors un condom du tiroir de la commode, le tends à Pinpon. Je m&#8217;installe à plat ventre. Pinpon me rejoint, s&#8217;installe derrière. J&#8217;adore sentir la masse de son corps peser sur moi. Des mains, il relève un peu mes hanches, s&#8217;introduit en moi gentiment. Il ne bouge presque pas. C&#8217;est bon. Du bout des doigts, il écrit des mots sur mes bras. Je n&#8217;arrive pas à en faire sens. M&#8217;en fous. La seule chose qui m&#8217;intéresse, présentement, c&#8217;est sa présence enivrante en moi.</p>
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		<title>Souper surprise</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/07/06/souper-surprise/</link>
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		<pubDate>Fri, 06 Jul 2007 16:57:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je suis au resto japonais avec des collègues. Nous sommes dans un de ces salons qui se veulent privés, mais qui n&#8217;est séparé de l&#8217;autre salon que par un paroi de verre, en partie dépoli par des motifs d&#8217;oiseaux et de fleurs, et qui nous sépare de nos voisines, voisins qu&#8217;à hauteur des yeux. Je [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je suis au resto japonais avec des collègues. Nous sommes dans un de ces salons qui se veulent privés, mais qui n&#8217;est séparé de l&#8217;autre salon que par un paroi de verre, en partie dépoli par des motifs d&#8217;oiseaux et de fleurs, et qui nous sépare de nos voisines, voisins qu&#8217;à hauteur des yeux. Je reconnais, au travers des motifs et aux voix, des collègues de Pinpon, mais pas Pinpon lui-même. Ça doit être ce repas auquel je ne pouvais pas l&#8217;accompagner, ayant moi-même rendez-vous avec mes propres collègues.</p>
<p>Nous discutons énergiquement de ce projet que nous voulons mettre en place. Les voix s&#8217;élèvent, grognent presque, chacune, chacun ayant une idée bien précise du comment nous devrions mener la chose.</p>
<p>Une main se pose sur ma cuisse. Mon étonnement ne dure qu&#8217;une fraction de seconde. Cette main appartient à un corps qui se trouve de l&#8217;autre côté de la paroi, mais, à son contact, à son toucher, à sa force, je reconnais le propriétaire. Pinpon. Je souris, mes collègues ne remarquent rien.</p>
<p>La main de Pinpon glisse le long de ma jambe, relève une partie de ma jupe, taquine la peau tendre de l&#8217;intérieur de ma cuisse. Je me désintéresse de la conversation, j&#8217;opine de la tête à quelques occasions, question d&#8217;avoir l&#8217;air de suivre le débat, je me concentre sur les sashimis et makis qui ornent notre plat commun.</p>
<p>La main de Pinpon s&#8217;aventure plus loin, sur mes grandes lèvres, sur mes nymphes, sur mon clitoris. Je mouille comme une adolescente devant son chanteur préféré. La discussion se poursuit sans moi. Je me concentre sur les plaisirs de mon palais et de ma chatte.</p>
<p>Pinpon glisse son majeur à l&#8217;intérieur de mon con. Sa paume est bien à plat sur mon mont de Vénus, ses autres doigts agrippent mes nymphes. Très délicatement, il roule son doigt à l&#8217;intérieur de moi. Mmmmmmmmmmmmmm. </p>
<p>Il poursuit son manège jusqu&#8217;à ce que je vienne. Je jouis comme une gamine qui baise dans sa chambre, juste à côté de celle de ses parents endormis, qu&#8217;elle a peur de réveiller. </p>
<p>Pinpon laisse sa main en moi et sur moi pendant un bon moment après ma jouissance. Je vibre, je tremble, je suis électrique. Quand il retire sa main, je n&#8217;arrive pas à retenir un soupir de satisfaction intense. Qui interrompt la conversation animée de mes collègues. L&#8217;une d&#8217;elle me regarde avec un air coquin.</p>
<p>— Alors, il est bon, ce thon rouge?</p>
<p>— Orgasmique.</p>
<p>Quand nous quittons le restaurant, Pinpon est assis sur le capot de sa voiture, garée juste en face. Il se grille une clope; il m&#8217;attend. Je fais la bise à mes collègues, leur annonce que je ne rentre pas avec elles, eux, en métro. Je m&#8217;approche de Pinpon.</p>
<p>— Merci pour l&#8217;orgasme.</p>
<p>— Ça fait plaisir.</p>
<p>— Je te le rends?</p>
<p>— Vraiment? Maintenant?</p>
<p>— Vraiment. Ruelle? Maison? Voiture?</p>
<p>Il me prend par la main et m&#8217;attire vers le fond de la ruelle.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Récit</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Apr 2007 12:41:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le téléphone fait entendre sa sonnerie. Je regarde l&#8217;afficheur. J&#8217;ai envie de décrocher. Je regarde mon mec, qui est en train de lécher ma chatte, et lui fait signe que je vais répondre. Il sourit.
— Pinpon!
— Salut Welby. Je te dérange?
— Non. Je baise.
Un moment de silence. Puis Pinpon se met à rigoler. Un rire [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le téléphone fait entendre sa sonnerie. Je regarde l&#8217;afficheur. J&#8217;ai envie de décrocher. Je regarde mon mec, qui est en train de lécher ma chatte, et lui fait signe que je vais répondre. Il sourit.</p>
<p>— Pinpon!</p>
<p>— Salut Welby. Je te dérange?</p>
<p>— Non. Je baise.</p>
<p>Un moment de silence. Puis Pinpon se met à rigoler. Un rire volontaire, coquin, joueur. Pinpon est toujours partant pour une partie de plaisir, même au téléphone.</p>
<p>— Raconte&#8230;</p>
<p>— Je suis assise sur le divan, jambes bien ouvertes. Mon mec est agenouillé devant moi, la tête entre mes cuisses, les mains sur mes hanches, la bouche autour de mon clitoris. Sa langue va et vient à une vitesse folle sur mon clitoris et c&#8217;est vachement bon&#8230; mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm&#8230; Il me regarde tendrement et passionnément pendant qu&#8217;il me lèche. Ça m&#8217;allume comme c&#8217;est pas croyable. Je caresse sa tête et ses cheveux d&#8217;une main.</p>
<p>Je m&#8217;interromps quelques instants. Je gémis, je miaule, je mmmmmmm. Puis je reprends ma narration.</p>
<p>— Maintenant, il écarte délicatement mes nymphes et mes grandes lèvres avec ses doigts, et il souffle doucement sur mon clito, mon con. C&#8217;est rafraîchissant, ça me donne la chair de poule. Du bout de la langue, il lèche la cyprine sur ses lèvres et tout autour. Avec un doigt, il pénètre mon con. La paume de sa main fait délicieusement pression sur mon pubis. Ahhhhhhhhhhhhhhhh. Ohhhhhhhhhhh. Il pose des bisous sur mon ventre, insère un autre doigt, et encore un autre. Ses doigts pianotent mon intérieur. Staccato. Puis ils se posent fermement en moi, dans un mouvement sourd. Legato. C&#8217;est booooooooooooooooooooon.</p>
<p>Je ne sais plus que faire du combiné du téléphone. J&#8217;ai besoin, j&#8217;ai envie de mes deux mains.</p>
<p>— Attends, je te mets sur haut-parleur.</p>
<p>Dès que c&#8217;est fait, je prends la tête de mon mec à deux mains et je lui dis haut et fort à quel point j&#8217;ai envie de sa bite en moi. Maintenant. Tout de suite.</p>
<p>Il s&#8217;assoit sur le divan et me fait signe de m&#8217;installer.</p>
<p>— Pinpon, tu es toujours là?</p>
<p>— Bien sûr.</p>
<p>— D&#8217;accord. Il est assis sur le divan, son membre est bien dur et pointe au ciel. Je m&#8217;agenouille devant lui et je caresses ses chevilles, ses mollets, ses genoux, ses cuisses, ses hanches. Là, je vais prendre sa bite dans ma bouche, complètement, totalement, longuement.</p>
<p>Mon mec sourit et ne dit pas un mot. Il se détend, se fond dans le divan. Je mange sa queue comme si c&#8217;était mon dernier repas. Il laisse entendre des sons inarticulés, haletants, précipités. Je cesse tout mouvement, serre ma bouche très fort autour de sa bite, me retire lentement. En coda, je tourne la langue rapidement autour de son gland, puis le laisse à lui-même.</p>
<p>— Pinpon, je me relève et m&#8217;installe sur lui. Ma chatte est à quelques millimètres du bout de sa queue, que je tiens dans ma main. Je rapproche mon sexe du sien, caresse mon con avec son gland. On a tous les deux très envie l&#8217;un de l&#8217;autre. Son regard est vorace, invitant, sollicitant. Je patiente encore un peu. J&#8217;adore ce moment, quand je sais que son membre est sur le point de me pénétrer mais qu&#8217;il n&#8217;y est pas encore. Je diffère le plaisir, par pur jeu. Je laisse son gland traverser mes nymphes. Je m&#8217;empale amoureusement sur sa bite. Je ne bouge plus. C&#8217;est son bassin à lui qui initie le mouvement. Lent, profond, marin. À chaque coup de reins qu&#8217;il donne, sa bite se durcit un peu plus. Je vais jouir.</p>
<p>Un coloc m&#8217;a dit un jour qu&#8217;il pouvait noter les performances de mes amants en fonction des sons et bruits qui parvenaient jusqu&#8217;à lui à travers murs et portes. L&#8217;épreuve du gueuloir, qu&#8217;il disait. Mon mec aurait eu une excellente note.</p>
<p>— Ma jouissance a été enlevante, Pinpon. Je chois sur mon mec, qui, lui, n&#8217;est pas encore venu. Il me serre dans ses bras et me laisse me reposer, mais poursuit ses coups de reins. Plus intenses, plus forts, plus rythmés. Il va venir dans quelques instants. Je sens sa bite gonflée à bloc, vibrante, insistante. Ça y est, son foutre chaud explose dans mes entrailles, il a le souffle coupé, son corps est complètement tendu, son étreinte se resserre autour de moi.</p>
<p>Je cesse mon discours. Le corps de mon mec, sous moi, s&#8217;est complètement détendu. Ses yeux sont fermés; ses lèvres, souriantes. Je l&#8217;embrasse tendrement, sur la bouche, les ailes du nez, les paupières, le front, dans le cou, derrière les oreilles. Ses mains parcourent tranquillement mon dos.</p>
<p>— Welby?</p>
<p>— Oui?</p>
<p>— Merci.</p>
<p>— Plaisir.</p>
<p>— Dis?</p>
<p>— Oui?</p>
<p>— J&#8217;avais envie de te voir, ce soir.</p>
<p>Je regarde mon mec, qui ouvre les yeux.</p>
<p>— Va, j&#8217;ai un tas de corrections à faire, ce soir.</p>
<p>— Pinpon, je te rejoins chez toi?</p>
<p>— Okay. Vers 20 heures.</p>
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		<title>Femme à barbe (suite possible)</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Mar 2007 23:08:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Nous sommes dans la voiture et, bien sûr, je suis au volant. Je regarde Pinpon.
— Chez toi, chez moi?
— Chez moi. J&#8217;ai une surprise pour toi.
Pour les surprises de Pinpon, je suis toujours partante. Direction chez Pinpon, donc.
Pinpon habite un immense loft. Sur le plancher de bois franc, ses talons font de jolis sons. Il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes dans la voiture et, bien sûr, je suis au volant. Je regarde Pinpon.</p>
<p>— Chez toi, chez moi?</p>
<p>— Chez moi. J&#8217;ai une surprise pour toi.</p>
<p>Pour les surprises de Pinpon, je suis toujours partante. Direction chez Pinpon, donc.</p>
<p>Pinpon habite un immense loft. Sur le plancher de bois franc, ses talons font de jolis sons. Il prend mon feutre, l&#8217;enfile coquinement sur sa tête, attrape ma main et m&#8217;emmène vers le lit. Il tourne autour de moi en laissant ses mains caresser mon corps au hasard de ses mouvements. Il défait ma ceinture, puis ma braguette, et descend mon pantalon jusqu&#8217;à mes chevilles, embrassant mon ventre, mes hanches, mes cuisses au passage. De l&#8217;armoire, il sort une boîte. De la boîte, il sort un godemiché, un harnais en cuir et une bouteille de lubrifiant. Il passe le godemiché dans le trou pratiqué à l&#8217;avant du harnais, attache ce dernier autour de mes hanches et de mes cuisses. Pinpon grimpe sur le lit, dos à moi mais me regardant. Clin d&#8217;oeil et spectacle. Aux rythmes d&#8217;une lascive musique muette, il danse.</p>
<p>Je rigole gentiment. Je retrouve l&#8217;effeuilleur qui m&#8217;a charmée aux abords de la caserne 30. Et il est drôlement sexy. Je lui fait signe de s&#8217;approcher du bord du lit. La main sur son mollet, je soulève délicatement sa jambe pour enlever sa chaussure. Il prend appuie sur mon épaule et se laisse faire. Je défais les pinces des jarretelles qui retiennent son bas de soie, j&#8217;enlève le bas. Je retire aussi le soulier et le bas de l&#8217;autre jambe. Puis sa culotte. Je remonte sa jupe jusqu&#8217;à ses hanches et je pose ses mains dessus pour qu&#8217;elles la retiennent. Je caresse ses cuisses, ses fesses, son entrejambe. J&#8217;y pose des baisers, parfois légers, parfois fermes, parfois narquois. Il bande mais j&#8217;évite sa queue. Je me concentre sur l&#8217;espace qui se trouve entre la base de son membre et son cul. J&#8217;y pose la langue, fermement, doucement, frémissante, caressante, aguichante. Pinpon prend ma tête entre ses mains et tourne mon visage vers le sien.</p>
<p>— Maintenant.</p>
<p>Je lui tends la main et l&#8217;invite à descendre du lit. Je l&#8217;installe face à la commode et je me place derrière lui. D&#8217;une main, je retiens sa hanche, de l&#8217;autre, j&#8217;invite son torse à se poser contre le dessus de la commode. J&#8217;enduis le godemiché et son cul de lubrifiant. Du bout du pouce, je caresse son anus. Mon autre main parcourt le bas de son dos, ses fesses, ses flancs. Pinpon pose sa main sur ma main.</p>
<p>— Mets ton doigt à l&#8217;intérieur de moi.</p>
<p>J&#8217;insère mon pouce dans son cul, doucement, tranquillement. Les muscles de ses fesses se contractent et se détendent à un rythme qui va s&#8217;accélérant. J&#8217;adapte mon mouvement au rythme des siens. Je me penche pour lécher son dos de bas en haut. J&#8217;accote mon menton aux creux de ses omoplates et je lui chuchote&#160;:</p>
<p>— Je te prends?</p>
<p>Il hoche la tête vigoureusement.</p>
<p>Je positionne le godemiché et je m&#8217;accroche aux hanches de Pinpon. Très lentement, je le pénètre. Quand je suis complètement à l&#8217;intérieur, je me penche et colle mon torse au dos de Pinpon. Je passe une main sous son ventre, descend, positionne mes doigts juste après la base de ses couilles. J&#8217;entame un va-et-vient subtil et je caresse son périnée. Je m&#8217;assure que la manoeuvre est appréciée&#160;:</p>
<p>— Ça va?</p>
<p>— Définitivement.</p>
<p>D&#8217;un ton ronronnant. Je continue jusqu&#8217;à ce que Pinpon se mette à crier n&#8217;importe quoi au sujet de sa mère et de n&#8217;importe qui. Je me redresse et j&#8217;y vais à fond de train en m&#8217;accrochant à ses hanches. Les sons qui sortent de la bouche de Pinpon n&#8217;ont plus rien à voir avec le langage courant. Il vient en beuglant comme un déchaîné.</p>
<p>Je reste en lui et repose mon torse contre son dos.</p>
<p>— Tu es vraiment sexy quand tu jouis comme ça.</p>
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		<title>Femme à barbe</title>
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		<pubDate>Sat, 10 Mar 2007 20:12:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Ça sonne à la porte. J&#8217;ouvre à une femme que je ne connais pas. Elle est très belle. Me regarde. Un sourire espiègle prend forme sur son visage. Elle ne dit rien. Je lève les sourcils.
— Oui?
Elle rigole.
— C&#8217;est comme ça qu&#8217;on accueille ses amants, Welby?
Pinpon?
— Tu m&#8217;invites à entrer ou tu me laisses poireauter [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Ça sonne à la porte. J&#8217;ouvre à une femme que je ne connais pas. Elle est très belle. Me regarde. Un sourire espiègle prend forme sur son visage. Elle ne dit rien. Je lève les sourcils.</p>
<p>— Oui?</p>
<p>Elle rigole.</p>
<p>— C&#8217;est comme ça qu&#8217;on accueille ses amants, Welby?</p>
<p>Pinpon?</p>
<p>— Tu m&#8217;invites à entrer ou tu me laisses poireauter ici?</p>
<p>Définitivement Pinpon. Habillé en femme. En très belle femme.</p>
<p>— Entre.</p>
<p>Il s&#8217;installe dans un fauteuil.</p>
<p>— Je t&#8217;offre un verre?</p>
<p>— En fait, je voulais t&#8217;inviter à manger. Tu es libre?</p>
<p>Il a son air coquin des jours polissons. Je devrais bosser, mais je me sens l&#8217;âme ludique. J&#8217;accepte.</p>
<p>— Donne-moi quelques minutes, le temps de me changer.</p>
<p>Je ressors de la chambre fringuée à la Carmen Ramos dans <a href="http://imdb.com/title/tt0284491/"><span style="font-style: italic;">Sin noticias de Dios</span></a>, feutre en plus. Pinpon est enchanté.</p>
<p>— Ça te va à ravir, l&#8217;androgynie.</p>
<p>En guise de réponse, je glisse un doigt sur le rebord de mon chapeau et ma langue le long de ma lèvre supérieure.</p>
<p>Au restaurant, le maître d&#8217;hôtel qui nous assigne un table est impassible. Mais les clientes, clients et le reste du personnel nous lancent des regards médusés. Très rapidement, on fait fi de leur existence. On parle de tout et de rien, on rigole, on refait le monde.</p>
<p>Quand le serveur se pointe à notre table, je commande pour nous deux. Il prend les menus avec un air hautain et tire sa révérence sans un mot et sans un sourire. Nos voisins, voisines de table chuchotent en nous regardant et en nous pointant presque du doigt. On s&#8217;en tape. Pinpon pose un baiser sur le bout de ses doigts et le souffle dans ma direction.</p>
<p>— Alors, comment me séduirais-tu si tu étais vraiment ce que tu prétends être ce soir?</p>
<p>— Je proteste. De prétention, il n&#8217;y a pas. Ceci est une facette de ma personnalité, tu ne la connaissais juste pas avant ce soir, point.</p>
<p>Je goutte le vin que le serveur vient de verser dans le verre de Pinpon. J&#8217;opine de la tête. Le serveur emplit ma coupe, puis celle de Pinpon. Et s&#8217;en va, obstiné.</p>
<p>Pinpon  ne se régale pas de joutes verbales et logiques comme l&#8217;intello que je suis.</p>
<p>— Allez, oublie la formulation de la proposition et jette-toi à l&#8217;eau. Séduis-moi avec tout ce que tu as dans les tripes.</p>
<p>Je souris. Et accepte le défi. Je prends un canapé dans l&#8217;assiette qui a été posée entre nous deux, me penche au-dessus de la table, et l&#8217;approche des lèvres de Pinpon. Très délicatement, il prend une bouchée. Un morceau de foie gras demeure à la commissure de ses lèvres. Je prends ma serviette et l&#8217;essuie avec douceur. La deuxième fois, je recueille le foie gras sur le bout de mon majeur que je donne à lécher à Pinpon. Sa bouche reste collée à mon doigt bien plus longtemps que ne le justifie le morceau de foie gras. Il s&#8217;en donne à coeur joie. La fois suivante, je dépose ma serviette sur le coin de la table, je me lève, et je vais lécher le morceau de fois gras à la commissure des lèvres de Pinpon. Nos lèvres demeurent soudées bien plus longtemps que ne le justifie le morceau de foie gras. On s&#8217;en donne à coeur joie. Le serveur en profite pour déposer nos plats sur la table et s&#8217;en retourner subito presto.</p>
<p>Pinpon prend couteau et fourchette en mains et s&#8217;apprête à entamer son plat. Je l&#8217;interromps et l&#8217;enjoins, de la main, à reposer ses ustensiles sur la table. Il me regarde d&#8217;un air surpris. Je prends mes ustensiles, découpe une bouchée de son poisson, et la lui sert sur le bout de ma fourchette. Il me sert un regard foutrement sexy et attrape la bouchée du bout des lèvres. Pendant qu&#8217;il s&#8217;occupe de sa bouchée et qu&#8217;il me regarde avec avidité, je prends une bouchée  de mon plat à moi. Quand nous avons terminé tous les deux, je pointe un légume dans son assiette avec mon couteau et je lui lance un regard interrogateur. Il fait oui de la tête. Je pique le topinambour avec ma fourchette et le lui sert. Le jeu se poursuit jusqu&#8217;à ce que nos assiettes soient vides. Nous y prenons un malin plaisir.</p>
<p>Le serveur débarrasse nos assiettes et revient presque aussitôt avec notre dessert. La coupe de fruit est posée au centre de la table, entre Pinpon et moi. Je lance un clin d&#8217;oeil à mon amant-femme.</p>
<p>— À toi de me séduire, maintenant, imposteur.</p>
<p>Pinpon attrape une fraise entre ses doigts, la porte à sa bouche, la croque amoureusement, lentement, goulûment. Il prend son temps, me regarde intensément, langoureusement. Il pose l&#8217;autre moitié du fruit dans sa bouche, lèche son doigt, longuement.</p>
<p>Si nous étions dans un film, la caméra serait sous la table et sous la nappe, elle ferait un gros plan sur le pied de Pinpon, déchaussé, baladeur, avide, remontant le long de mon mollet et de ma cuisse, pour finalement se poser bien à plat dans mon entrejambe. Mais nous sommes dans un restaurant à la mode où les nappes sont une faute esthétique. Toute la clientèle peut apercevoir le pied de Pinpon introduit entre mes cuisses. Et le serveur, qui est venu reverser du vin dans nos verres, zieute avec un air horrifié les orteils de Pinpon qui appliquent une pression pas du tout subtile mais diablement envoûtante sur mon mont de Vénus.</p>
<p>Pinpon se lèche les doigts après avoir avalé la dernière fraise.</p>
<p>— On y va? J&#8217;ai rudement envie que tu me fasses l&#8217;amour.</p>
<p>J&#8217;indique au serveur de nous apporter l&#8217;addition. Quand c&#8217;est fait, comme un riche Texan pas de classe, je jette plusieurs billets sur la table, pose mon feutre sur ma tête, prends Pinpon par le bras et me dirige vers la sortie. Je chuchote à l&#8217;oreille de Pinpon.</p>
<p>— J&#8217;espère que tu ne bosses pas demain, la nuit ne sera pas assez longue pour étancher mon désir de toi, de ton corps, de ta bouche, de tes fesses, de tes cuisses, de ton dos, de ton odeur..</p>
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		<title>Cobaye</title>
		<link>http://victoriawelby.ca/victoria_w/2007/02/10/cobaye/</link>
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		<pubDate>Sat, 10 Feb 2007 22:46:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je délaisse mon écran d&#8217;ordinateur et réponds à la troisième sonnerie.
— Welby.
— Salut Welby.
Un ton coquin, moqueur, une voix rauque, sexy. C&#8217;est Pinpon. Une copine à lui est mal prise, elle a besoin d&#8217;un coup de main, il croit que je suis la personne toute désignée. Il me donne les détails de l&#8217;affaire. J&#8217;hésite un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je délaisse mon écran d&#8217;ordinateur et réponds à la troisième sonnerie.</p>
<p>— Welby.</p>
<p>— Salut Welby.</p>
<p>Un ton coquin, moqueur, une voix rauque, sexy. C&#8217;est Pinpon. Une copine à lui est mal prise, elle a besoin d&#8217;un coup de main, il croit que je suis la personne toute désignée. Il me donne les détails de l&#8217;affaire. J&#8217;hésite un instant.</p>
<p>— Je te le revaudrai, allez!</p>
<p>Bon, j&#8217;accepte.</p>
<p>— Passe me prendre à la maison, vers dix-huit heures. Maintenant, je te laisse, j&#8217;ai un tas de boulot à abattre avant la fin de la journée. Bisous.</p>
<p>À dix-huit heures tapantes, Pinpon est à la porte, une douzaine de lys blancs dans les mains.</p>
<p>— Charmant, merci.</p>
<p>Il m&#8217;embrasse sur la joue.</p>
<p>— Il faut y aller.</p>
<p>Je mets les fleurs dans un vase, j&#8217;attrape ma veste et je le suis. On prend sa bagnole.</p>
<p>Il stationne la voiture au pied d&#8217;une ancienne manufacture transformée en lofts et ateliers de tous genres. J&#8217;ai déjà tiré sur la poignée et mis un pied dehors quand il m&#8217;arrête.</p>
<p>— Attends&#8230;</p>
<p>D&#8217;une voix traînante. Mmmmmmmmmm.</p>
<p>Il se penche par-dessus moi, d&#8217;une main ferme, ramène ma jambe à l&#8217;intérieur de la voiture, referme la portière. Il soulève mon chandail et embrasse mon ventre; défait la braguette de mon jeans et pose sa main sur ma chatte. Je mets une main sur son dos, une autre dans ses cheveux, dépose mon crâne sur l&#8217;appuie-tête et laisse sa main de maître allumer mon sexe, sa bouche experte parcourir la peau de mon ventre. Diantre que c&#8217;est bon.</p>
<p>Quand je suis sur le point de jouir, il retire sa main, cesse ses baisers. Quand je me calme, il reprend tout. Plusieurs fois il m&#8217;amène à la limite de l&#8217;extase, mais cesse le manège avant que je ne vienne.</p>
<p>— C&#8217;est l&#8217;heure.</p>
<p>Diantre. Foutu temps qui ne sait pas s&#8217;arrêter&#8230;</p>
<p>Je le suis jusqu&#8217;au quatrième étage. Il cogne à une porte. Une femme entrouvre la porte, sort, referme derrière elle. Pinpon lui fait la bise. Elle me tend la main.</p>
<p>— Barbara, enchantée.</p>
<p>Je souris. Elle me demande si Pinpon m&#8217;a expliqué ce qu&#8217;on attendait de moi et, quand j&#8217;acquiesce, elle me donne les derniers détails. Elle ouvre la porte et nous entrons dans la salle.</p>
<p>Pinpon va s&#8217;asseoir près des fenêtres, au fond. Je me déshabille et m&#8217;allonge sur un futon posé à même le sol. Barbara s&#8217;agenouille à côté de moi. Elle enfile des gants chirurgicaux, met du lubrifiant sur ses gants et sur ma chatte. Beaucoup de lubrifiant. Je ferme les yeux. D&#8217;une voix sonore, elle énonce le pourquoi et le comment de chacun de ses gestes. Elle pose ses doigts entre mes jambes, caresse mon clitoris, écarte mes nymphes et mes grandes lèvres. Lentement, elle introduit un doigt dans mon con, puis deux, puis trois, et quatre, et finalement cinq. Elle tourne délicament la main jusqu&#8217;à ce que ses jointures aient disparues en moi. Elle s&#8217;assure constamment que l&#8217;expérience est plaisante pour moi, qu&#8217;elle ne va pas trop vite ou trop fort. Elle replie ses doigts et forme un poing avec sa main. Elle tourne, avance, recule son poing. Elle le détend, le retend. J&#8217;ai abandonné toute volonté de me retenir. Mon corps ondule, mes mains agrippent le tissu qui recouvre le futon, mes cris sont parfois gutturaux, parfois félins, parfois étouffés.</p>
<p>Barbara retire sa main de moi tout aussi délicatement qu&#8217;elle l&#8217;y a introduite. Je suis repue, laisse échapper un dernier soupir. Des applaudissements se font entendre. J&#8217;ouvre les yeux et regarde les hommes et les femmes qui se trouvent à ma gauche. Pendant un moment, j&#8217;ai réussi à oublier que Barbara animait, devant une bonne douzaine de personnes, un atelier sur le <i>fisting</i>, et que j&#8217;étais son cobaye de remplacement parce que sa copine a eu un empêchement de dernière minute. Je leur souris gentiment, mais mon regard se porte sur Pinpon, qui se trouve derrière elles et eux, et qui me regarde avec un air envieux et malicieux. Il bande comme un porc.</p>
<p>Barbara annonce la fin de l&#8217;atelier. Les élèves quittent la salle pendant que je me rhabille. Pinpon nous rejoint.</p>
<p>Barbara me regarde, regarde Pinpon et comprend tout de suite. Un sourire gigantesque traverse son visage.</p>
<p>— Je vous offrirai un verre une autre fois pour vous remercier.</p>
<p>Nous dévalons les escaliers quatre marches à la fois. Dans la voiture, j&#8217;enlève mon jeans et descend celui de Pinpon. J&#8217;ai envie de sa bite, en moi, profonde, chaude, vibrante. Je sors un condom de la poche de ma veste et le lui enfile. Puis je le chevauche. Sans ménagement. On jouit tous les deux en l&#8217;espace de trois minutes. Et on reste là, enlacés, jusqu&#8217;à ce qu&#8217;un piéton moqueur nous lance, en cognant à la fenêtre côté passager&#160;:</p>
<p>— Prenez-vous une chambre!</p>
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		<title>Pinpon</title>
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		<pubDate>Fri, 29 Dec 2006 00:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Le pompier-effeuilleur-improvisé de la caserne 30 m&#8217;a invitée à le rejoindre dans cette minuscule boîte de jazz. Je suis assise au bar et j&#8217;avale la dernière gorgée du verre de rouge que j&#8217;ai commandé il y a plus de vingt minutes. Pinpon est en retard. C&#8217;est pas très classe.
Le barman coupe la musique, quelques clientes, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le pompier-effeuilleur-improvisé de la caserne 30 m&#8217;a invitée à le rejoindre dans cette minuscule boîte de jazz. Je suis assise au bar et j&#8217;avale la dernière gorgée du verre de rouge que j&#8217;ai commandé il y a plus de vingt minutes. Pinpon est en retard. C&#8217;est pas très classe.</p>
<p>Le barman coupe la musique, quelques clientes, clients applaudissent. Le spectacle va commencer, et je me suis probablement fait poser un lapin. Qu&#8217;importe. Les premières notes qui résonnent annoncent un musicien talentueux. Je fais signe au barman pour commander un autre verre, il me répond d&#8217;un mouvement de la tête presque imperceptible. Je me retourne vers la scène. Enfin, vers ce coin de la pièce qui sert de scène et où trône un improbable piano à queue.</p>
<p>Le pianiste, en smoking, fait danser ses doigts sur les touches et me regarde avec un sourire malin et coquin. Pinpon est aussi jazzman, donc. Sexy. Je souris, pose mes coudes sur le bar, croise mes jambes, et laisse la musique m&#8217;envahir.</p>
<p>À l&#8217;entracte, plusieurs femmes réclament l&#8217;attention de Pinpon. Il cause avec elles mais son regard est sur moi. Avant de se remettre au piano, il vient me saluer et me faire la bise.</p>
<p>— Tu restes, c&#8217;est le dernier set?</p>
<p>Je souris et je commande un nouveau verre de rouge.</p>
<p>Il doit être deux heures de matin quand Pinpon annonce son dernier morceau.</p>
<p>— Pour Victoria.</p>
<p>Binettes déçues chez les groupies du jazzman. Sourire espiègle chez Victoria.</p>
<p>Et il entame un de ces airs de jazz langoureux qui donne envie de baiser même quand on s&#8217;offre la pire crise de migraine du siècle.</p>
<p>Le barman va voir les clientes et les clients une à une et un à un en leur indiquant, gentiment et cordialement mais fermement, la porte. Après quelques minutes, ne reste, dans le bar, que Pinpon, qui joue toujours aussi merveilleusement bien, moi et le barman. Ce dernier pose deux verres de rouge sur le zinc à côté de moi, enfile son manteau et s&#8217;en va.</p>
<p>Le pompier-effeuilleur-improvisé me fait signe de le rejoindre. J&#8217;attrape les deux rouges et me dirige vers la scène. Je pose les verres sur son instrument et m&#8217;assieds sur le banc, tout près de lui.</p>
<p>— Bien content que tu aies accepté l&#8217;invitation.</p>
<p>— Charmée que tu aies lancé l&#8217;invitation.</p>
<p>Il m&#8217;embrasse gentiment sur la joue. Je me faufile entre ses membres et m&#8217;assieds sur ses cuisses, face à lui. Les touches s&#8217;animent toujours sous ses doigts. Sa bouche cherche la mienne mais j&#8217;esquive. J&#8217;embrasse son cou, ses oreilles, son front, ses paupières, ses tempes.</p>
<p>— C&#8217;est pas une fausse note que je viens d&#8217;entendre, là?</p>
<p>— Je suis un tantinet déconcentré, je dois avouer.</p>
<p>— Vraiment?</p>
<p>Il me soulève, enlève mon pantalon et ma culotte, me dépose sur le piano. Ses mains écartent gentiment mes jambes. Sa bouche s&#8217;approche dangereusement de ma chatte. Ses cheveux effleurent la peau de mes cuisses. Avant que ses lèvres viennent goûter mes nymphes, ses mains retournent au clavier et reprennent le morceau là où il a été interrompu.</p>
<p>Pinpon mange et lèche ma chatte au rythme de sa musique. C&#8217;est drôlement excitant, foutrement bon. Son art traverse mon corps, l&#8217;envahit. Je jouis plusieurs fois, enchantée, médusée, complètement enivrée et charmée.</p>
<p>Je remets mes vêtements, prends place à côté de lui, sur le banc. Il joue encore. Il se penche un peu et pose un baiser sur ma joue. Ses lèvres sont encore mouillée de ma cyprine. Je souris.</p>
<p>— Dis, l&#8217;homme-orchestre, tu as d&#8217;autres talents cachés?</p>
<p>— Ça sera pour un prochain rendez-vous.</p>
<p>L&#8217;anticipation. Mon aphrodisiaque favori.</p>
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		<title>Caserne 30</title>
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		<pubDate>Tue, 19 Dec 2006 23:33:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Victoria Welby</dc:creator>
				<category><![CDATA[pinpon]]></category>

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		<description><![CDATA[Je passe devant la caserne où il y a la proportion la plus élevée de pompiers sexy à Montréal. Si, si, c&#8217;est vrai. Tout le monde le sait&#160;: l&#8217;ancienne caissière du resto de sushis, le voiturier du resto thaïlandais, les voisines de la caserne, les clients du sauna. Tout le monde. Vraiment. Très, très sexy, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je passe devant la caserne où il y a la proportion la plus élevée de pompiers sexy à Montréal. Si, si, c&#8217;est vrai. Tout le monde le sait&#160;: l&#8217;ancienne caissière du resto de sushis, le voiturier du resto thaïlandais, les voisines de la caserne, les clients du sauna. Tout le monde. Vraiment. Très, très sexy, les pompiers de la caserne du Mile-End.</p>
<p>Devant moi, sur le trottoir, tout juste de retour d&#8217;une mission, un pompier retire son pantalon. Enfin, le pantalon de son habit protecteur. Mais il le retire comme s&#8217;il était dans un numéro de cabaret. Il ne sait pas que je suis derrière lui. Son numéro vise clairement à faire rigoler ses collègues. Je m&#8217;arrête pour apprécier le spectacle. </p>
<p>Il termine son numéro déhanché, le pantalon ravalé aux chevilles, les mains au ciel. Ses potes rigolent comme des fous, mais je crois que c&#8217;est surtout à cause du public  incognito qui se trouve derrière l&#8217;artiste.</p>
<p>J&#8217;applaudis. Le pompier, comme un gamin pris la main dans le sac, resdescend les bras et remonte son pantalon brusquement. Quand il se retourne vers moi, c&#8217;est avec un visage rouge tomate et un air gêné. J&#8217;applaudis toujours. Et je souris. Il est drôlement mignon, l&#8217;effeuilleur improvisé.</p>
<p>Avant de poursuivre mon chemin, je dépose ma carte dans la main du pompier et je chuchote un compliment à son oreille.</p>
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