Zone érogène XII

7.06.2009, 20:49
catégorie: zone érogène

86358999_1651217cfdIl y a, au creux de son dos, juste au dessus de son postérieur, dans une moucheture charmante, une parcelle de longs poils dorés. Pelage fin aux effluves enivrantes. J’y pose la main, y glisse les doigts. Je l’effleure du bout du nez.

J’adore cette partie de son corps. Elle est d’une sensualité monstre. Vraiment.

Quand j’aperçois, au détour d’un mouvement, son pelage de fauve entre son chandail et son jeans, quand je glisse ma main au creux de son dos et que mes doigts s’emmèlent dans sa fourrure, je fonds. Presque littéralement.

Cheetah, une photo de darkman_visions.


Zone érogène XI

5.06.2009, 21:46
catégorie: zone érogène

Une moitié de mon dos est occupée par le poids de son torse. Sur l’autre moitié, il glisse délicatement ses doigts. Frissons exquis; oxymore corporel.


Zone érogène X

22.03.2009, 15:08
catégorie: zone érogène

Je suis seule, dans mon lit, un livre à la main. Un rayon de soleil vernal sur mon épaule.

Une envie de baiser, aussi soudaine qu’imprévue, m’assaille.

Je glisse une main vers ma chatte, introduit un doigt dans mon con mouillé, poursuit ma lecture.

Ça ne va pas.

J’ai envie d’un corps. D’un corps autre que le mien. Pas un corps en particulier. Un corps générique. De la chair, des os, du muscle, une bouche, des mains, un bassin.

Je pose le livre et m’étend sur le ventre, les deux mains entre mes cuisses.

L’imagination est à court. Les draps demeurent des draps; les oreillers, des oreillers. Je ferme les yeux.

J’ondoie, j’ondule, je me love. Rien à faire. Mon corps, ma tête réclament de la chair.

(suite…)


Zone érgonène IX

6.11.2008, 13:10
catégorie: béla, couguar, le torpilleur, pinpon, zone érogène

Mon désir, après des semaines, des mois de silence obstiné, têtu, douloureux, émerge tranquillement. Dans mon ventre, dans mes tripes, dans mon bas-ventre, dans ma tête, dans mon âme, dans ma conscience et mon inconscient, dans mes rêves.

Je m’accroche aux quelques souvenirs des récentes rencontres avec Béla. L’expérience millénaire de Béla (millénaire, c’est un peu exagéré, j’avoue, mais ça sonne plus joli que bicentenaire, ce qui serait la stricte vérité — la littéraire que je suis préfère la sonorité à la signification absolue, à la référence rigoureuse). Sa langue experte, agile, leste. Sa bouche vorace, avide. La sensation à la fois exquise et étrange de ses crocs sur ma peau. Mmmmmmmmmmmmmmmm…

Je pense à Pinpon. Pinpon qui est partant pour tous les projets ludiques et lubriques, même les plus fous. Pinpon à l’imagination débordante et chatoyante. Les mains de Pinpon sur mon corps. Ses doigts le long de mes nymphes, de mes grandes lèvres. Les doigts, la main, le poing de Pinpon dans mon con. Mmmmmmmmmmm…

(suite…)


Zone érogène VIII : Memoria

31.01.2008, 21:51
catégorie: zone érogène

J’arrive à jouir juste en pensant à lui, en me remémorant ces nombreux souvenirs frusquins… mes doigts qui glissent amoureusement sur son crâne… ses mains qui se resserrent fermement sur les miennes… nos lèvres qui s’emmêlent impétueusement… mon corps qui vibre contre le sien… nos bassins qui se rejoignent… ses bras autour de ma taille… sa bite dans mon con… la lenteur de nos mouvements… le rythme de nos souffles… la langueur du temps… la force du désir… oumf… mmmmmmmmm…


Zone érogène VII : Écran cathodique

30.12.2006, 16:17
catégorie: zone érogène

L’intellectuelle que je suis aime décrocher de sa vie devant la télé, en pyjama, avec un gigantesque bol de chips.

Il n’y a pas trente secondes, les deux personnages étaient en train de se foutre des baffes colossales et de se lancer des injures fracassantes. Après l’avoir projeté violemment contre un mur et en le tenant toujours par le collet, l’héroïne se met à embrasser fougueusement son adversaire. Je lève un sourcil intéressé.

L’adversaire, après quelques instants, la soulève de terre, traverse la pièce et, à son tour, la projette violemment contre un mur. Mais il ne l’embrasse pas. Il colle son visage dans sa nuque et, aux mouvements de son corps, on comprend très bien qu’il est en elle. Ma main s’immobilise à mi-chemin entre ma bouche et le bol de chips. J’aime quand la télé ose.

Leurs ébats brutaux se poursuivent de mur en mur, de charpente en charpente, de plancher en plancher. Les murs tombent. Littéralement. Les charpentes sont déplacées. Littéralement. Les planchers sont défoncés. Littéralement. Oumf.

Ma main se glisse dans la pantalon de mon pyjama et rejoint ma chatte trempée de cyprine. J’insère quatre doigts dans mon con et je presse mon pouce contre mon pubis. Jamais je n’aurais imaginé qu’une série américaine destinée à l’origine aux adolescentes puisse être aussi sexy. Triple oumf.


Zone érogène VI : Intemporalité

23.09.2006, 12:55
catégorie: zone érogène

Ces temps-ci, j’ai une furieuse envie d’intemporel. J’ai le goût d’un espace où les heures ne s’écoulent pas, où le rythme n’est pas scandé par les jours, les semaines, les saisons. Un lieu sans commencement et sans fin. Un interstice indéfini, indéterminé. J’ai soif d’une scène où seuls le désir, l’envie dictent les mouvements, les avancées, les pauses, les retraits, le souffle, la tempête. J’ai envie de nuits blanches de baisers, d’éternité de caresses, de mots d’amour qui n’en finissent plus de se réénoncer, de soupirs sans fin. Une abondance lubrique, un puit sans fond. Une étreinte qui débute avec l’aube et ne se termine pas au crépuscule. De mains qui parcourent le corps sans jamais se lasser, se fatiguer, s’épuiser. De regards que le sommeil ne perturbera pas. De jouissances qui ne sont pas le sommet d’une courbe. J’ai envie d’un temps impossible où durée et déroulement ne font pas partie de la donne.


Zone érogène V : Oumf

22.09.2006, 23:27
catégorie: zone érogène

Certains parlent de chimie, d’électricité, d’autres, de phéromones. Pour moi, c’est le oumf. Le oumf, c’est ce qui fait qu’on manque cette réunion hyper ultra importante pour baiser tout l’après-midi. Le oumf, c’est ce qui fait qu’on abandonne lâchement les copines pour passer du temps avec lui. Le oumf, c’est ce qui fait qu’on mouille ses bobettes juste parce qu’il nous regarde.

Le oumf se décline sous plusieurs formes. Ça peut être une croupe sur une moto (certains s’asseoient sur une moto, pas de oumf; d’autres chevauchent les motos, mmmmmmmmmmmmmm…). Un accent pervers dans le coin de l’oeil. Une façon asymétrique de se tenir debout, de s’accoter dans un cadre de porte. Un mot leste glissé à l’oreille dans un contexte formel. Une bouchée lascive arrachée à un fruit lors d’un dîner officiel. Une main posée un tantinet trop bas sur la hanche pour être innocemment amicale. L’incertitude d’un va-et-vient constant entre le je vais te prendre là maintenant sur la table de la cuisine et les bonnes manières.

Le coeur du oumf, sa nature profonde, c’est son côté gueule d’animal salivante devant une tranche de viande. Du gros désir. Pur et dur. Dru, rude, brut, primitif. Ce oumf, ce désir, il m’allume comme c’est pas permis.


Zone érogène IV : Entre la tête et les tripes

22.08.2006, 11:57
catégorie: zone érogène

Je ne l’ai pas vu depuis probablement huit ou dix ans. Un hasard électronique nous a réunis de nouveau. Et là, en fin de soirée, il est entré dans mon espace personnel. Dans mon espace très personnel. Nos corps ne sont qu’à quelques centimètres l’un de l’autre, face à face.

Mon regard est fuyant : ma tête et mon corps sont en grande discussion et les partis ne s’entendent pas vraiment. Mes tripes sont partantes. Dans leur vision, mes mains s’accrochent à sa ceinture et le plaquent contre mon corps. Les baisers commencent dans le cou mais deviennent très fous très vite et galopent partout. Le reste en encore flou, mais s’annonce drôlement sexy. Ma tête hésite (foutue tête…). C’est quelqu’un que j’aime bien, que j’apprécie bien, je ne sais ce qu’il veut, cherche, désire. Je veux éviter les quiproquos, les blessures, parce que je ne sais ce que je veux, cherche, désire. Je sais seulement que la compagnie et la proximité seraient les bienvenues, là, maintenant, et puis peut-être encore un autre jour, et un autre… Mes tripes pointent vers la chambre et le lit, enfin, vers tout ce qui pourrait recevoir gentiment deux corps en action; ma tête indique le bisou chaste sur la joue et les au revoir polis et réservés. La tête gagne (foutue tête…). Mes tripes prennent leur mal en patience, se disant qu’elles arriveront bien à convaincre la tête bientôt.

Quelques jours plus tard, il m’envoie un courriel dans lequel il met cartes sur table. Il m’explique qu’il a eu envie de m’embrasser toute la soirée (mon esprit tordu se demande s’il s’agit là d’un euphémisme?), mais qu’il n’a pas osé parce que il ne sait pas ce qu’il veut, cherche, désire, qu’il veut éviter… etc. Et il ajoute que si je manie la langue aussi bien que le verbe, il aurait vraiment dû m’embrasser.

Les tripes crient victoire et la tête se met à fantasmer…


Zone érogène III

19.08.2006, 14:16
catégorie: zone érogène

Elle me raconte sa dernière aventure (j’adore les histoires!). Elle me raconte surtout son initiation aux délices d’avoir son cul léché, embrassé, taquiné, cajolé, mangé par la bouche d’un amant.

Je lui avais raconté ma première fois à moi. Ma surprise et mon étonnement quand les bisous qu’on posait sur mon dos se sont déplacés vers mes fesses, entre mes fesses, puis sur mon anus. J’étais encore sous le choc quand sa langue est entrée en moi. Il ne m’a fallu que quelques secondes pour en revenir et me mettre à totalement apprécier l’expérience. Mes reins ont appris instinctivement et rapidement à se cambrer pour que mon postérieur puisse mieux recevoir ces attentions délicates et délicieuses.

Elle poursuit son histoire.

— Et j’ai pensé à toi pendant qu’il le faisait, à tout ce que tu m’avais raconté!

Morte de rire, je suis. Elle aussi. Je lui demande la permission de partager l’histoire. Sans problème, qu’elle me répond, je l’ai déjà raconté à plein de copines et je leur ai dit de penser à moi si ça leur arrivait!

À ce moment est né dans nos esprits un Cercle pour lequel je n’ai pas encore trouvé de nom (les suggestions sont les bienvenues!).


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