La vie trop souvent

De l’autre côté des tourniquets, un homme s’effondre tranquillement. Des gens près de lui tentent de l’aider. C’est un mastodonte, il doit être pesant. Plusieurs finissent par poursuivre leur chemin. Deux restent. Probablement des personnes qui le connaissent.

Le changeur de la station de métro ne semble pas se rendre compte de ce qui se passe à quelques mètres de lui. Je me pointe à son guichet, demande s’il peut appeler quelqu’un pour donner un coup de main à l’homme?

Il jette un oeil exaspéré. Puis il se met à râler. Le type est un itinérant. Il est entré dans le métro sans payer. Il est saoul. En d’autres mots: il ne mérite pas d’être aidé. Mais le changeur passe tout de même un coup de fil pour signaler la situation. Avec un ton complètement exaspéré.

Je quitte moi-même la scène. Attristée. Le changeur manque vachement d’empathie, que je me dis. En même temps, après mon intervention minimale, je me permets de m’en aller sans me poser trop de question sur l’intervention demandé par le changeur jugé sans-coeur.

Pour la énième fois, ce sentiment d’impuissance devant la violence et l’intolérance.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s