#dérive(s)

Photo des binettes de Victoria Welby, Benoit Bordeleau, Myriam Marcil Bergeron et Alice van der Klei, principales contributrices et contributeur à la Dérive

La joyeuse tribu: en haut et à l’envers: Victoria Welby, à gauche: Alice van der Klei; à droite: Benoit Bordeleau, en bas et à l’endroit: Myriam Marcil-Bergeron.

Entamé le 8 octobre 2010, La dérive est un chantier littéraire collectif auquel participent Victoria WelbyMyriam Marcil-BergeronBenoit Bordeleau, Alice van der Klei et… un nombre indéfini d’autres collaboratrices et collaborateurs. Le chantier respectait (ou pas) un certain nombre de règles et fonctionnait majoritairement sur le mode du troc d’éléments créatifs répartis dans différents sites Web. Une seule règle subsiste: avoir du plaisir.

En cours de route, des échanges papier (Dérive papier et Dérive papier II) de même que des échanges dans Twitter et dans Instagram se sont ajoutés au projet. Des photographies prises avec un appareil photo jetable, nommé «Black Box HCB», après avoir accompagné la Dérive papier, ont été numérisées et rendues disponibles en ligne.

En date du 2 janvier 2017, plusieurs sections ont été retirées de la circulation, dont des dérives sonores, des apartés ainsi qu’un pawn shop. Ce dernier était constitué d’éléments recyclés provenant d’autres contributions aux #dérive(s). À ce nombre d’éléments retirés s’ajoutent les «88 culs-de-sac» qui proposaient des contributions éphémères. Les lourdes contraintes associées à cette section l’avaient rendue moribonde.

Depuis, le projet suit un cours beaucoup plus libre. On y contribue encore dans Twitter,  Instagram et les sites des coconspiratrices et coconspirateurs qui y participent, mais les textes ne sont plus produits pour se répondre l’un, l’autre. Ils sont par contre toujours identifiés par l’étiquette «dérive» («#dérive» dans les réseaux sociaux).

À noter que la dérive telle que nous la pratiquons dans ce projet n’a rien à voir avec la navigation (maritime ou aérienne), l’artillerie, l’électricité, la biologie ou la politique. Elle emprunte plutôt (sans y adhérer pleinement) à la dérive selon Debord.

Dérives a été souligné par Eve-Andrée Lacombe dans «Flâner dans Montréal: portrait du projet Dérives». Il en va de même dans Culture numérique, le blogue de Marcello Vitali-Rosati, dans un billet intitulé «Faut-il se déconnecter? Moi, je vais en bateau…». Une réponse à ce dernier billet a été écrite par Isabelle Pariente-Butterlin, du blogue Aux bords des mondes: genres et écriture. En 2013, le projet a été présenté dans la galerie virtuelle de l’événement Chercher le texte et se trouve mentionné dans l’article de Marc Jahjah «Peut-on reconnaître la littérature numérique? (II) oeuvres et performances» dans le blogue Marginalia – Savoirs d’annotateurs. Au printemps 2016, #dérive(s) a été mis en performance — avec beaucoup de plaisir et un road trip en prime! — à la Maison de la littérature à Québec.